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25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 00:03

 

 

Bozizé KNK

 

 

De Patrick FORT et Christian PANIKA

BANGUI 24 janv 2011(AFP) - Les premiers résultats provisoires des élections présidentielle et législatives de dimanche en Centrafrique seront publiés à partir du 28 janvier, a annoncé lundi à l'AFP le rapporteur général de la Commission électorale indépendante (CEI), Rigobert Vondo.

"Nous publierons les résultats provisoires qui doivent ensuite être validés par la Cour constitutionnelle dans les cinq jours, c'est-à-dire à partir de vendredi", 28 janvier, a-t-il déclaré.

"Tous les PV (procès-verbaux) des bureaux de vote de Bangui sont arrivés à la CEI. Un premier avion avec des PV du reste du pays est arrivé aujourd'hui (lundi à 13H00 locales, 12H00 GMT) mais nous n'avons pas encore tous les PV", a ajouté M. Vondo.

Lundi, on a finalement pu voter dans le nord-est de la Centrafrique, où les électeurs s'étaient rendus en masse aux urnes dimanche, mais n'avaient pas pu voter dans les communes de Ouandja et Ouanda-Djallé, au sud de la ville de Birao, faute de matériel électoral, a expliqué Rigobert Vondo.

"Tout s'est déroulé sans incident", a-t-il assuré, alors que l'opposition dénonce des irrégularités du scrutin, dont le président sortant François Bozizé apparaît favori.

Dimanche, les opérations de vote avaient commencé en retard et avaient dû être prolongées tard en soirée. Le dépouillement a débuté à la lumière de la bougie et de lampes de poche faute d'électricité en beaucoup d'endroits, mais aucune estimation n'était encore disponible.

"Nous ne sommes pas encore en mesure d'avancer de chiffres", a avancé le porte-parole de la CEI. Les résultats complets provisoires devraient être annoncés dans les huit jours après le scrutin.

"Le manque de lumière, nous y sommes habitués mais c'est surtout le transfert des résultats qui pose des problèmes", a affirmé à l'AFP un membre de la CEI.

Pas facile en effet de collecter les résultats dans un pays où les communications fonctionnent mal, où tout déplacement est compliqué en raison de la faiblesse des infrastructures routières ou de l'insécurité.

Pour le coordinateur national de l'Observatoire national des élections, Fulgence Zeneth, qui a dirigé 500 observateurs sur le terrain -parmi 1.500 nationaux et étrangers- "la forte mobilisation" ainsi que la tenue des "élections sur l'ensemble du territoire" alors que "personne n'y croyait" sont des "motifs de satisfaction".

Il a toutefois souligné des "dysfonctionnements": "tous ont décrié la mauvaise organisation surtout en ce qui concerne les listes électorales soit affichées en retard, soit existantes, ou qui se retrouvaient aux mauvais endroits".

Pour la présidentielle, François Bozizé fait face à quatre autres candidats. Arrivé au pouvoir par un coup d'Etat en 2003 dans un pays rendu exsangue par de multiples rébellions, mutineries militaires et putsch, il avait été réélu en 2005.

Ses principaux adversaires sont le président qu'il a renversé Ange-Félix Patassé (1993-2003), l'ex-Premier ministre (2001-2003) Martin Ziguélé, et Jean-Jacques Demafouth, ex-ministre de la Défense et chef d'une des principales ex-rébellions.

M. Ziguélé a réitéré lundi ses accusations de fraudes, en parlant de "de fausses cartes" d'électeurs, de "cas de violences à Bocaranga (ouest) où le président du bureau a fait tirer l'air pour faire partir les assesseurs", et de menaces de mort contre ses proches.

Les autres opposants ont aussi dénoncé des fraudes. Guy-Simplice Kodegué, porte-parole de M. Patassé, a évoqué le problème des listes et "des fausses cartes" ainsi que des violences à Berberati (ouest).

A plusieurs reprises la semaine dernière, le président Bozizé a balayé ces déclarations, accusant l'opposition d'être de "mauvaise foi". Le "pari des élections est un pari gagné", avait-il estimé dimanche.

Copyright © 2011 AFP. Tous droits réservés.

 

NDLR : Bozizé peut balayer tout ce qu’il veut mais personne ne pourra accepter son hold-up électoral. Les milliers de fausses cartes d’électeurs dont le KNK a inondées le pays pour les besoins de sa fraude ne sont pas une invention de l’opposition. La ficelle est trop grosse.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique