Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

7 mars 2010 7 07 /03 /mars /2010 01:40


CPS_SDP75_171108093336_photo00_photo_default-385x512.jpg

 
leparisien.fr  07.03.2010, 00h04 | Mise à jour : 00h09

 

Le chef de l'Etat sortant Faure Gnassingbé a été déclaré vainqueur de la présidentielle au Togo. Les résultats du scrutin sont contestés, le pays est sous tension. Officiellement Faure Gnassingbé a remporté l'élection avec 60,92% des voix, contre 33,94% des suffrages à son principal adversaire, l'opposant Jean-Pierre Fabre, a annoncé samedi soir la Commission électorale nationale indépendante (Céni).

Très loin derrière, le troisième candidat (sur 7 au total), l'ex-Premier ministre Yawovi Agboyibo, a obtenu 2,96% des voix.

Faure Gnassingbé, fils du général Gnassingbé Eyadéma qui a régné sur le Togo d'une main de fer pendant 38 ans (1967-2005), avait été élu président en 2005, lors d'une élection contestée, et, en quête de légitimité, briguait un second quinquennat. «Le président est porté par une dynamique populaire, nous l'annoncions, nous en avons la preuve», s'est félicité Solitoki Esso, secrétaire général du Rassemblement du peuple togolais (RPT), le parti au pouvoir.

Immédiatement après l'annonce des résultats, l'ambiance était calme devant le siège du RPT. Seuls de jeunes hommes juchés sur des deux-roues criaient «Faure ou rien».  L'annonce de la victoire de M. Gnassingbé est intervenue deux jours après le scrutin, pendant lesquels la tension est peu à peu montée à Lomé, où la présence des forces de l'ordre a été considérablement renforcée.

Grenades lacrymogènes

Juste avant que la Commission électorale publie les résultats, le porte-parole du gouvernement togolais, Pascal Bodjona, a mis en garde contre toute manifestation de violence.  «Si les jeunes sortent pour manifester de façon pacifique, il n'y aura pas de problème, mais s'ils sortent pour détruire, nous n'allons pas faiblir», a déclaré à quelques journalistes M. Bodjona.«Les auteurs subiront les rigueurs de la loi», a-t-il ajouté.

Samedi après-midi à Lomé, une manifestation de l'Union des forces de changement (UFC), à laquelle participait M. Fabre, a été dispersée à coups de grenades lacrymogènes par la police. M. Fabre, qui a crié victoire dès vendredi, n'a cessé de mettre en garde contre des fraudes électorales, et certains de ses jeunes partisans ont plusieurs fois menacé de manifester violemment contre une éventuelle reconduction du président sortant.

Toutefois, samedi en fin de soirée, le calme régnait aux abords du siège de l'UFC, où une dizaine de personnes attendaient, l'air abattu. «Ce sont de faux résultats qu'ils ont donnés», s'est indigné Jean Adikossi, un chauffeur de 27 ans.

3,2 millions de Togolais étaient appelés jeudi aux urnes. Cette élection était perçue comme un test dans un pays traumatisé par les violences électorales, notamment lors de la présidentielle de 2005, où 400 à 500 personnes avaient été tuées selon l'ONU.




Faure Gnassingbé l'emporte avec 60,92% des voix (CENI)

Le président sortant du Togo Faure Gnassingbé a remporté l'élection présidentielle du 4 mars avec 60,92% des voix. Son principal adversaire, Jean-Pierre Fabre, a obtenu lui 33, 94% des suffrages, a annoncé samedi la Commission électorale nationale indépendante (CENI).

Faure Gnassingbé, 43 ans, a recueilli 1.243.044 voix lors de ce scrutin à un tour, et son principal adversaire, l'opposant Jean-Pierre Fabre, 692.584 voix (33,94%), sur 2.040.546 suffrages exprimés, selon un document transmis à la presse par la CENI. Très loin derrière, arrivé en troisième position, l'ancien premier ministre Yawovi Agboyibo a recueilli 2,96% des votes.

"Ces résultats seront transmis à la Cour constitutionnelle dans un délai de huit jours. Les recours pourront être introduits", a indiqué le président de la Céni, Issifou Taffa Tabiou.

Le taux de participation à cette élection, qui s'est déroulée jeudi sans heurts, a été de 64,68%. Quelque 3,2 millions d'inscrits étaient appelés aux urnes pour choisir leur président parmi sept candidats. Faure Gnassingbé, fils du général Gnassingbé Eyadéma qui a régné sur le petit pays ouest-africain d'une main de fer pendant 38 ans (1967-2005), briguait un second quinquennat.

Installé dans le fauteuil présidentiel par l'armée en février 2005, juste après le décès de son père, Faure Gnassingbé avait finalement été élu président du Togo, une nation de 6,5 millions d'habitants, à l'issue d'une élection contestée, suivie de violences faisant 400 à 500 morts, selon l'ONU.

L'opposition n'a cessé de mettre en garde contre des fraudes électorales, et depuis plusieurs jours de jeunes partisans de M. Fabre ont menacé de manifester violemment au cas où le président sortant obtiendrait un nouveau mandat.

(ats / 06 mars 2010 23:51)

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE