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29 octobre 2009 4 29 /10 /octobre /2009 12:31




Bangui 29 oct 2009 (Xinhua) - Trois évènements prévus pour ce jeudi devraient contribuer à éclaircir l'horizon du processus censé aboutir aux élections législatives et présidentielles en République centrafricaine (RCA) initialement fixées au mars 2010 et dont il apparaît de plus en plus qu'il pourrait accuser un certain retard.

Il s'agit de la tenue d'une table ronde des bailleurs de fonds susceptibles d'appuyer la mise en œuvre de la réforme du secteur de la sécurité, de l'examen à huis clos par les députés d'une proposition visant à prolonger leurs mandats ainsi que celui du président de la République François Bozizé, et du retour de l'ex-président Ange Félix Patassé, annoncé mercredi par son entourage.

L'issue de la table ronde des bailleurs de fonds donnera une indication sur les chances pour l'Etat centrafricaine, dépourvu de ressources, de mobiliser les financements nécessaires pour mettre en œuvre les mesures préconisées par un séminaire national organisé du 14 au 17 avril 2008 et censées rétablir dans l'ensemble du pays la sécurité considérée comme premier axe de la stratégie nationale de réduction de la pauvreté et condition sine qua non du bon déroulement des prochaines élections.

Le débat à huis clos des députés situera l'opinion sur la capacité des acteurs politiques centrafricains, qui sortent d'un long bras-de-fer autour du code électoral et de la mise en place de la Commission électorale indépendante (CEI), à faire bloc face au péril qui guette les institutions avec la perspective d'un vide constitutionnel dû à l'expiration prévisible des mandats de Bozizé et des députés avant la tenue des prochaines élections.

Redoutant cette éventualité, un groupe de députés de la majorité a rédigé et fait circuler depuis un mois une proposition visant à suggérer au président de la République "la mise en place d'un comité composé de constitutionnalistes et des hommes politiques avisés, chargé d'élaborer un projet de loi constitutionnelle pour proroger les mandats du Président de la République et des députés pendant une période à déterminer".

Il reste à savoir s'ils parviendront à convaincre leurs homologues de l'opposition qui ne manquent aucune occasion pour accuser la majorité et le pouvoir exécutif de tout mettre en œuvre pour retarder les échéances électorales.

En attendant l'issue de ce débat parlementaire, la commission électorale, récemment mise en place, a déjà conçu un chronogramme d'activité qui laisse apparaître la tenue du premier tour des élections au mois d'avril prochain.

Quant au retour au bercail annoncé de Patassé, il constituerait un test à plus d'un titre. Au plan politique, il permettrait de clarifier la situation à la tête du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), parti qui l'a conduit au pouvoir entre 1993 et 2003 et qui a préféré investir son ancien Premier ministre Martin Ziguélé pour porter ses couleurs à la prochaine élection présidentielle.

Au plan judiciaire, il s'agirait de voir si le gouvernement centrafricain prendrait, le cas échéant, la décision d'arrêter l'ancien chef de l'Etat et de l'extrader vers la Cour pénale internationale (CPI), réputée susceptible de délivrer contre lui un mandat d'arrêt afin qu'il comparaisse dans le dossier des crimes imputés au chef du Mouvement de libération du Congo (MLC), Jean-Pierre Bemba, dont les troupes étaient intervenues en Centrafrique entre octobre 2002 et mars 2003 pour soutenir l'armée centrafricaine et le régime de Patassé mis en difficultés par les rebelles du général Bozizé.

Un éventuel transfèrement de Patassé à La Haye, fût-ce avec l'accord de l'intéressé, qui affirme être prêt à s'y rendre " en accusateur ", ne serait sans doute pas de nature à apaiser le climat politique, qui ne manquera pas de s'échauffer à mesure que se rapprocheront les échéances électorales.

Autant dire que la République Centrafricaine se trouve plus que jamais à la croisée des chemins.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique