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8 janvier 2010 5 08 /01 /janvier /2010 16:50


bonne-annee

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(Les Afriques 08/01/2010)



L’introduction du GPS est censée faciliter le transit et lutter contre la corruption entre le Cameroun, d’une part, la Centrafrique et le Tchad, de l’autre. Il suscite naturellement de nombreuses résistances.

 
Le Cameroun a entamé des discussions pour l’amélioration du transit avec ses deux voisins dépourvus de façade maritime, la Centrafrique et le Tchad, dont 80% des marchandises passent par le port de Douala. Dans cette même veine, viennent de s’ouvrir, à Douala, un Bureau d’affrètement routier centrafricain (BARC) et un Bureau d’affrètement de fret tchadien (BAFT).


Ces discussions sont consécutives à l’introduction, il y a quatre mois, par le Cameroun d’un nouveau système de contrôle et de suivi des marchandises, le Global positionning system (GPS). Ce nouveau mécanisme douanier a suscité des réactions contradictoires, aussi bien au sein de l’administration douanière, que parmi les partenaires, certains redoutant que le nouveau système n’endigue sérieusement la corruption qui sévit dans le secteur. Il a déjà été à l’origine d’une grève des camionneurs, en octobre et en novembre derniers, qui a paralysé le trafic pendant plusieurs jours, provoquant la pénurie de produits en Centrafrique et au Tchad.

Ce nouveau mécanisme douanier a suscité des réactions contradictoires, aussi bien au sein de l’administration douanière, que parmi les partenaires, certains redoutant que le nouveau système n’endigue sérieusement la corruption qui sévit dans le secteur.

 
Au sortir de ces mouvements sociaux, le directeur général de le douane du Cameroun, Mme Minette Libom Li Likeng, a indiqué qu’il y a de fortes chances que la réflexion en cours débouche sur une harmonisation du travail entre le Cameroun, d’un côté, la Centrafrique et le Tchad, de l’autre. « Ces pays de l’hinterland ne peuvent recevoir de marchandises que si la douane camerounaise leur accorde des mesures de facilitation et, comme nous sommes engagés dans un vaste programme de modernisation et de facilitation, si nous n’harmonisons pas notre façon de travailler, l’une risque de faire une concurrence déloyale à l’autre, et c’est ce qui se passe actuellement aux douanes tchadiennes et centrafricaines. »


Certains acteurs du secteur affirment rencontrer énormément de difficultés, principalement dues au fait qu’il n’y a pas suffisamment de GPS pour satisfaire la demande de tous les opérateurs.

Amélioration des prestations


Au lendemain de l’introduction du GPS, une évaluation faite par l’administration des douanes révèle que, sur 140 camions partis du port de Douala pour leurs destinations respectives, 100 seulement ont atteint les points d’arrivée…

 
A la douane, on explique d’ailleurs que, lorsqu’un camion doit transporter une marchandise en transit, au moment où le camion est chargé au port de Douala, le GPS est également posé. Dès lors, « le GPS suit le camion le long des corridors. Le camion est tenu de passer par des check-points, où les contrôles ne doivent pas dépasser plus de 20 minutes. Quand il arrive à la frontière, le transporteur trouve la douane et la société partenaire. Ces dernières enlèvent alors le GPS et attestent que le voyage s’est bien passé ». La caution peut alors être levée. Le GPS permet ainsi un grand gain, aussi bien pour la douane que pour les opérateurs économiques.


Par Achille Mbog Pibasso, Douala

© Copyright Les Afriques

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