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13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 12:32

 

 

 

 

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Abdoulaye Hissène 


 

BANGUI, 12 déc 2012 (AFP) - Une ex-rébellion centrafricaine ayant signé les accords de paix avec le gouvernement en 2011 a donné mercredi 48 heures aux assaillants de Ndélé (nord) pour quitter la ville qu'ils avaient attaquée lundi.


L'attaque de Ndélé, importante bourgade du nord qui compte 15.000 à 20.000 habitants a été revendiquée par une aile dissidente de l'Union des forces démocratiques pour les rassemblements (UFDR), une ancienne rébellion qui estime que les accords de paix qu'elle avait signés en 2007 sont un échec.


"Nous donnons un délai de 48 heures à l'UFDR pour quitter les villes de Ndélé (nord), Sam Ouandja et Ouadda (nord-est) qu'elle occupe depuis lundi", a déclaré mercredi Mahamat Zakaria, au nom de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), ex-rébellion censée contrôler la zone en bonne intelligence avec l'armée depuis la signature d'un accord de paix en 2011.


La CPJP, fondée par l'ancien ministre et opposant Charles Massi donné pour mort par sa famille début 2010, avait signé un accord avec le gouvernement de Bangui en juin 2011. Au mois de septembre de la même année, la CPJP et l'UFDR s'étaient violemment affrontés à Bria, importante ville minière du centre-est pour le contrôle du diamant avant de trouver un accord.


"Nous demandons (à l'UFDR, ndlr) de respecter les accords de paix qu'elle a signés avec le gouvernement (en 2007, ndlr) ainsi que l'accord de paix conclu avec la CPJP après les évènements de Bria (septembre 2011)", a ajouté M. Zakaria, conseiller politique d’Abdoulaye Hissène, dirigeant de la CPJP.


De son côté, le ministère de la Défense avait affirmé mardi que l'armée avait pu "reprendre" le contrôle de Ndélé, carrefour du Nord près de la frontière tchadienne. Une partie de la population avait fui la ville.


L'armée ne contrôle qu'une petite partie du territoire centrafricain, essentiellement au sud. Le pays avait connu un calme relatif entre 2008 et 2011. Mais des dissidents de plusieurs rébellions ayant signé des accords de paix sèment le trouble depuis l'an dernier.


"Nous attendons d'aller au désarmement pour que notre pays puisse retrouver définitivement la paix. Donc nous lançons cet ultimatum à l'UFDR dans les 48 heures. Sinon nous aviserons", a mis en garde M. Zakaria. Il a assuré que "des biens des sociétés de safari et des organisations non gouvernementales" étaient "pillés" par des éléments de l'UFDR. 

 

 

NDLR : Comme Zakaria Damane, Abdoulaye Hissène n'est autre qu'un pourvoyeur et vendeur de diamant à Bozizé.

 

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