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17 février 2011 4 17 /02 /février /2011 00:40

 

 

Cyriaque-Gonda-1

 

 

MISE AU POINT DU PRESIDENT DU PNCN, M. CYRIAQUE GONDA SUR LES ELECTIONS LEGISLATIVES DU 23 JANVIÉR 2011 DANS LES CIRCONSCRIPTIONS DE BOSSANGOA

Depuis bientôt plus de deux semaines l'opinion nationale et internationale ainsi que tous les démocrates et citoyens imbus de paix et de justice, ont écouté soit par ces témoignages directs soit par voie de presse soit par les rapports des observateurs ou par !e biais des tribunaux le sensationnel feuilleton électoral de Bossangoa avec la kermesse de fraudes, d'irrégularités graves, d'abus de pouvoirs et d'actes de violences et de barbarie d’Etat qui ont émaillé les opérations des élections législatives dans les circonscriptions de Bossangoa 1 et de Bossangoa 3

Le point culminant de cette tragédie a été, comme tout le monde l'a appris, l’enlèvement par le préfet de l’Ouham M. Gabriel BAIPO, du jeune Modeste YAMANDJA AMODA, Directeur de campagne du Parti qui fut déporté à 30 kilomètres sur la route de Bangui déshabillé, mis à genoux, torturé, soumis à des traitements inhumains et dégradants, menacé de mort avec arme et enfin abandonné inconscient, en pleine brousse après que ce véritable braqueur de Préfet lui ait volé 236 F CFA, trois téléphones portables et un appareil photo.

M'étant abstenu exprès de toutes déclarations médiatiques, j’ai voulu en toute responsabilité et en homme d’Etat, éviter de permettre tout amalgame avec quelconque autre revendication, laisser d’abord la justice qui a été immédiatement saisie à Bossangoa faire son travail sans obstruction, à contenir la réaction de mes militants et de la population et appeler au calme, observer enfin ce qu’en dira la CEI elle-même puisque M. Thierry AKOLOZA, Coordonnateur de la CEI de l’Ouham était témoin oculaire de toute ces bavures destinées à aboutir à un hold-up des législatives avant d’agir.

Aujourd'hui, après avoir obtenu tous les éléments d’analyse nécessaires après avoir laissé les résultats des présidentielles que nous considérons comme justes et incontestables et après avoir écouté sur la voix des ondes la pseudo proclamation des législatives de Bossangoa par l’incorrigible CEI et son corrompu, pacotille de rapporteur général sieur Rigobert Vondo, malgré ce que cette CEI elle-même sait : j’affirme et déclare fermement qu’il n’y a pas eu élections législatives à Bossangoa.

La population de Bossangoa a été abusée, a vu sa dignité être bafouée et n'a pu exprimer librement son choix  du fait des fraudes massives, de l'intempestive intrusion et intimidation des pouvoirs publics, particulièrement l'exercice outrancier de violences aveugles sur les populations par le Préfet de l’Ouham, violences qui ont fait quitter tous les représentants des candidats du PNCN, du PSD, du MLPC, des Indépendants TOKOFEISSE et autres dans tous les bureaux de vote en plein milieu des opérations électorales.

En effet, l’orchestration de cette impressionnante batterie de fraudes et de graves irrégularités sur fond d’abus de pouvoir, de violences et voies de fait, ont été conçues et commandités par M. Elie OUEIFIO, Secrétaire général du KNK et la mise en œuvre confiée au tristement célèbre Préfet de l’Ouham, le colonel de la gendarmerie à la retraite, M. Gabriel BAIPO.

La honteuse entreprise de ceux qu’on peut ironiquement appeler hautes autorités de l’Etat s’est matérialisée ostentatoirement par :

Le débarquement précipité de M. Elie OUEIFIO à Bossangoa le samedi à 4h 30mn du matin alors que les campagnes étaient closes le vendredi à minuit. Muni de plusieurs urnes bourrées en provenance de Bouca par l’entremise d’un député en fonction, de plusieurs milliers de cartes d’électeurs vierges, de feuilles de dépouillement et procès-verbaux signés d’avance ainsi que de billets de banque ; ce dernier continuera tranquillement en violation flagrante des dispositions des alinéas 3 et 4 de l’article 54 du Code électoral à faire campagne, par l’organisation de réunions de sensibilisation en faveur du candidat KNK aux législatives.

Ces réunions seront entrecoupées de séances d’interrogatoires, d’intimidation et de menaces à la méthode nazi de la GESTAPO ou roumaine de la SECURITATE : séances lors desquelles les chefs de quartiers, les pasteurs, les femmes de l’OFCA, les fonctionnaires et autres citoyens étaient systématiquement menacés de représailles, de perte de leur emploi, du retour des Banyamulengués ou de faire l’objet d’enlèvement et d’assassinat par ce qu’ils appellent « Opérations hiboux » si ces derniers ne votaient pas pour le candidat KNK aux législatives.

