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17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 03:10

 

 

 

Demafouth pendant la réunion du palais


 

RFI  dimanche 17 mars 2013

 

L'opposant centrafricain et ancien chef rebelle Jean-Jacques Demafouth a bel et bien été refoulé vers la République centrafricaine samedi 16 mars 2013, avant d’être escorté jusqu'à Paoua où il se trouve sous protection de la Fomac (Force multinationale de l'Afrique centrale). Il doit être acheminé à Bangui ce dimanche. Le gouvernement centrafricain dément toute velléité d'arrestation et affirme que Jean-Jacques Demafouth est libre de ses mouvements. Alors que s'est-il passé ?

 

Lundi, Jean-Jacques Demafouth devait s'envoler à Paoua pour une mission de désarmement et de réinsertion. Il était accompagné entre autres par des employés du PNUD, le Programme des Nations unies pour le développement.

 

L'avion devait décoller à 8h30. Mais alors que les passagers avaient embarqué dans le bus qui devait les conduire à l'appareil, le commissaire de l'aéroport est intervenu. Il leur a demandé de descendre et de retourner dans le salon d'accueil, le temps de demander des instructions.

 

Il y aurait bien eu un coup de fil entre le ministre centrafricain de la Sécurité publique et l'opposant avant que l'avion ne décolle. Les deux s'accordent sur ce point. Mais c'est sur le contenu de cet appel que les versions divergent.

 

Idriss Déby n'aurait pas apprécié l'attitude de Demafouth

 

Jean-Jacques Demafouth affirme que le ministre l'a menacé de l'arrêter et l'a accusé d'être derrière toutes les rébellions centrafricaines. Josué Binoua déclare, quant à lui, avoir souhaité un bon voyage à l'opposant, lui disant simplement qu'ils devaient se voir à son retour. Il accuse Jean-Jacques Demafouth de mentir.

 

Le Tchad a donc fini par expulser ce dernier mais se refuse à tout commentaire. Officieusement, du côté de Ndjamena, on affirme que le président Déby n'aurait pas du tout apprécié l'attitude de Jean-Jacques Demafouth, perçue comme une mise en cause des accords de paix de Libreville.

 

Des accords parrainés par la CEEAC (Communauté économique des Etats d'Afrique centrale), dont Idriss Déby, le président tchadien, assume la présidence tournante. C'est d'ailleurs lui qui aurait demandé à la force de la CEEAC de raccompagner l'opposant centrafricain à Bangui.

 

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