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7 février 2012 2 07 /02 /février /2012 00:06

 

 

 

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DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES

Le Réseau des Journalistes pour les Droits de l'Homme en République Centrafricaine Contact: 70 90 92 78/ 75 20 49 36 – internewsrca@gmail.com - http://reseaudesjournalistesrca.wordpress.com

 

Bangui, 06 Février 2012

Zacko : 10 combattants de la CPJP se seraient rendus aux FACA après l’affrontement de vendredi

10 combattants de l’aile du groupe armé de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP) dirigée par Mahamat Saleh, se seraient rendus aux Forces armées centrafricaines (FACA) le dimanche 5 février à Zacko, a confié un religieux joint par téléphone ce matin par le RJDH.

Ces éléments se sont rendus après l’affrontement qui a eu lieu entre eux et le détachement des Forces armées centrafricaines le vendredi 03 février 2012 dans la Sous-préfecture de Zacko au Nord-est de la République Centrafricaine.

« D’après les bribes d’informations qui circulent dans la ville, l’événement a déclenché suite au refus du chef rebelle Mahamat Saleh de se présenter à une réunion sur la situation sécuritaire convoquée par le chef du détachement des FACA. Face à ce refus, le chef de détachement lui aurait demandé de quitter la ville et rejoindre sa base située à 14 de Zacko, ce qu’il a à nouveau refusé. Dans la foulée, il aurait tiré sur un véhicule des FACA de passage, les soupçonnant d’être à sa recherche. C’est ce qui a fait déclencher l’affrontement », a rapporté un habitant de la ville de Zacko joint par téléphone ce lundi.

Par ailleurs, notre source affirme n’a pas avoir vu de morts. Par contre, quelques combattants de la CPJP blessés ont été aperçus dans leur fuite. Depuis l’affrontement de vendredi, Mahamat Saleh n’est pas dans la ville.

Signalons qu’au moment de la caravane de la réconciliation, ce dernier et ses éléments avaient regagné Ndélé. Mais ils sont revenus à Zacko seulement quatre jours plus tard. Quelques habitants de la zone interrogés par le RJDH, ont témoigné que les éléments de Mahamat Saleh font des exactions surtout dans les chantiers d’exploitation de diamants.

 

Bambari : Mobilisation des anciennes excisées contre les mutilations génitales

Les femmes et jeunes femmes de la ville de Bambari victimes d’excision se sont engagées à lutter contre toutes les pratiques traditionnelles néfastes à la santé de la femme, à l’occasion de la célébration de la journée nationale de lutte contre l’excision en Centrafrique, a rapporté ce matin radio Be-Oko.

 

Pour mener à bien ce combat, elles ont mis en place une association dont le but ultime est de sensibiliser la population de la préfecture de la Ouaka où cette culture est la plus répandue dans le pays, pour qu’elle renonce à la pratique de l’excision.

« C’est regrettable que j’aie été excisée et cela a eu des conséquences négatives sur ma santé surtout en matière de reproduction. Avec notre association, nous allons sensibiliser la population de la Ouaka, en commençant par celle de Bambari, à ne plus se lancer dans des pratiques traditionnelles qui nuisent à la vie des femmes », a déclaré une victime qui a requis l’anonymat.

Selon Lydie-Fernande Wiwili, de l’Association des femmes juristes de Bambari et qui travaille avec l’ONG Mercy corps, il y a une amélioration dans la pratique de l’excision dans la préfecture, grâce aux multiples sensibilisations. « C’est le signe d’une prise de conscience chez la population », a-t-elle souligné.

Il faut rappeler qu’en novembre 2011, plusieurs femmes exciseuses avaient décidé de renoncer à la pratique de l’excision. Elles avaient témoigné avoir voulu abandonné cette entreprise à cause des poursuites judiciaires d’une part et des sensibilisations des ONG d’autre part.

 

Bangui : Reprise effective des cours à l’ENS et au LAENS

Les enseignements ont repris ce lundi, comme prévus, à l’Ecole normale supérieur (ENS) et au Lycée d’application de l’Ecole normale supérieure (LAENS) de Bangui, après la suspension des activités pédagogiques dans ces deux établissements suite à un malentendu entre les élèves et les élèves professeurs résidants lié à un problème d’eau.

Ce matin, les cours ont repris comme d’habitude. D’un côté les élèves professeurs, de l’autre les élèves du LAENS dans leur uniforme (pantalon ou jupe vert et chemise blanche). La tension de la fin de la semaine dernière a disparu avec le week end.

« Tout est dans le calme ce matin depuis que nous avons repris. Le proviseur est passé dans l’amphithéâtre faire le compte rendu de la réunion avec le ministre et les responsables des étudiants. Il nous a garanti de ne plus mettre pied du côté de l’ENS afin d’éviter l’événement malheureux de la semaine passée », a expliqué Sandra Tezangué, élève en classe de Terminale D au LAENS.

« L’ambiance est sereine, nous avons repris comme si rien ne s’était passé la semaine dernière. Ce matin les élèves qui ont des connaissances ou des liens de parenté avec certains de nos collègues sont passés leur rendre visite. Je considère cet incident juste comme une mésentente entre aînés et cadets », a témoigné un élève-professeur qui a requis l’anonymat.

Mais si le calme est revenu, le problème n’est pas réglé pour autant. En-dehors du problème d’eau, les élèves du LAENS se plaignent du manque de toilettes au sein de l’établissement, ce qui les contraindrait toujours à fréquenter celles de l’ENS au risque de susciter d’autres différends.

« Le problème d’eau et de toilettes demeure toujours, c’est pourquoi nous demandons à l’administration de nous fournir au minimum 5 points d’eau. Car les deux robinets dont nous disposons actuellement ne nous suffisent pas. Il nous faut aussi des toilettes pour nous protéger contre les maladies », a souligné Sandra Tezangué.

Au sujet de l’eau, le proviseur du LAENS, Michel Dotar a expliqué que l’association des parents d’élèves a déjà pris des dispositions pour répondre à ces besoins pendant le congé de mi trimestre. Quant au problème des toilettes, il a expliqué qu’elles existent déjà et qu’il suffit d’y mettre des portes.

Il a affirmé avoir « responsabilisé » les élèves de terminale pour éduquer les plus petits sur le port systématique d’uniforme et l’interdiction formelle de voir les élèves du LAENS sur le campus de l’ENS.

Rappelons que pour une histoire d’eau courante, les élèves-professeurs résidant à la cité de l’ENS et les élèves du LAENS se sont affrontés jeudi dernier, faisant des blessés de part et d’autre. Le ministère de l’Education était obligé de suspendre les activités académiques dans les deux établissements. La décision a été levée le vendredi, d’où la reprise ce matin.

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