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9 novembre 2012 5 09 /11 /novembre /2012 14:32

 

 

 

François Hollande Elysée

 

 

Boz et IDI

 

 

Sauf changement de dernière minute ou un nouveau cas de force majeure, Idriss Déby Itno devrait être reçu le 4 décembre prochain par François Hollande selon le service de protocole de l’Elysée. C’est sans doute compter sans le lobbying des sénateurs socialistes Gaétan Gorce et Jean Pierre Sueur qui perturbe les rapports entre N’djaména et Paris. Ces deux parlementaires continuent d’exiger que la lumière soit faite sur l’assassinat à N’djaména en 2008 du leader de l’opposition démocratique Mahamat Saleh Ibni Oumar par les éléments du général Ismaël Chaïbou le patron de l’ANS, la police politique du président Idriss Déby.

 

Malgré ses efforts, le président tchadien qui doit à Nicolas Sarkozy d’être encore au pouvoir alors qu’une rébellion armée était à deux doigts de le renverser en février 2008, ne parvient pas à décrocher un rendez-vous avec le nouveau président français depuis son élection en mai dernier. En octobre dernier, Idriss Déby a décidé et aurait annoncé lui-même à Bozizé en marge du congrès de son parti, le MPS, de rappeler les 90 éléments de l’Escadron tchadien de la garde rapprochée qu’il a détaché auprès de son protégé François Bozizé depuis son putsch de 2003 en Centrafrique.

 

Idriss Déby a pris cette décision pour éviter que ses éléments présents à Bangui depuis le coup d’Etat de du 15 mars 2003 ne fassent les frais des conflits récurrents que suscite leur longue présence de moins acceptée par les Centrafricains y compris au sein de l’armée centrafricaine. Bangui s’attend également au prochain départ de Centrafrique des 300 éléments français du détachement Boali qui assurent le soutien logistique des troupes d’Afrique centrale de la MICOPAX. Le Gabon qui fournit le gros de l’effectif a déjà annoncé son retrait de la RCA en 2013. Le contingent congolais de Brazzaville devrait suivre tout en offrant en compensation de former en 6 mois, deux bataillons centrafricains à l’académie militaire de N’kombo. Quant au Cameroun, il a déjà commencé son retrait des régions de l’Ouham et l’Ouham-Pendé.

 

Cette décision qui a plongé ce dernier dans la panique l’a contraint à faire appel aux services du général à la retraite Jean-Pierre Perez reconverti dans une entreprise privé de sécurité militaire, le groupe EHC. Ce général français qui vient d’effectuer une visite éclair à Bangui, n’est pas un inconnu pour Bozizé qu’il a déjà servi comme conseiller sécurité à la présidence de 2003 à 2006.

 

François Bozizé quant à lui, désespère de rencontrer son homologue français etcompte beaucoup cependant sur la rencontre Hollande-Déby pour qu’une esquisse de bouclier sécuritaire pour son pouvoir soit trouvée par les deux chefs d’Etat. Selon nos informations, il s’est plaint à un chef d’Etat africain lors du sommet de l’OIF à Kinshasa en ces termes : « Hollande est très rancunier, il a reçu le doyen Paul Biya en insistant uniquement sur le dossier d’un franco-camerounais emprisonné au Cameroun. Il n’a même pas remercié le président Joseph Kabila après la lecture de son discours officiel au sommet de la Francophonie parce que pèse sur le président congolais, le soupçon d’avoir ordonné l’assassinat de Floribert Chébéya. Quant à moi, les représentants de l’opposition en France qui n’ont pas d’électeurs en Centrafrique, ont dit à l’Elysée que ce sont mes enfants qui ont torturé à mort l’ancien ministre Charles Massi qui avait pris les armes contre l’armée de son propre pays ».

  

La rédaction

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales