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18 décembre 2012 2 18 /12 /décembre /2012 00:55

 

 

Franck-Biya.jpg

Franck Biya

 

 

APA-Yaoundé (Cameroun) 2012-12-17 13:05:26 - L’association One Cameroon Movement (OCM) vient de déposer une requête auprès de l'Office central pour la répression de la grande délinquance financière (OCRGDF) de France, accusant le premier fils du président camerounais, Franck Emmanuel Biya, de posséder ‘’illégalement sur le territoire français une partie de la fortune de l’Etat camerounais’’.


Cette organisation de la diaspora demande ainsi l'ouverture de recherches sur de supposés biens mal acquis de l'intéressé en Hexagone, et plus particulièrement à Monaco, sous des prête-noms.

 

Pour OCM, différentes enquêtes effectuées ainsi que des informations recueillies par différents observateurs, ces dernières années, ont pu établir ‘'la preuve, ou en tous les cas la très grande probabilité, de la détention sur le territoire français plusieurs biens immobiliers parfois d'une très grande valeur par Franck Emmanuel Biya, et en tous les cas par certains membres de la famille Biya''.

 

Outre les détournements de la fortune publique camerounaise, insiste-t-elle, Franck Emmanuel Biya possèderait à Monaco un Bugatti Veyron, une Maserati MC12, une Ferrari Enzo, des véhicules coûtant presque 2 millions d'euros l'unité et qui ont pu être acquis au moyen de détournements de fonds commis au préjudice de l'Etat camerounais.

 

OCM suggère la perquisition de la ‘'Villa Isis'', sise à l'avenue Douine à Roque Brune Cap-Martin dont Franck Biya est le légitime propriétaire.

 

''Officiellement, la villa est au nom de +l'Immobilière du Sud Azur+, une société au capital de 1000 euros sise promenade des Anglais à Nice, dont le gérant n'est autre qu'un certain Emmanuel Biya... le second prénom de Franck.''

 

C'est la 2è fois en quelques semaines, note-t-on, que l'aîné du chef de l'Etat camerounais est ainsi officiellement cité dans une affaire de distraction d'enrichissement illicite.

 

En novembre dernier, l'Alliance pour la défense du bien public, une association non légalisée, avait accusé le même homme d'avoir, dans une opération de titrisation de la dette intérieure de l'Etat vis-à-vis des entreprises publiques Cameroon Telecommunications (CAMTEL) et la Caisse nationale de prévoyance sociale (CNPS), ‘'encaissé sur la base d'une spéculation financière féérique opérée sur des bons du Trésor obtenus auprès du ministère de l'Economie et des Finances et baptisés Obligations du Trésor à coupon zéro (OTZ), près de 100 milliards FCFA''.

 

S'engouffrant dans la brèche, le Front social démocratique (SDF), premier parti de l'opposition parlementaire du pays, a demandé l'ouverture d'une enquête sur ces prétendues malversations financières.

 

Au sein du pouvoir de Yaoundé, l'on voit derrière toutes ces dénonciations la main d'anciens dignitaires du régime en délicatesse avec la justice de leur pays dans le cadre de l'opération en cours d'assainissement des mœurs publiques.

 

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