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19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 06:06

 

 

 

JP Mara

 

 

J’interpelle la CEI,  particulièrement  Mr Rigobert VONDO et Rodrigue Joseph MAYTE sur le motif de leur séjour prolongé en France après la mascarade d’élection dont ils ont été spécialistes en Janvier 2011 en République Centrafrique

 

 

1/RAPPEL :

 

La Commission Electorale Indépendante (CEI) comprenait trente et un membres dont le Président était Joseph BINGUIMALE,  aidé par  Rigobert VONDO et Rodrigue Joseph MAYTE. Mais on sont-ils passés ces trois ?

Doté d’un budget 2 milliards de Francs CFA, la CEI avait pour une démarche stratégique de cafouillage, notamment trainer longtemps « les élections ne doivent techniquement se tenir dans le délai » le temps d’organiser la fraude. Ainsi  les dates furent d’abord fixées arbitrairement au 16 mai 2010. On se rappellera de quelques déclarations du porte-parole de la CEI Rigobert Vondo. Dans la même logique, Bozizé limogea les ministres Cyriaque Gonda chargé du DDR et Elie Ouéfio ministre de l'Administration du Territoire, qui avait en charge la préparation des élections, en collaboration avec la CEI et annula les deux décrets des 2 et 25 mars 2010 portant découpage des circonscriptions électorales. L'opposition exprima son scepticisme, soutenue par la communauté internationale, les bailleurs de fonds,  les Nations unies ainsi que l'opposition en raison de la situation sécuritaire et du retard pris dans la préparation des élections. Mais tout cela s’avéra peine perdue car il ne fallait pas entraver la marche de la tricherie. Le Mercredi 20 octobre 2010  Bozizé convoqua sans en fixer l’ordre du jour toutes les forces vives de la nation centrafricaine, la commission électorale, le corps diplomatique, les bailleurs internationaux et les partis d’opposition au Palais de la Renaissance pour une grande messe. N’ayant pas apprécié l’interpellation en pleine séance par l’opposant Bedounga, Bozizé donna l’ordre à sa sécurité rapprochée de faire sortir ce dernier de la salle. Il traita sa garde par la suite de tous les noms pour n’avoir pas simplement abattu « l’emmerdeur » Joseph Bendounga.

 

Tout était orchestré par Bozizé pour rejeter sur la communauté internationale (surtout M. Samzun  et Mme Zewde Sahle Work) la responsabilité des ses échecs si d’aventure il perdait les élections. Mais c’est surtout lors de cette rencontre que Bozié annonça les mesures arrêtées par VONDO, MAYTE et NGOUANDJIKA : Le vote sera manuel donc pas informatisé et basé sur le découpage électoral de 2005. La Communauté Internationale n’a pas osé remettre en cause cette décision, sachant que Bozizé était déterminé et qu’ils ne pouvaient plus le contrarié. Pendant tout ce temps, Bozizé évita soigneusement de parler du rapport de l’audit qui a été effectué sur la scabreuse gestion de la CEI.

 

2/LE TRAVAIL DE TERRAIN

 

Pendant qu’Elie WEFIO se débattait avec les Préfets, Sous préfets, Les Chefs de Brigades, les Maires et Chefs de Villages pour verrouiller le déroulement la réussite des élections dans les provinces, des déclaration pleuvaient à Bangui.  Rigobert Vondo déclara par exemple que « le problème de report, nous faisons tout à la CEI, pour qu’on en parle plus,  ce mot là n’existe pas pour la Commission Electorale Indépendante ».

 

3/ELECTIONS :

 

Nous sommes le 23 janvier : 1,8 million d’électeurs centrafricains (pour 4,8 millions d’habitants) sont appelés aux urnes pour choisir un président parmi cinq candidats et élire 105 députés.

Un homme râblé, au costume beige constellé de taches, entre dans un bureau de vote. Il n’a pas de carte d’électeur, et tend à l’assesseur - toujours unique - un petit bout de papier. En lettres manuscrites au stylo bille, son identité est déclinée sur le document intitulé « récépissé ». Il porte le numéro 139. Le président du bureau le considère comme valable. Mais le registre comporte deux numéros 139. L’électeur pourra néanmoins voter, puisque son nom figure face à l’un des deux 139.

