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8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 01:28


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AFP 07/03/2010 | Mise à jour : 22:48

L'opposition togolaise emmenée par Jean-Pierre Fabre a appelé ce soir à "la résistance" et a annoncé une marche mardi à Lomé "pour protester contre les résultats frauduleux", selon elle, du scrutin présidentiel du 4 mars, remporté par le président sortant Faure Gnassingbé.

"Le Front républicain pour l'alternance et le changement au Togo (FRAC, alliance de trois formations soutenant M. Fabre, ndlr) invite les populations togolaises et toutes les forces démocratiques à une marche qu'elle organise mardi à travers les rues de Lomé pour protester contre les résultats frauduleux du scrutin présidentiel du 4 mars proclamé par la Céni", la Commission électorale, indique un communiqué de l'opposition. "Le président élu Jean-Pierre Fabre et les responsables du FRAC lancent un appel à la résistance. Ils demandent aux uns et aux autres de ne pas faiblir", ajoute le texte.

Selon les chiffres officiels annoncés samedi soir, Faure Gnassingbé a remporté le scrutin présidentiel avec 60,92% des voix, contre 33,94% à M. Fabre. Ce dernier conteste ces résultats et affirme avoir remporté l'élection. Une manifestation de l'opposition dimanche, à laquelle participait M. Fabre, a été dispersée à coups de grenades lacrymogènes. Selon la loi électorale togolaise, les résultats du scrutin doivent être transmis à la Cour constitutionnelle dans un délai de huit jours, durant lequel des recours peuvent être introduits.

 

Togo : l’opposition conteste la réélection de Gnassingbé

Le Figaro 07/03/2010 | Mise à jour : 17:56

Le président sortant Faure Gnassingbé aurait reçu 60,9% des voix, mais l'opposition dénonce une «procédure illégale». Dimanche, une nouvelle manifestation a essuyé des tirs de lacrymogènes.

Le Togo va-t-il renouer avec ses vieux démons ? Deux jours après le scrutin pour la présidentielle, la commission électorale a annoncé samedi soir que le chef de l'Etat sortant Faure Gnassingbé avait été réélu président avec 60,9% des voix. Jean-Pierre Fabre, le principal candidat d'opposition, a catégoriquement contesté dimanche cette «prétendue victoire».

«Je conteste absolument les chiffres publiés car la procédure utilisée par la Commission électorale nationale indépendante (Céni) est illégale», a déclaré le candidat à la presse, en promettant de «ne pas se laisser faire». «Je veux que les résultats véritables soient publiés, car j'ai obtenu entre 55 et 60% des voix sur tout le territoire national», a-t-il affirmé depuis le siège de son parti, l'Union des Forces de Changement (UFC). «Nous allons multiplier les manifestations. Je n'ai jamais eu l'idée de faire de la violence mais si on me vole je ne baisserai pas les bras», a averti Jean-Pierre Fabre devant une centaine de jeunes militants surexcités.

Quelques heures plus tard, tenant sa promesse, Fabre est descendu dans la rue en compagnie de 200 à 300 partisans, dans une ambiance électrique. Immédiatement, des escouades de gendarmes casqués et matraque en main se sont déployées face aux manifestants. Et très vite, le cortège a dû essuyer des tirs de grenades lacrymogènes venant des forces de l'ordre.

Selon le président de la commission électorale, Issifou Tabio, le fils de l'ancien dictateur Gnassingbé Eyadéma a pourtant recueilli 1,2 million des suffrages exprimés jeudi, contre 692.584 à Jean-Pierre Fabre, le candidat du premier parti d'opposition. Très loin derrière en troisième position, l'ancien premier ministre Yawovi Agboyibo a recueilli 2,96% des votes. Le taux de participation à cette élection a été de 64,68%.

«Irrégularités constatées»

Mais depuis le scrutin et avant même la publication des premiers résultats, chacun des deux principaux camps avait proclamé sa victoire. «Nous avons gagné la présidentielle du 4 mars 2010», avait affirmé vendredi Jean-Pierre Fabre. L'opposant avait également évoqué des «irrégularités constatées» dans le processus de vote, notamment des «bourrages d'urnes». Quelques heures plus tard, c'était au tour du porte-parole du gouvernement, Pascal Bodjona, d'annoncer sur la radio RFI que le président sortant Faure Gnassingbé, du RPT (Rassemblement du peuple togolais), avait «largement remporté» l'élection. «Je pense que c'est une plaisanterie, avait-t-il déclaré à propos de l'annonce du camp adverse. Je pense que l'UFC a connu une déroute totale au regard de tout ce qu'on a comme procès verbaux».

Il y a cinq ans, une vague de violences avait éclaté dans la capitale togolaise après l'annonce de la victoire contestée à la présidentielle de Faure Gnassingbé. Il succédait ainsi à son père, le général Gnassingbé Eyadéma, mort quelques mois plus tôt et qui a régné sans partage sur le Togo pendant 38 ans. Les violences avaient fait 400 à 500 morts selon l'ONU. Selon Amnesty international, des militaires avaient attaqué les domiciles de présumés opposants avant et après le scrutin, les frappant à coups de gourdin ou les tuant par balles.

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