A la fin de ces menaces proférées à tour de bras, chaque chef de quartier recevra une lettre de mission pour frauder par tous les moyens et sera doté de matériels appropriés de fraude. A la fin, ils se virent remettre de l’argent pour ladite opération.

Toutes ces réunions, séances d’interrogatoires et intimidation tenaient sous l’œil vigilant du Préfet de l’Ouham à qui la mission de coordination de cette honteuse opération était confiée.

Pourtant le Président de la République Chef de l’Etat, candidat de la Majorité présidentielle arrivé à Bossangoa le vendredi, dernier jour de la campagne est resté dans sa logique de rassembleur, respectueux de son entente électorale avec ses alliés et a déclaré solennellement à la population de Bossangoa : « qu’il voudrait que leur choix soit libre et responsable, porté sur un fils de Bossangoa capable qui pourrait faire avancer la ville… »

C’est après ma vive réaction, appuyée par l’intervention de la gendarmerie, des observateurs et de la CEI locale que les représentants de tous les candidats dans les bureaux de vote, informés vers 16 h 00 de cette cavale meurtrière de celui qui est censé être le représentant de tous les pouvoirs dans la préfecture donc garant de la sécurité des citoyens pris de panique vont unanimement quitter les bureaux de vote, abandonnant les opérations électorales pour préserver leurs vies.

Malgré que la justice ait été saisie et que le droit a été dit ; je reste outragé par le caractère répugnant de ces actes inadmissibles posés  par ces messieurs qui se disent collaborateurs du Président de la République que j’ai servi avec loyauté dans tous les moments cruciaux et difficiles pour la cause du régime actuel et pour la cause de la République.

JE MERITE UN RESPECT…je dis bien…JE MERITE UN RESPECT…

J’ai été dans l’International, j’ai été député de Bossangoa et 1er Vice-Président de l’Assemblée nationale, j’ai été Porte-parole d’un Chef d’Etat M. François BOZIZE YANGOUVONDA dont j’en ai été au préalable le Porte-parole en tant que candidat aux présidentielles  de 2005, présidentielles dont il a gagné brillamment. J’ai été Ministre et Ministre d’Etat de la République pour enfin me voir confier sous le Guide  du Chef de l’Etat, le noble rôle d’ingénieur en chef et principal artisan de la Paix du Dialogue de la Réconciliation Nationale, rôle que j’ai accompli pour la République avec compétence, sincérité et hauteur afin que notre pays soit aujourd’hui pacifié et que ces pistoleros qui se cachent derrière le Chef de l’Etat pour donner des coups lâches continuent à se remplir les poches de manière éhontée en narguant les populations comme l’ont fait.  

Cela ne saurait perdurer. Que ceux qui utilisent le nom du Président de la République ou se cachent derrière lui pour donner des coups par lâcheté en utilisant des mensonges et la délation sortent de leurs cachettes pour se battre ou affronter les autres à visage découvert. Je suis prêt au débat.

JE REPETE QUE JE MERITE UN RESPECT…ET LA POPULATION DE BOSSANGOA AUSSI MERITE UN RESPECT car une chose est de voter une élection législative pour un siège et une autre est d’emmener un Préfet d’une localité à commettre une barbarie pareille d’un autre âge, vilipendant l’Etat.

 

Cyriaque GONDA

 

NDLR : On croît rêver. Et dire que ce monsieur qui passait un moment pour être un des plus grands doctrinaires du bozizisme vient à peine de quitter la galaxie du dépeceur qui lui reprochait de mentir comme il respire et surtout d'avoir détourné beaucoup d'argent (Fonds du DPI et DDR entre autres). Les violations du Code électoral et les fraudes commises à Bossangoa par le secrétaire général du KNK Elie Oueifio et les exactions du Préfet Baipo qu'il rapporte ici lui ont visiblement laissé un arrière goût prononcé d'amertume. Il oublie cependant de reconnaître, sans doute pour ne pas s'attirer encore les foudres de Bozizé, que ce qu'il appelle "la honteuse entreprise de hold-up électoral à Bossangoa"du KNK n'a pas seulement servi pour les législatives mais aussi pour la présidentielle puisqu'il s'agissait d'élections groupées. Qu'attend-t-il pour dénoncer ouvertement l'accord d'alliance électorale que son parti le PNCN a signé avec le KNK ? C'est une telle dénonciation qui rendrait vraiment sa démarche crédible.   

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique