Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 23:55
 
 
 
J Jacques Demafouth
Bangui, 21 (C.A.P) – Selon des informations de sources sûres d’une source crédible ayant requis l’anonymat, l’arrestation le 6 janvier dernier du président de l’APRD et Vice-Président du comité de pilotage du DDR Jean-Jacques Demafouth ainsi que celle du député et ex-député de Birao 2 tous deux proches de Zakaria Damane de l’UFDR, serait due à une fiche mensongère de délation rédigée par un des agents patentés habitué à faire ce genre de sale besogne, et adressée à Bozizé qui a cru directement sur parole le contenu.
 
Toujours d’après notre source, la fiche qui tiendrait sur deux ou trois pages, relaterait un entretien qui aurait eu lieu à la délégation de l’Union Européenne à Bangui entre l’ambassadeur Guy Samzun et Zakaria Damane de l’UFDR flanqué de l’ancien député de Birao 2 Mahamat Abrass au sujet du niveau d’évolution du programme DDR et du cas Baba Laddé mais auquel l’auteur de la fiche n’assistait pourtant pas, ce qui n’a pas empêché d’imaginer le contenu de discussions du diplomate européen avec ses interlocuteurs.
 
Autre surréalisme, c’est l’implication et le lien totalement imaginaires avec Jean-Jacques Demafouth que l’auteur de la fiche insinue affirmant sans ambages et sans la moindre que celui-ci serait le principal conspirateur d’un complot visant à la réalisation d’un coup de force pour renverser Bozizé avec la complicité de l’Union Européenne et surtout de l’attaché défense de l’ambassade de France à Bangui.
 
Bien qu’inculpé après une garde à vue illégale de près d’un mois et placé sous mandat de dépôt, Demafouth est toujours en détention dans les geôles de la Section Recherche et Investigation (SRI), police politique du pouvoir bozizéen, Bozizé n’ayant pas confiance à la sécurité de la maison d’arrêt de Ngaragba. C’est ainsi que certaines personnes, comme le ministre Michel Koyt, récemment arrêtées dans l’affaire des bus de la SONATU, sont mises en détention dans les geôles du camp de Roux.
 
On ne dénoncera jamais assez en Centrafrique les conséquences néfastes des fiches mensongères de prétendus renseignements, odieuse pratique dont les origines remontent à l’ère Bokassa et qui ont la vie dure en Centrafrique. Elles ont par le passé entraîné l’emprisonnement voire la mort de plusieurs compatriotes qui en ont fait arbitrairement les frais durant tant de règne de dirigeants du pays. Ancien aide de camp de Bokassa, Bozizé en a rédigé quelques-unes contre certains fils du pays et qu’il a adressées à son ex-maître avec des conséquences que l’on sait.
 
S’agissant de la procédure judiciaire contre Demafouth, tout indique qu’il s’agit purement et simplement d’un règlement de comptes politiques de Bozizé à son égard. Mais du fait de la mise en cause de l’ambassadeur de l’Union Européenne et de l’attaché défense de l’ambassade de France dans la fiche mensongère, il ne saurait y avoir de procès sans que ces accusés soient entendus or ce sont des diplomates protégés par les dispositions de la Convention de Vienne.
 

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com - dans Politique