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30 décembre 2010 4 30 /12 /décembre /2010 04:34

 

 

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 Cela fait longtemps, très longtemps certainement pour beaucoup d’entre nous, que je ne me suis point exprimé sur les questions de l’heure, qui concernent  principalement, mais pas exclusivement, le processus électoral en cours dans notre pays.

En effet, la préoccupation majeure des centrafricains aujourd’hui  demeure la sécurité et  la paix sur toute l’étendue de notre pays. Cette paix et cette sécurité  ne pourront se matérialiser que par la libre circulation des personnes et des biens, partout et à tout moment, sur l’ensemble du  territoire national, sans exclusive.

Force est de constater que nous sommes loin de cette situation au jour d’aujourd’hui, malgré la laborieuse mise en œuvre du projet de Réforme du Secteur de Sécurité (RSS), et malgré le lancement fortement médiatisé de ce chaotique processus du Désarmement- Démobilisation -Réinsertion  (DDR) qui ressemble au monstre de Loch Ness. Tout le monde parle des progrès du DDR et de la RSS, mais le commun des mortels ne voit rien de concret. Les mouvements politico-militaires qui participent au processus DDR « tiennent » toujours les barrages routiers et interdisent la circulation dans leurs zones des représentants des partis politiques, arguant du non paiement par l’Etat de leurs indemnités, tandis que  les mouvements de rébellion non signataires des accords de paix  mènent des opérations d’occupation sporadique de villes.

 Le problème de fond pour ramener la paix dans notre pays, contrairement à ce qui se dit, n’est pas uniquement financier, puisque dans le cas du DDR par exemple, les pays de la CEMAC et la BEAC ont volé au secours de notre pays depuis avril 2009  par une contribution de 8 milliards de francs CFA dont la gestion par le pouvoir demeure un cas d’école d’opacité. Le problème est rémanent à cause d’un manque de volonté politique patent du pouvoir  de payer le prix de la paix et de négocier avec les mouvements de rébellion résiduels.

Au-delà du processus électoral, le problème du retour à la paix et à la sécurité dans notre pays demeure la condition sine qua non de la stabilisation de notre pays et de toute relance économique. Ceux qui jouent à faire croire le contraire travaillent objectivement pour la disparition de notre pays.

Vu sous cet éclairage, les intrigues de bas étage et les manipulations ayant pour but de divertir les suffrages du peuple centrafricain se retourneront évidemment contre leurs propres auteurs et complices.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique