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4 novembre 2011 5 04 /11 /novembre /2011 02:17

 

 

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Bangui, 3 nov (C.A.P) - Au moment où le gouvernement centrafricain peine à assurer la paie mensuelle des fonctionnaires de l’Etat et où les preuves du siphonage du trésor public d’un montant de 49 milliards de F CFA révélé par la mission du mois de juillet dernier sont régulièrement publiées sur le web par C.A.P et C.P.I, on apprend par un courrier du FMI en date du 13 octobre dernier adressé au ministre d’Etat aux Finances et au budget Sylvain Ndoutingaï, qu’une nouvelle mission du FMI séjournera encore à Bangui du 2 au 17 novembre au titre de l’article IV des statuts du FMI.

On le voit, contrairement aux attentes du régime en place, il ne s’agit pas d’une mission de discussion d'un programme mais celle de consultations dans le cadre de l'article IV. C'est une perspective terrifiante pour un régime aux abois et confronté à une crise financière sans précédent, qui court désespérément derrière la conclusion d'un accord avec le FMI synonyme entre autre, d’apport de cash  qui constituerait un réel ballon d’oxygène pour le pouvoir de Bangui.

Préalablement à l’arrivée à Bangui de cette mission, le FMI a également sollicité des autorités compétentes centrafricaines de leur fournir une masse d’informations et de données précises et détaillées par l’intermédiaire d’un questionnaire pointilleux de neuf pages dont on peut deviner aisément par avance - connaissant la mauvaise gestion des finances publiques en vigueur à Bangui - le grand embarras et la singulière difficulté qu’éprouveront les autorités centrafricaines pour y répondre.

Dans le questionnaire on lit par exemple à la page 4 de ce questionnaire : « Veuillez indiquer les progrès dans la réévaluation des progrès dans la base des relations entre l’Etat et SODIF ». La vraie réponse à cette requête du FMI est qu’il n’y a aucun progrès et aucune réévaluation. Plus que jamais, SODIF continue de mener des activités qui privent gravement des douanes centrafricaines d’engranger d’importantes recettes  et qui nuisent sérieusement à sa crédibilité.  Est-il besoin de rappeler que SODIF est la fameuse société de douane privée et parallèle du tristement célèbre mercenaire et ami de BOZIZE, Armand IANARELLI, ex-membre de l’OAS qui s’est aussi illustré dans la guerre du Biafra.

Autre exemple. Dans la rubrique  « Gestion des Finances Publiques (GFP) », le FMI demande ceci : « Veuillez faire le point sur l’utilisation effective du système information à l’appui de la gestion des finances publiques GESCO et les efforts entrepris pour éliminer les entraves à son usage systématique pour toutes les dépenses ordinaires. » Ou encore : « Veuillez fournir les extraits sommaires de la chaîne des dépenses GESCO qui mettent en évidence les montants passés à toutes les étapes, du stade de l’engagement des dépenses à celui des paiements et de mesurer les arriérés. »

Inutile de rappeler qu’au trésor, depuis Guillaume LAPO jusqu’à présent, ce système GESCO n’a jamais fonctionné à cause du refus délibéré des responsables de cette institution qui avaient très vite compris que l’utilisation de ce système allait les empêcher de puiser à leur guise dans les caisses. La mission du FMI n’aura aucune réponse satisfaisante à ce sujet. La conséquence de ce refus d’utilisation de l’outil GESCO est l’utilisation abusive des OP qui a permis que tout un tas d’individus proches de BOZIZE comme Joël SINFEI MOIDAMSE, Fidèle GOUANDJIKA, Thomas ZANDANGA, Francis BOZIZE, Parfait MBAY, Guillaume LAPO, pour ne citer que ceux-là, aient pu pomper tranquillement semaine après semaine d’importantes sommes d’argent du trésor sous de prétextes fantaisistes tels que : « Opération Kwanza », « opération sécurité », « produits chimiques », « PGA », « Frais médicaux », « journée 29 mars », « journée 15 mars , « carburant présidence », « carburant hélicoptère présidentiel » etc…(cf les tableaux des dépenses sur OP de janvier, février, mars 2010 déjà publiés par C.A.P et C.P.I)

  Avec ce pillage du trésor en bande organisée, on ne voit pas bien la logique qui a conduit BOZIZE et NDOUTINGAÏ à faire appel au cabinet du Béninois Abdoulaye  BIO TCHANE dont il va falloir payer de gros honoraires pour rien car on ne voit pas quel miracle il pourrait réaliser dans le désarroi actuel du régime de Bangui.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie