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23 juillet 2012 1 23 /07 /juillet /2012 16:38

 

 

 

 

zRadioRCAdevant

 

                                             Façade Radio Centrafrique

 

 

 

CENTRAFRIQUE : LIBERTE D'EXPRESSION

 

Dans un pays où le pouvoir de l'État a compris que la meilleure façon de gouverner est de gouverner dans le silence pour être tranquille, il appartient à l'opposition de trouver la parade pour ne pas demeurer muet. Le régime en place à BANGUI a choisi le muselage de l'opposition comme moyen de conduire les affaires publiques en toute opacité, en lui barrant la route à l'information. Ce régime a compris l'importance de la communication dans la gouvernance d'un pays, car c'est le vecteur par lequel le peuple sait ou ne sait pas le genre de sauce qu'on lui administre.

 

Ce n'est donc pas surprenant si le pont de LANGBASSI, en pleine capitale, reste écroulé des mois et des mois, voire certainement des années et des années sans être reconstruit.  C'est tout simplement parce que cette stratégie répond bien à celle que le pouvoir a adoptée pour ne pas vulgariser la communication et pour isoler de fait,  les populations les unes des autres.

 

Les Anglais, en disant au monde entier « No news, good news » en d'autres termes « Pas de nouvelles, bonnes nouvelles », savent bien de quoi ils parlent. En n'informant pas le peuple comme il se doit, en refusant au peuple le droit de dire ce qu'il pense du fond de son cœur, non seulement on le maintient dans l'ignorance, mais aussi on contribue à l'asservir, à l'assujettir et on finit par lui ôter tout esprit de discernement par manque d'éléments d'observation, d'analyse et de comparaison.

 

Q'est-ce qu'une radio nationale sinon une radio d'État ?

Qu'est-ce qu'une télévision nationale sinon une télévision d'État ?

 

Et l'État, n'est-il pas ce gigantesque organe qui coordonne à travers des textes techniques et « consensuels », la bonne administration d'une NATION, un peu comme un cœur alimentant le corps de sang ?

 

Et dans ces textes « consensuels », les partis dits de l'opposition ne sont-ils pas reconnus comme étant partie intégrante de tous ces services qui concourent au bon suivi, au bon accomplissement des choix de gestion et d'administration des biens publics ?

 

Reconnus comme tels, quelle raison avancerait-on pour empêcher les partis ayant des points de vue divergents de ceux du pouvoir, d'avoir le même accès aux médias publics si ce n'est pour adopter une posture dictatoriale ?

 

La dictature, le centrafricain l'a déjà bien expérimentée pour en avoir un souvenir salé. Et à la seule évocation de ce terme,  nous ne ferons pas le pari de trouver une majorité de centrafricains favorables à un tel système. C'est dire que personne n'acceptera de faire un pas en arrière quand tout le monde cherche à avancer, à progresser.

 

Dans une lettre adressée au ministre de la communication en date du 20 Juillet 2012, le FARE 2011 a « demandé l'application sans délai des dispositifs de l'article 12 de l'ordonnance n°05.007 du 2 Juin 2005 relative aux partis politiques et au statut de l'opposition en République Centrafricaine qui énonce que « les partis et groupements politiques jouissent d'un droit d'accès aux médias d'État dans les conditions définies par les lois et règlement en vigueur ».

 

Cette correspondance constitue un exemple d'actions qu'on demande aux partis politiques de l'opposition. Un exemple d'actions qu'il convient de mener, en y impulsant plus de vigueur, à savoir, en exerçant la même pression sur la Représentation nationale, quand bien même cette Représentation serait fantoche, car à force de pressions, elle se trouvera bien ridicule et finira par retrouver le bon sens.

 

Nul n'ignore qu'en CENTRAFRIQUE, un ministre n'est qu'une plume de poule, donc quelque chose pour ne pas dire quelqu'un qui pèse ne rien du tout car noyé dans un système où il n'a de prérogative que le port du titre.

 

C'est dire que les actions du FARE 2011 doivent avoir leur(s) cible(s) et porter la dose de pression nécessaire pour faire bouger les choses.

 

Les médias d'État sont également les médias des partis de l'opposition politique reconnus comme tels. A ce titre, ils y ont le plein droit d'accès, pour jouer le même rôle d'information du public que joue le pouvoir établi. Il n'y a donc aucune raison de les en priver. La seule confrontation des positions ou des thèses défendues publiquement par chacune des deux parties, dans le respect de l'une et de l'autre, sera une bataille noble, qui permettra aux centrafricains de cesser d'être leurrés, pour apprécier et faire le bon choix quand il s'agira de décider de leur quotidien et de leur avenir.

Et ce ne sera possible que lorsqu'ils sauront réellement, parmi leurs hommes politiques, qui est vraiment qui, qui fait vraiment quoi, que les centrafricains pourront envisager d'être sur la voie de la sérénité et de la confiance, gage d'un progrès social global inéluctable.

 

POUR CE COMBAT SI JUSTE, COURAGE ET PERSEVERANCE AU FARE 2011, NOUS VOULONS UN CENTRAFRIQUE SOLIDAIRE, CONFIANT ET HEUREUX.

 

ZO AYE KODRO TI LO

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