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18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 02:07

 

 

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L'ONU autorise le recours à la force contre la Libye

NEW YORK (Nations unies) - AFP / 18 mars 2011 00h21 - Le Conseil de sécurité de l'ONU a voté jeudi soir en faveur d'un recours à la force en Libye contre les troupes du colonel Mouammar Kadhafi, ouvrant la voie à des frappes aériennes dans ce pays.

La résolution autorise "toutes les mesures nécessaires" pour protéger les civils et imposer un cessez-le-feu à l'armée libyenne.

Le texte a été adopté par 10 voix sur les 15 membres du Conseil de sécurité. La Chine et la Russie se sont abstenues mais n'ont pas utilisé leur veto pour bloquer le texte. L'Allemagne, le Brésil et l'Inde se sont aussi abstenus.

Alors que Mouammar Kadhafi a annoncé un assaut contre la ville de Benghazi, fief des rebelles, le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, a averti qu'il n'y avait plus beaucoup de temps pour intervenir. "C'est peut-être une question d'heures", a-t-il lancé avant le vote.

La France avait auparavant annoncé des frappes aériennes après l'adoption de la résolution.

"La France appelle solennellement tous les membres du Conseil de sécurité à soutenir cette initiative et à adopter cette résolution. Si ce mandat est voté, elle est prête à agir avec les Etats membres, notamment arabes", a souligné M. Juppé.

"Nous n'avons plus beaucoup de temps. C'est une question de jours. C'est peut-être une question d'heures. Chaque jour, chaque heure qui passe resserre l'étau des forces de la répression autour des populations civiles", a-t-il ajouté.

"Chaque jour, chaque heure qui passe alourdit le poids de la responsabilité qui pèse sur nos épaules. Prenons garde d'arriver trop tard. Ce sera l'honneur du Conseil de sécurité d'avoir fait prévaloir en Libye la loi sur la force, la démocratie sur la dictature, la liberté sur l'oppression", a-t-il conclu.

Après le vote, l'ambassadeur britannique à l'ONU, Mark Lyall Grant, a souligné que la Grande-Bretagne était "prête à prendre ses responsabilités pour mettre fin aux violences et protéger les civils".

Susan Rice, ambassadrice des Etats-Unis à l'ONU, a expliqué que les Etats-Unis "se tenaient du côté du peuple libyen et leur aspiration aux droits de l'homme". "Le Conseil de sécurité a répondu à l'appel à l'aide du peuple libyen. Ce vote est une réponse puissante à un besoin urgent sur le terrain", a-t-elle dit.

Dans le camp de ceux qui se sont abstenus, Peter Wittig, ambassadeur d'Allemagne, a souligné que son pays "voyait de grands risques" dans l'usage de la force armée. "La possibilité de pertes en vies humaines à grande échelle ne doit pas être sous-estimée", a-t-il dit. Il a indiqué que son pays ne prendrait pas part aux opérations militaires contre la Libye.

Maria Luiza Ribeiro Viotti, ambassadrice du Brésil, a expliqué que son pays "n'était pas convaincu du fait que l'usage de la force conduira à la fin de la violence". "Cela pourrait causer plus de mal que de bien pour le peuple libyen", a-t-elle dit.

L'ambassadeur de Russie, Vitali Tchourkine, a estimé que "la passion pour l'usage de la force a prévalu. C'est très regrettable". Il a rappelé que son pays avait proposé une résolution appelant à un cessez-le-feu.

 

Tirs de joie à Benghazi peu après l'adoption de la résolution de l'ONU

BENGHAZI (Libye) - AFP / 18 mars 2011 00h02- Des tirs de joie ont retenti dans la nuit de jeudi à vendredi à Benghazi, fief des insurgés en Libye, peu après l'adoption d'une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU approuvant le recours à la force contre le régime libyen, selon des journalistes de l'AFP.

Plusieurs centaines de jeunes étaient rassemblés devant le siège du Conseil national de transition, l'instance dirigeante mise en place par les insurgés, et brandissaient les drapeaux de la monarchie en vigueur avant la prise du pouvoir par le colonel Mouammar Kadhafi en 1969.

La foule brandissait des pancartes à l'adresse de Kadhafi sur lesquelles on pouvait lire "Benghazi ne t'aime pas". De nombreuses voitures klaxonnaient.

Plusieurs centaines de Libyens étaient rassemblés sur la place devant le siège du Conseil national de transition pour célébrer l'événement.

"J'ai vu l'annonce du vote sur Al Jazira, c'est le plus beau jour de ma vie, tous les citoyens sont heureux", a dit à l'AFP Marij Bourahim, 42 ans, qui travaille pour la principale compagnie pétrolière libyenne.

Le Conseil de sécurité de l'ONU a voté en faveur d'un recours à la force contre les troupes du colonel Mouammar Kadhafi, ouvrant la voie à des frappes aériennes en Libye.

La résolution adoptée par le Conseil autorise "toutes les mesures nécessaires" pour protéger les civils et imposer un cessez-le-feu à l'armée libyenne.

Une révolte sans précédent contre le régime de Mouammar Kadhafi, au pouvoir depuis près de 42 ans, a éclaté à la mi-février dans le pays.

Après avoir repris plusieurs villes de l'Est aux insurgés ces derniers jours, les forces loyales au colonel Kadhafi sont "aux portes" de Benghazi, avait indiqué plus tôt la télévision officielle.

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Vote de l'ONU: Tripoli dénonce une résolution qui "menace son unité"

TRIPOLI - AFP / 18 mars 2011 00h43 - La Libye a estimé que la résolution de l'ONU adoptée jeudi soir menaçait son unité et constituait un "appel aux Libyens à s'entretuer", a déclaré à l'AFP le vice-ministre des Affaires étrangères Khaled Kaïm.

"Cette résolution traduit une attitude agressive de la communauté internationale, qui menace l'unité de la Libye et sa stabilité", a déclaré M. Kaïm peu après le vote par le Conseil de sécurité de l'ONU d'une résolution approuvant le recours à la force contre les troupes du colonel Mouammar Kadhafi.

Le responsable libyen a dénoncé un "complot" de la communauté internationale et "une volonté de pays comme la France, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis, de diviser le pays". Selon lui, la résolution est un "appel aux Libyens à s'entretuer".

Le Conseil de sécurité de l'ONU a voté en faveur d'un recours à la force contre les troupes du colonel Kadhafi, ouvrant la voie à des frappes aériennes en Libye.

Le texte a été adopté par 10 voix sur les 15 membres du Conseil de sécurité. La Chine et la Russie se sont abstenues mais n'ont pas utilisé leur veto pour bloquer le texte.

La résolution adoptée par le Conseil autorise "toutes les mesures nécessaires" pour protéger les civils et imposer un cessez-le-feu à l'armée libyenne.

Une révolte sans précédent contre le régime de Mouammar Kadhafi, au pouvoir depuis près de 42 ans, a éclaté à la mi-février dans le pays.

Après avoir repris plusieurs villes de l'Est aux insurgés ces derniers jours, les forces loyales au colonel Kadhafi sont "aux portes" de Benghazi, avait indiqué plus tôt la télévision officielle.

Dans un message sonore adressé aux habitants de Benghazi et retransmis par la télévision libyenne, le colonel Kadhafi a annoncé jeudi une offensive "dès ce soir" contre Benghazi, fief des insurgés.

"La décision a été prise. Préparez-vous, nous arrivons dès ce soir", a déclaré le leader libyen. "Il faut en finir avec cette mascarade", a-t-il dit.

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Tripoli se dit prêt à un cessez-le-feu mais veut discuter sa mise en oeuvre

TRIPOLI - AFP / 18 mars 2011 01h17- La Libye a affirmé jeudi soir qu'elle était prête pour un cessez-le-feu contre l'insurrection, mais a demandé de discuter auparavant des détails de sa mise en oeuvre, a déclaré le vice-ministre aux Affaires étrangères Khaled Kaaim, lors d'une conférence de presse à Tripoli.

"Nous sommes prêts pour cette décision (de cessez-le-feu) mais nous avons besoin d'un interlocuteur bien précis pour discuter de sa mise en oeuvre", a déclaré M. Kaaim peu après le vote d'une résolution par le conseil de sécurité de l'ONU autorisant "toutes les mesures nécessaires" pour protéger les civils et imposer un cessez-le-feu à l'armée libyenne.

"Nous avons discuté la nuit dernière avec l'émissaire de l'ONU (pour la Libye, le Jordanien Abdul Ilah Khatib) et nous avons posé des questions légitimes sur l'application d'un cessez-le-feu", a-t-il ajouté.

M. Kaaim a indiqué que son pays allait "réagir positivement à la résolution de l'ONU et nous allons prouver cette volonté en garantissant une protection aux civils", a-t-il dit.

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Libye/zone d'exclusion: le Canada va envoyer six avions de chasse

MONTREAL - AFP / 18 mars 2011 01h35 - Le Canada va envoyer en Libye six avions de chasse CF-18 afin de participer à la mise en oeuvre de la résolution du Conseil de Sécurité de l'ONU prévoyant la création d'une zone d'exclusion aérienne et autorisant le recours à la force, rapportent jeudi des médias canadiens.

"Le gouvernement canadien a pris la décision tard aujourd'hui d'envoyer six avions de chasse CF-18 afin de joindre les Américains, les Britanniques et les Français, et les autres pays qui vont participer à l'imposition de la zone d'exclusion aérienne", indique la télévision CTV, première chaîne privée du pays, sur son site internet.

L'envoi de ces appareils -- équivalents canadiens des F-18 américains -- prendra au minimum 24 heures, a précisé de son côté la télévision publique CBC, soulignant que la base aérienne où ils seront hébergés n'est pas encore connue.

De sources proches du gouvernement, on a indiqué à l'AFP que le Premier ministre Stephen Harper s'exprimerait sur le sujet dans la soirée.

Une réunion des représentants des 28 pays membres de l'Otan est prévue vendredi, selon un diplomate de l'Otan.

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Libye: Obama appelle Sarkozy et Cameron pour coordonner une stratégie

WASHINGTON - AFP / 18 mars 2011 02h55 - Le président américain Barack Obama a appelé jeudi soir le président français Nicolas Sarkozy et le Premier ministre britannique David Cameron pour coordonner une stratégie sur la Libye après la résolution du Conseil de sécurité de l'ONU autorisant un recours à la force contre les forces de Mouammar Kadhafi.

Dans un communiqué, la présidence américaine indique que "les dirigeants se sont mis d'accord sur le fait que la Libye doit se conformer immédiatement aux termes de la résolution et sur le fait que la violence contre la population civile doit cesser".

"Les dirigeants se sont mis d'accord sur une étroite coordination sur les prochaines étapes et sur le fait de continuer à travailler avec les Arabes et les autres partenaires internationaux pour s'assurer de l'application des résolutions du Conseil de sécurité sur la Libye", ajoute le texte.

A Paris, la présidence française a indiqué dans un bref communiqué que MM. Sarkozy et Obama "se sont entretenus cette nuit de la mise en oeuvre de la résolution 1973 adoptée par le Conseil de Sécurité des Nations Unies".

Le Conseil de sécurité de l'ONU a voté jeudi soir en faveur d'un recours à la force contre les troupes du colonel Kadhafi, ouvrant la voie à des frappes aériennes en Libye.

 

Libye : les scénarios d'une intervention militaire

Le Figaro 18 mars 2011

Du simple brouillage des systèmes radars libyens au bombardement du bunker de Kadhafi, différents degrés sont envisageables.

La France, la Grande-Bretagne, les États-Unis et leurs alliés arabes devront choisir entre plusieurs scénarios pour leur opération militaire décidée contre la Libye. Brandie à la tribune de l'ONU par les diplomates, la «zone d'exclusion aérienne» semblait davantage destinée à éviter un veto russe ou chinois, en dissimulant, sous un vocable acceptable par tous, la réalité d'une intervention militaire.

En Bosnie, où elle fut imposée au début des années 1990 pour empêcher les Serbes de bombarder les populations civiles, elle n'a pas empêché le massacre de Srebrenica. En Irak, elle fut maintenue pendant douze ans sans infléchir d'un pouce la politique de Saddam Hussein. De toute façon, le temps d'imposer une «no fly zone» au-dessus de la Libye, les troupes de Kadhafi auront probablement déjà repris le contrôle des dernières zones rebelles.

Plus sérieusement, et parce que le projet de résolution du Conseil de sécurité de l'ONU promet de protéger les civils «par tous les moyens», les alliés pourraient décider de lancer, dans les heures suivant ce vote, des frappes ciblées contre des intérêts stratégiques libyens. Des raids visant à détruire la défense antiaérienne de la Libye, les centres de commandement et les aéroports, afin de clouer les avions au sol.

 La route de Rommel 

 Parallèlement, une guerre électronique pourrait être déclenchée pour neutraliser les systèmes radars libyens. Dans cette configuration, la France pourrait participer en faisant décoller ses chasseurs de la base aérienne de Solenzara, en Corse. Mais également en envoyant des avions radars Awacs. Une telle action militaire constituerait un signal fort, dont certains espèrent qu'il pourrait avoir un effet psychologique et provoquer une débandade dans l'entourage du Guide libyen. Mais rien n'est moins sûr.

Si le but de l'intervention est de faire tomber le régime, comme le suggèrent certains diplomates, les alliés pourraient également décider de s'attaquer aux chars et à l'infanterie libyenne en frappant dans le désert, le long de la route jadis empruntée par la 8e armée britannique et par le général allemand Rommel. «Un acte particulièrement intense, politiquement et militairement», prévient un officier général. Et qui risque en outre de ne pas suffire.

S'il s'attend à des frappes aériennes, le colonel Kadhafi ne manquera pas de disperser ses forces au sol, comme le fit Saddam Hussein en mars 2003. Il sera difficile alors d'éviter des dégâts collatéraux sur les populations. Comme le rappelle un officier général, «on ne gagne jamais une guerre uniquement avec l'aviation. Pour détruire une armée de terre, il faut aller au carton.» Or, le projet de résolution exclut «une force d'occupation terrestre».

Bien qu'affaibli, le colonel Kadhafi pourrait encore compter sur la fidélité de 10.000 à 12.000 soldats. Sans oublier des mercenaires africains, des missiles sol-air, de nombreux tanks et pièces d'artillerie.

Dernière option, attaquer directement le centre de gravité du régime, Kadhafi lui-même, en bombardant son bunker ou les abris dans lesquels il est susceptible de se cacher. En 1986, les frappes aériennes lancées par Ronald Reagan contre sa résidence l'avaient manqué de peu. Depuis, les moyens de détection, notamment satellitaires, mais aussi de frappe, se sont beaucoup modernisés, rendant théoriquement une telle opération faisable. Mais, en 2003, les premiers bombardements aériens de l'armée américaine lancés contre Bagdad avaient eu pour but de liquider Saddam Hussein. Ce fut un échec.

 

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