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16 mai 2013 4 16 /05 /mai /2013 17:21

 

 

 

 

Bangui, 16 mai 2013 (RJDH) – La crise en République centrafricaine a été au centre de la réunion du Conseil de sécurité de l’organisation des Nations unies (ONU), le mercredi 15 mai. Pendant cette rencontre, le Premier ministre centrafricain, Nicolas Tiangaye, a insisté sur l’aide de la  France pour le désarmement des éléments de la Séléka.

 

Selon les informations rapportées par le site internet de l’ONU, après avoir rendu hommage aux efforts et au soutien de l’ONU en République centrafricaine, Nicolas Tiangaye a exhorté le Conseil de sécurité à se saisir du dossier, de l’inscrire à son ordre du jour et que ce ne soit plus une crise oubliée, afin de mettre fin à cette situation qu’il juge « chaotique ».

 

« Nous demandons à la France, bénéficiant d’un mandat clair des Nations Unies, d’intervenir en procédant par la force au désarmement des éléments de la Séléka. Le peuple centrafricain qui souffre en ce moment des exactions de la Séléka, en a grandement besoin », a déclaré Nicolas Tiangaye.

 

Le chef du gouvernement centrafricain a également déploré l’effondrement de l’État et la disparition des forces de défense et de sécurité et l’anarchie engendrée avec son lot de violences, de viols, de tortures, de pillages des biens publics et privés, par des éléments de la Séléka et d’autres groupes incontrôlés.

 

Nicolas Tiangaye, regrette également le fait que le siège de l’ONU à Bangui n’a pas été épargné, par les pillages. Il a fait observer qu’en dehors de Bangui, la situation continue de se dégrader et que les pillages sont menés en fonction des appartenances tribales et religieuses.

 

« La ville de Bangui a connu à partir du 24 mars et pendant trois semaines des violences et des tirs à l’arme lourde imputables ainsi que le pillage systématique des administrations, des entreprises, des ONG et des institutions religieuses, par des éléments de la Séléka », a-t-il dit.

 

Pour le Premier ministre, cette situation met en péril les Accords de Libreville et les autres accords conclus, tout en indiquant qu’il y aura prochainement la mise en œuvre d’un gouvernement d’union nationale et la modification prochaine du bureau du Conseil national de transition.

 

Margaret Vogt, cheffe du BINUCA, a de son côté souligné que seuls les Accords de Libreville peuvent servir de base juridique à la transition.

 

En évoquant la dégradation de la sécurité, des droits de l’homme et de la situation humanitaire, la cheffe du BINUCA s’est dite alarmée par l’augmentation de l’insécurité alimentaire. Elle a aussi insisté sur les implications régionales de la crise en Afrique centrale. « La rébellion Séléka a créé un vide sécuritaire et l’on assiste à une véritable ruée vers les ressources naturelles notamment le diamant et l’or », a fait savoir Margaret Vogt.

 

Elle poursuit en disant, qu’« il est important de procéder à la restauration d’un régime démocratique en RCA. Pour cela il faut arriver à une cessation des hostilités et à un retour à l’ordre constitutionnel, en confiant l’exercice du pouvoir au Premier Ministre. Il est également nécessaire que les arrangements transitoires ne durent pas plus de deux ans et que les leaders de la transition ne puissent être candidats aux élections qui seront ultérieurement organisées ».

 

Margaret Vogt a déploré le fait que les éléments de la Séléka aient détruit la plupart des infrastructures administratives et judiciaires, notamment les cours et tribunaux et les dossiers de l’état-civil pour établir les listes électorales pour l’organisation des prochains scrutins.

 

Le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon se félicite de l’issue du sommet de la Communauté économique des États d’Afrique centrale (CEEAC) qui s’est tenu à N’Djamena, le 18 avril dernier. Il déclare soutenir sans réserve la feuille de route adoptée par le sommet, qui prévoit la constitution d’un Conseil national de transition plus large, plus représentatif et plus ouvert.

 

Ban Ki-moon demande par la même occasion que le Conseil national de transition soit entièrement remanié dans le cadre d’un processus de consultation ouvert et transparent afin d’en faire un organe plus crédible et plus représentatif de l’équilibre entre les sexes.

BANGUI : LE PREMIER MINISTRE PLAIDE POUR LE DÉSARMEMENT DES ÉLÉMENTS DE LA SÉLÉKA

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