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17 mai 2010 1 17 /05 /mai /2010 01:47

 

 

sida malade

 

 

 

En Centrafrique, dans le scandale des détournements massifs des ARV au CNLS qui a entraîné la suspension pour un certain du financement du Fonds Mondial pour la lutte contre le VIH/SIDA qui défraie actuellement la chronique dans les médias internationaux et aussi en Centrafrique, la chaîne de responsabilité et donc de culpabilité également remonte en réalité jusqu’à Bozizé lui-même car la lutte contre le VIH/SIDA est, depuis la mise en place du Comité National pour la lutte contre le VIH/SIDA (CNLS), déclarée grande cause nationale chapeautée par le président de la République en personne.

C’est bien après sa mise en place que quelques années plus tard, le CNLS a commencé a bénéficié d’un important appui financier du Fonds Mondial (plusieurs dizaines de millions de dollars US sur cinq ans) qui ne concerne pas seulement le VIH/SIDA mais aussi la lutte contre la tuberculose et le paludisme, deux autres maladie endémiques qui occasionnent en Centrafrique une forte mortalité tant chez les adultes que chez les enfants. C’est en cela que la responsabilité de tous ceux qui, par leurs agissements frauduleux et délictueux ont amené le Fonds Mondial à interrompre momentanément son financement, est particulièrement engagée.

Or, aussi paradoxal que cela puisse l’être, ceux-là mêmes qui par leur cupidité sont à l’origine du dysfonctionnement du système ayant occasionné la rupture des approvisionnements en médicaments pour les malades sidéens, tuberculeux et paludéens, se mettent curieusement à doigter et accuser le Fonds d’avoir été trop long et sévère dans sa suspension de décaissement. Une telle situation est inadmissible. C’est vraiment à se demander s’il y a des dirigeants et des responsables politiques en Centrafrique. D’où la nécessité de tourner le regard vers Bozizé qui se dit président de la République ainsi que son premier ministre et le ministre de la santé de qui dépend directement la coordinatrice du CNLS qui ose déclarer à RFI qu’elle est sortie de l’œil du cyclone. Mme Hyacinthe Wodobodé collectionne les rutilantes 4x4 tout en laissant mourir massivement les malades. C’est tout simplement criminel.

Ce scandale fait honte au pays et nuit gravement à son image de marque au point où en principe, des têtes devraient tomber si on était dans un pays normal. Les investigations menées par les médias et qui ont donné lieu à tous les articles récemment publiés dans la presse ont bien établi la chaîne de responsabilité et même de culpabilité. Certains sont quasiment désignés sur lesquels pèsent de fortes présomptions. Qu’attendent les prétendues autorités centrafricaines pour déclencher une procédure judiciaire ? Est-ce la forte probabilité que les plus hauts responsables du pays, pour utiliser ce doux euphémisme afin de ne pas désigner Bozizé lui-même, y soient impliqués ? Ce n’est pas le premier et seul ni dernier scandale dans lequel on les retrouve.

 Faut-il rappeler l’affaire des huit milliards de F CFA de la CEMAC destinés au financement du programme de désarmement et la démobilisation des rebelles que Bozizé a perçus et se refuse jusqu’à présent à utiliser à ce pour lequel cet argent a été octroyé. C’est pourquoi dans le drame des malades du VIH/SIDA qu’on laisse délibérément mourir sans ARV, il n’y a plus à rechercher les coupables car on les connaît désormais et la seule question qui vaille à présent est que la justice puisse passer parce que donner la mort à son prochain de cette façon est aussi impardonnable.  

 

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