Les listes manuscrites censées permettre aux électeurs de trouver le numéro de leur bureau de vote ne sont pas affichées. D’après la CEI, le scrutin devait prendre fin à 16 h 00. Mais à 16 h 40, une foule bruyante remplit encore la cour. On joue des coudes et on crie pour se faire une place dans la file d’attente. « Les listes ne sont pas affichées, vous trouvez ça normal Madame  »,

 

C’était le résultat travail des Rigobert VONDO, Rodrigue MAYTE, Elie WEFIO et tant d’autres à la CEI.

 

4/DEPOUILLEMENT A LA BOUGIE

 

Dans un centre sans électricité il est 18h et il fait déjà sombre. Dans ce pays sans électricité, les électeurs attendaient car il y avait encore beaucoup d’urnes à dépouiller.

Joseph Rodrigue MAYTE, président de la sous commission dépouillement « les opérations du dépouillement ont pris un retard à cause de ces préalables de l’opposition ».

 

Résultat des Présidentielles : « Le président Bozizé a été plébiscité par le peuple centrafricain pour un bon travail bâti depuis 7 ans, date du sursaut patriotique », s’était félicité Fidèle Gouandjika, porte-parole du gouvernement et ministre du Développement rural, ajoutant encore ceci : « C’est la victoire du peuple centrafricain, la victoire de la démocratie ». Démocratie vous avez dit ? Démocratie à la Roumaine ou à la Soviétique alors avec un parti unique.

 

A l'annonce des résultats des législatives qui se déroulaient en même temps, n'a fait qu'ajouter de l'huile sur le feu : le KNK (Kwa Na Kwa, soit « le travail rien que le travail » en langue sangö), parti présidentiel, est gagnant à 90%. Cela aussi, c’était le résultat du travail de MAYTE et VONDO.

 

Pourtant, la mission d'observation de l'Organisation internationale de la francophonie, déployée dans les bureaux de vote, avait relevé « toutes sortes de difficultés et de dysfonctionnements », selon son responsable, l'ancien président du Burundi Pierre Buyoya.

 

« Dictature familiale »

 

L’opposition politique réunie dans le Collectif des Forces pour le Changement déposa alors  un recours en annulation devant le Conseil mais n’obtint pas gain de cause. Elle se contentera d’exiger l’annulation et la reprise des élections en créant un front dont le slogan est symbolique FARE 2011.  Cette décision va provoquer l’ire de Bozizé qui a pris cela comme un crime de lèse-majesté.

 

 

5/PRESQQUE UN AN MOIS APRES, INTERPELLATION DE VONDO ET MAYTE

 

Le discours de Bozizé à l’occasion du 1er décembre 2011 est un aveu d’impuissance devant le manque de politique concrète dans la résolutions des problèmes socio-économiques de  notre pays, surtout en ce qui concerne la question sécuritaire en rapport avec Baba Laddé, Joseph Kony et l’échec du DDR.

 

Depuis ces élections, on peut se poser plusieurs questions dont :

 

A-Ou êtes-vous passés Mr VONDO et Mr MAYTE ? Officiellement, Vous êtes en France pour des raisons de santé. Mais peut-on vous rendre visite si vous êtes malades ? Nous sommes ici dans  le pays ou les dirigeants ne truquent pas les élections et ou les citoyens se soucient de l’Etat de leur concitoyens.

 

B-Pourquoi Rigobert Vondo le Président du PUP qui aurait tellement voulu être nommé le Porte Parole du KNK se tait ? Votre silence vaut t-il son pesant d’Or ?

 

C-Monsieur VONDO, Monsieur MAYTE, pouvez-vous nous sortir le Procès Verbal des Elections législatives de quelques circonscriptions par exemple ceux de ma circonscription MALA  ou du 4eme arrondissement de Bangui ?

 

D-Par ailleurs, que dit le KNK sur les rumeurs de dévaluation du CFA ? Puisqu’il n’y a plus d’opposition à l’Assemblée Nationale, n’est-on pas en droit d’attendre une politique économique qui permette de résoudre tout le problème de paiement de salaires, de pauvreté, d’infrastructure, etc en RCA, Théoriquement aucun Centrafricain de devrait plus mourir de faim puisque les Ministres Centrafricains sont des milliardaires ?

 

Je suis surpris du silence du KNK du Centre A Fric concernant les rumeurs selon lesquelles » Le Franc CFA sera dévalué le 1er janvier 2012.

 

Jean-Pierre MARA


Ancien Candidat à la Députation de Janvier 2011

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion