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25 août 2012 6 25 /08 /août /2012 16:43

 

 

 

 

Ndomby

 


 

Depuis la validation de l’élection du Président de la République, le Général François BOZIZE et la mise en place des institutions de la République, le Forum démocratique pour la modernité (FODEM) observe attentivement  les actions gouvernementales dans le respect des règles de la République.


Dans son rôle de Parti Politique, le FODEM se doit d’attirer l’attention du pouvoir sur des actes posés et sur lesquels le silence constituerait un manquement au devoir responsable envers la Nation et l’Avenir.

C’est la primauté de la loi sur la force qui est la garantie de la sécurité sans laquelle il ne peut y avoir de Paix véritable. C’est par la force de la loi que l’on obéit aux hommes et à tous ceux qui incarnent les institutions de la République.  Lorsque la force et son utilisation sont illégales, elle définit l’injustice et conduit à l’arbitraire.


L’un des devoirs régaliens de l’Etat, c’est de garantir la sécurité sur toute l’étendue du territoire national et à tous les citoyens d’où qu’ils se trouvent.  Sans cette sécurité qui doit être garantie par l’Etat, aucun développement n’est imaginable, d’autant que notre Pays est essentiellement agricole. Comment mobiliser et encourager la population à se mettre au travail de la terre si elle n’est pas en sécurité lors de ces activités ?


C’est dans la sécurité, le dialogue permanent, le respect les uns des autres dans la République que nous vivrons dans l’harmonie sans laquelle la cohésion nationale et l’unité resteront de pieux vœux.


La Paix est un comportement et ne peut s’accommoder de l’injustice et de l’arbitraire. Le comportement respectueux vis-à-vis des règles et des lois qui nous régissent dans la République et au-delà desquelles personne ne peut se placer est la garantie de la Paix génératrice de l’harmonie qui nous permet d’être dignes ensemble et de nous mettre au travail dans l’unité pour notre développement.


La Paix sociale est garantie en grande partie par la Diaspora sans l’appui financière de laquelle, de nombreuses familles souffriraient davantage et de nombreux projets associatifs seraient sans lendemain. Il faut rappeler que sans la cohésion  communautaire à l’extérieur, nombreux étudiants en grandes difficultés seraient rentrés au Pays avec baluchons sur la tête, l’Etat n’ayant pas toujours les moyens financiers pour répondre à temps à toutes les difficultés. Comment comprendre alors que la Diaspora soit ainsi mise en difficulté sur la question du renouvellement  et de la mise en place des passeports biométriques ? De nombreux Centrafricains, familles centrafricaines connaissent des difficultés administratives en France, non pas à cause de l’administration Française mais par la volonté des responsables Centrafricains eux-mêmes. Ne pouvant pas se rendre à Bangui pour y renouveler leurs passeports, des salariés perdent leurs emplois et donc leurs revenus sur lesquels vivent plusieurs familles en général, y compris des familles résidant en Centrafrique.


Et que dire des étudiants boursiers Centrafricains qui ne vivent que grâce à la solidarité de ceux des Centrafricains, généreux, qui travaillent et qui désormais vont perdre leurs emplois du fait de cette mesure incompréhensible ? Aucun Pays de la sous-région de la CEMAC ni même d’Afrique n’a mis en place une mesure pareille.


Il est encore temps pour que les autorités nationales prennent la bonne mesure qui consistera à relever les empruntes digitales dans les représentations nationales extérieures et à faire établir les nouveaux passeports rapidement à tous ceux qui sont dans l’attente afin de leur permettre de sauvegarder leurs emplois, de poursuivre leurs études dans des conditions acceptables et surtout de continuer à venir en aide aux leurs, nombreux dans le besoin au Pays.


Il s’agit là d’une réalité au sein de la Diaspora. C’est grâce à l’esprit de solidarité que beaucoup de Centrafricains arrivent encore à tenir, mais jusqu’à quand ? Si cette mesure devrait demeurer, ce serait une injustice contre laquelle rien ne pourra justifier que des Centrafricains dignes de ce nom se taisent et restent dans l’inaction. Nous devons préserver ce qui reste de notre image déjà bien marquée dans le volet des incompréhensions, de l’injustifiable et de l’arbitraire. Nous devons être sûrs de faire ce qui est Juste pour consolider notre Unité et permettre à notre Pays  de réaliser ses ambitions au-delà des divergences dont nous devons d’ailleurs apprendre à  tirer profit.


La République est un projet toujours inachevé. Il appartient aux représentants du peuple que sont les députés de poursuivre, dans le cadre institutionnel, le projet Républicain, dans le respect de notre loi fondamentale qu’est la Constitution.


Devant l’effondrement des infrastructures routières, notamment les ponts et la dégradation avancée des rues et avenues, y compris dans la capitale, que pensent les députés qui représentent les circonscriptions sinistrées ? Que des actions citoyennes soient entreprises par la jeunesse pour améliorer la circulation dans certaines rues et avenues, c’est une excellente initiative qui mérite d’être saluée voire encouragée. Mais cela ne doit exonérer l’Etat de son devoir d’améliorer le cadre de vie de tous les Centrafricains par le maintien et la construction des infrastructures,  encore moins la représentation nationale dans son devoir de porte-parole du peuple,  lequel  ne cesse de crier à voix basse son désarroi.


Ensemble, mettons notre Pays en chantier et relevons les défis du développement personnel, politique, économique pour lui permettre d’entrer dans une nouvelle phase de son histoire.

Cette nouvelle phase devra corriger les  insuffisances et carences des phases précédentes pour jeter les bases du Centrafrique de demain en s’appuyant sur tous les acquis et toutes les compétences dans la Justice, l’Harmonie,  la Sagesse et l’Amour.


Fait à Paris, le 25 Août 2012


Saturnin NDOMBY


Président du FODEM

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