Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

14 mars 2010 7 14 /03 /mars /2010 01:26


Faure-Gnassingbe-votant.jpg

Linternationalmagazine.com, publié le 13/03/2010

Faure Gnassingbé espérait effacer, à la faveur du scrutin présidentiel du 4 mars, le péché originel qui entacha, cinq ans auparavant, son accession au pouvoir. L’absolution attendra : Une analyse de Vincent Hugeux.

La victoire de Faure Gnassingbé, le président sortant du Togo, est contestée par l’opposition. Mais pas seulement. L’Union européenne a constaté des fraudes ; et la France, d’ordinaire prompte à avaliser la reconduction de ses poulains, s’abstenait encore, le 9 mars, de reconnaître celle du président réélu selon les estimations de la commission électorale nationale.

 

Certes, le président sortant ne doit pas, cette fois, son sceptre à un diktat des officiers nordistes, comme ce fut le cas en 2005, au lendemain du décès de son père, Gnassingbé Eyadéma, seul maître à bord du rafiot togolais trente-huit années durant.

Certes, son élection, quoique sujette à caution, n’aura pas donné lieu, cette fois, à un festival de fraudes éhontées.

Certes, la répression de la colère des électeurs floués n’a pas, en 2010, viré au carnage ; nul doute que le souvenir de l’hécatombe du printemps 2005 - un demi-millier de tués - aura réfréné l’ardeur des partisans de Jean-Pierre Fabre, candidat de l’Union des forces de changement (UFC), officiellement crédité d’à peine 34% des suffrages, contre près de 61% à "Faure".

Il n’empêche. La victoire de ce dernier ne manquera pas d’attiser l’amertume, notamment à Lomé, la capitale, acquise à l’opposition. D’autant que les observateurs de l’Union européenne - qui a assuré le financement du rituel électoral - ont dénoncé divers manquements.

Passons sur l’inégalité de traitement entre les prétendants. Le champion du Rassemblement du peuple togolais (RPT), l’ex-parti unique, a bénéficié des moyens de l’appareil d’Etat et des faveurs des médias publics.

Mais il y a plus troublant : la défaillance du dispositif d’acheminement des résultats locaux vers la Commission nationale. Çà et là, il a fallu substituer à la connexion Internet par satellite, censée garantir la fiabilité du procédé, une bonne vieille transmission manuelle. Un indice de la gêne que suscite ce scrutin. ?

Par Vincent Hugeux



 

 

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE