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14 juin 2012 4 14 /06 /juin /2012 01:00

 

 

 

 

 

 

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Mercredi 13 juin 2012

C'est une première depuis 2005 et l'arrivée au pouvoir de Faure Gnassingbé. Des milliers d'opposants politiques et de la société civile ont manifesté à Lomé mardi et mercredi, pour réclamer notamment le retrait de la réforme électorale votée par le Parlement le 25 mai. Une mobilisation violemment réprimée.

Deux jours d’émeute à Lomé suite à l’appel à manifester du collectif « Sauvons le Togo ». Mardi, des manifestants ont pris d’assaut Dékon, un grand centre commercial de la capitale, où ils ont passé la nuit. Ils ont été surpris mercredi matin par une pluie de grenades lacrymogène envoyées pas la police. Des échauffourées ont alors éclaté avant de prendre des allures de vraie guérilla urbaine, s’étendant à plusieurs quartiers de la capitale. Selon des informations partielles, on dénombrerait plusieurs dizaines de blessés parmi les opposants et deux policiers tués.

Le collectif « Sauvons le Togo » est un regroupement de partis de l’opposition et d’organisations de la société civile qui réclament le retrait de la réforme du code électoral et du découpage électoral voté à la fin de mai par le Parlement togolais, notamment en prévision des élections législatives et municipales d’octobre prochain. Ses membres réclament par exemple un mode de scrutin présidentiel à deux tours. En outre, ils demandent la mise en œuvre des recommandations du rapport de la Commission nationale des droits de l’homme relatif à la torture.

Journées "Togo mort"

Dans l’après-midi, des proches du gouvernement contactés par Jeune Afrique ne souhaitaient pas réagir. Les manifestations auraient rassemblé plusieurs centaines de milliers de manifestants, selon la presse locale. Des chiffres invérifiables, mais une chose est sûre : depuis 2005, après l’élection controversée de Faure Gnassingbé, c'est la première fois que la population répond massivement à l'appel de l'opposition à sortir dans la rue. « C’est un signal envoyé au gouvernement. Faure Gnassingbé et ses amis doivent comprendre que le peuple en a marre. Ils doivent partir », se déchaîne Me Zeus Ajavon, coordinateur du collectif. Ce mercredi, le Collectif a conclu la journée de mobilisation en lançant pour jeudi et vendredi une opération de désobéissance civile baptisée « Togo mort ».

Par Jean-Claude Abalo, à Lomé

 

Au Togo, des manifestants réclament le changement

RFI  mercredi 13 juin 2012

Des milliers de Togolais sont descendus dans les rues de la capitale Lomé, mardi 12 juin à l'appel du collectif « Sauvons le Togo ». Lequel exige des réformes avant les prochaines élections. La manifestation d'abord pacifique, a manqué de dégénérer dans un affrontement nourri avec les forces de l'ordre. Des dizaines de blessés des deux côtés ont été comptabilisés.

La place de Deckon était noire de monde, malgré la fine pluie qui arrosait Lomé depuis l’aube. Les boutiques avaient baissé leurs rideaux, laissant la place aux manifestants. Ils étaient venus de partout et évoquent tous la même raison. « Nous demandons un vrai changement ! Nous voulons que le Togo soit un pays digne ! Si nous allons à l’étranger, si nous disons que nous sommes togolais, on nous dit : ‘ah ! voilà, c’est le voleur d’élections !’ C’est ça notre qualification », s'exclame l'un d'eux.

Pour ce changement, le gouvernement doit tirer les conséquences de cette mobilisation. Pour un autre manifestant, « ça signifie que le pouvoir doit prendre la mesure exacte de la déchirure qu’il y a entre lui et le peuple, et prendre les dispositions qui s’imposent ».

La mobilisation a failli dégénérer quand les forces de l‘ordre ont tiré des gaz lacrymogènes. Les affrontements ont fait beaucoup de blessés, y compris au sein des forces de l’ordre. La voiture d’une Française a été caillassée, et mardi soir, l’ambassade de France appelait ses citoyens à la prudence.

La nuit tombe sur Lomé, la pluie avait cessé mais les manifestants étaient toujours à la place Deckon dans une ambiance entretenue par les rappeurs. Alors que certains se sont présentés sur Facebook sous le hashtag #occupylome, en référence aux mouvements "occupy" américains ou britanniques, certains manifestants affirmaient qu'ils comptaient rester là pendant trois jours.

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