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2 août 2011 2 02 /08 /août /2011 23:44

 

 

 

 

mouvement-des-etudiants-de-Bangui.JPG

 

La grève à l’Université déportée à l’Hôpital de l’Amitié de Bangui

Radio Ndéké Luka Mardi, 02 Août 2011 14:11

Les locaux de l’Hôpital de l’Amitié ont été pris d’assaut ce mardi 2 juillet par les  étudiants de l’Université de Bangui en grève depuis 2 jours. Ils ont tenus à rendre visite à un de leurs camarades atteint par balle lors de la manifestation du lundi 1er août 2011. Les étudiants réclamaient alors le paiement de leurs arriérés de bourses de 2009-2010  et exigeaient du départ immédiat  du directeur des bourses et stages. Pour les disperser, les forces de l’ordre avaient tiré. Un des étudiants avait été grièvement atteint.

Un reporter de Radio Ndeke Luka a été témoin de l’irruption des étudiants dans l’enceinte de l’hôpital. Selon lui ils étaient plus de 400  à s’être présentés devant le portail. Ayant d’abord été interdits d’accès par le service de sécurité, ils ont immédiatement  érigé des barricades sur l’Avenue de l’Indépendance longeant l’hôpital et empêché toute circulation.

Après un moment de négociation, « 10 d’entre eux ont pu se rendre  au chevet de leur ami, victime des tirs incontrôlés de la part de la police lors de ces événements à l’université ».

Giscard Bénam, président de l’Association Nationale des Etudiants Centrafricains  (ANECA), qui était des 10 a ensuite établi son diagnostic : « suite aux examens cliniques, notre camarade est hors de danger. Il a des blessures au niveau de la jambe. Toutefois, il déplore le fait que la police ait violé la franchise universitaire pour  lui tirer dessus dans le campus ».

Au sujet d’une éventuelle négociation initié lundi par le ministère d’Etat à l’enseignement supérieur, le président de l’ANECA se «réjouit de cette main tendue, mais exige des garanties qui viseraient à ne pas retirer le nom de ces camarades sur la liste des boursiers comme le fait souvent sa direction en charge. D’autres actions intensives risquent d’être menées prochainement si les autorités ne donnent pas satisfaction totale à notre revendication ».

A titre de rappel, la grève des étudiants couplée à celle de leurs enseignants qui exigent quant à eux la signature du décret d’application de leur statut particulier, a été violemment réprimée par la police.

 

Université de Bangui: Face à face, forces de l’ordre - étudiants


(Journal de Bangui 02/08/2011)


Les étudiants ont envahis les rues les rues de la capitale Bangui

 
Ces derniers réclament la relance des travaux de la commission des bourses d’études et le départ sans condition de M. Féikéré de son poste du directeur général des bourses, mais aussi la réglementation de la situation des enseignants du supérieur en grève de 8 jours. L’émeute issue du face à face avec les forces de l’ordre a fait de nombreux blessés ainsi que d’importants dégâts matériels.

 

Alors qu’hier Faustin Archange Touadéra et toute son équipe totalisaient 100 jours de services depuis la mise en place du gouvernement qu’il dirige, la rue continuait de parler. Ils étaient plus de mille, tous des étudiants, à battre le pavé. Ils ont pris l’avenue des Martyrs en la barricadant. Puis petit à petit, ils ont progressé jusque devant l’ambassade de la Chine non loin de la primature où des éléments des forces de l’ordre alignés, défendaient leur position. De l’autre côté, ils ont barricadé les rues jusqu’au niveau des 14 villas.


Aux environs de 11heures ce lundi 1er août, alors que la colère des étudiants s’apaisait peu à peu, des tirs nourris se sont fait entendre au niveau des 14 villas et c’était la débandade. Des éléments d’une unité de la garde présidentielle seraient descendus sur le terrain pour appuyer la police et la gendarmerie déjà sur les lieux depuis le début de la manifestation. Malgré cela, les étudiants n’ont pas baissé les bras car ils auraient joué à la mobilité en occupant pour quelques minutes, les avenues de France et de Ben-Zvi.


Plusieurs cas de blessés par balles sont à signaler car les éléments tiraient à balles réelles sur les étudiants. De nombreux autres étudiants auraient été arrêtés et emmenés à bord des pick-up de la police. Des policiers et éléments de la garde présidentielle se sont déguisés en civils pour faciliter l’arrestation des étudiants qui fuyaient. Aux dernières nouvelles, vers 13 heures de la journée d’hier ces éléments sont entrés à l’intérieur de l’université de Bangui pour déloger tout étudiant qui s’y trouvait.


Même sur le campus, notamment les deux cités, ils ont fait usage de la violence sur les étudiants. Une étudiante se trouverait à l’hôpital Communautaire après des altercations avec des forces de l’ordre. Un autre étudiant aurait reçu une balle dans la cuisse et conduit à l’hôpital de l’Amitié. Les habitants des quartiers environnant l’université de Bangui ont payé les frais car un enfant de 4 ans serait aussi blessé par balle au quartier Ben-Zvi.

 
Pour le moment, le gouvernement n’a donné aucune réponse face à cette manifestation mais le directeur des bourses aurait promis le démarrage des travaux de la commission des bourses à partir de demain. Par ailleurs, l’on a évité de justesse de vivre les mêmes évènements de l’année 1979 sous le régime du défunt dictateur Bokassa avec le massacre sanglant des étudiants centrafricains.



Par Kpangbandjé - 02/08/2011

© Copyright Journal de Bangui

 

NDLR : Selon nos informations, les affrontements de ce mardi entre les étudiants et les forces de répression ont fait un blessé grave parmi les étudiants. Il est à noter avec gravité que faute de matériel approprié pour assurer le maintien de l'ordre, les forces de répression y vont carrément à coup de balles réelles dites létales c'est à dire qui peuvent tuer. Cela est inadmissible et doit être fermement dénoncé et condamné !  

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