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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 01:25

 

 

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LETTRE OUVERTE

AUX FEMMES CHRETIENNES CATHOLIQUES DE CENTRAFRIQUE

L’Association des Conférences Episcopales des Régions de l‘Afrique Centrale (ACERAC) lors de sa session tenue à MALABO (Guinée Equatoriale) en juillet 2002, sur le thème de « la place de la femme dans la société et dans l’église » a mis un accent particulier sur la question du développement de la femme :

-          Encouragement des initiatives individuelles et collectives pour un plus grand engagement en faveur de la condition féminine, dans tous les domaines : sociaux, économiques, politiques, culturels.

-          Encouragement des femmes à avoir confiance en elles-mêmes, afin qu’elles participent sans peur à l’édification de l’Eglise et à la construction de la société.

 

Aussi des résolutions ont été prises entre autres :

-          Engagement dans la lutte contre le poids de certaines traditions,

-          Mise en place des structures permanentes de formation et d’accompagnement

-          Insertion des femmes dans les lieux de réflexion, de consultation et de dialogue  

 

2002-2012, Femmes Chrétiennes catholiques de Centrafrique, dix (10) ans après la déclaration de MALABO, nous avons sombré dans le néant. MALABO nous a donné des orientations de travail qui étaient au fait la réflexion que les femmes chrétiennes catholique de Centrafrique avec nos Evêques avions porté à la table de l’ACERAC qui l’a validée.

 

L’Eglise notre mère s’est souciée de notre place en son sein et dans la société. Voilà que nous, nous avons choisi la bataille pour le « leadership ». La question de « subvention », de « voyage » et de « véhicule » nous a détourné du réel c'est-à-dire « être lumière et actrice de changement social dans l’église et dans la société ».  En faisant cela, le cercle de nos défis s’est élargi

.

En se souciant de nous, l’Eglise notre mère, connait nos potentialités ; Elle sait qu’avec nous : « un monde autrement est possible ». Nous avons failli. Devrions-nous continuer à nous lamenter sur notre sort, entrain de voir dans l’autre les raisons de notre chute ?

 

Non ! FEMME DEBOUT, AFFIRME-TOI !

 

Affirmes-toi parce que le défi qui se présente devant toi  est immense. Oublies tes querelles et regardes  autour de toi. Tu es obligée de réfléchir sur l’orientation à donner à ta lutte. Tu es obligée de te mouvoir pour un changement réel dans la société centrafricaine.

 

L’une des « Résolutions de MALABO » était la question de la scolarisation des filles. Quant bien même cette question reste d’actualité, elle dépasse ce cadre et s’inscrit dans un processus global qui prend aussi en compte les garçons. Les jeunes (filles et garçons) qui n’ont pas suivi un cursus normal et qui sont les oubliés du système éducatif formel sont devant toi. Ce défi, nous ouvre plusieurs pistes de réflexions et solutions que nous pouvons par la grâce de Dieu et la force qu’il a donnée aux femmes de changer notre société.

 

La décennie 2002-2012 qui, était pour nous une décennie de la femme au sein de notre église n’a pas donné le fruit escompté. Cela ne doit pas être pour nous une défaite à vie, car le Christ nous a montré le bon exemple. Tombé sous la croix, il s’est relevé et a porté cette croix. Fort de cette expérience avec le Christ ; revenant vers les pères de notre église et sollicitant leur adhésion à une nouvelle décennie « 2013-2023 : l’Eglise Catholique de Centrafrique, Partenaire de Développement » Conformément à la recommandation de Libreville au chapitre 3 point 17, 18 et 19: 

-          Multiplier les structures de qualité pour la formation scolaire et universitaire, avec une orientation positive en faveur des filles ;

-          Renforcer l’autonomisation et les capacités des femmes dans les activités génératrices de revenus ;

-          Lutter contre le VIH/SIDA par la sensibilisation, l’information, l’accompagnement, en vue de renverser la tendance actuelle de séroprévalence.

 

Pourquoi «l’Eglise Catholique de Centrafrique, Partenaire de Développement ?»

 

Nous restons sur la question de la scolarisation. Nous savons tous que le système éducatif de notre pays à laisser beaucoup de nos compatriotes sur le parterre. L’Etat Centrafricain depuis les indépendances s’est engagé dans la formation des cadres supérieurs que l’on trouve partout et même sans emploi.

 Aujourd’hui avec le système LMD (Licence, Master, Doctorat), l’écart entre les hauts cadres et les agents d’exécution est grand avec une absence de cadres intermédiaires. On constate aussi dans les métiers du quotidien, l’apprentissage se fait sur le tas. Cette réalité hypothèque le développement de notre société et de notre église.

 

C’est pourquoi, Femmes Chrétiennes Catholiques, nous devrions nous ressaisir, nous unir pour relever le défi de la formation professionnelle technique à tous les niveaux. La formation en entreprenariat est un défi pour ton bien être et celui de toute la société. Nous ne pouvons être debout que si nos compatriotes sont formés à partir de leur capacité. Qu’ils créent de l’emploi pour eux et pour ceux qui peuvent être avec eux.

 

Avec le soutien des Evêques :

 

Femmes Chrétiennes Catholiques, nous devions être unies afin de solliciter les « Pères de notre Eglise » à négocier avec l’Etat la restitution à l’Eglise de ses infrastructures scolaires.

Faisons de la formation en entreprenariat notre combat pour le développement et l’épanouissement de notre jeunesse en quête de repère.

 

Que la Vierge Marie visiteuse d’Elisabeth, nous visite au sein de cette nouvelle année et de la nouvelle décennie par son humilité qu’elle nous garde de tout débordement comportemental.

 

FEMME DEBOUT,  AFFIRME-TOI !

 

Mme Valérie Blandine TANGA

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion