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7 juillet 2011 4 07 /07 /juillet /2011 00:37

 

 

 

 

Obiang

 

 


(Culture Femme 06/07/2011)

 

Le président en exercice de l’Union africaine, l’Equato-guinéen Teodoro Obiang Nguema, s’est insurgé contre l’intervention des forces étrangères dans la résolution (par les armes) des conflits africains. C’était lors du 17e Sommet de l’Union Africaine (UA) qui s’est tenu à Malabo, capitale administrative de la Guinée Equatoriale (Afrique centrale).

A la une lors de ce sommet, les crises qui secouent le continent, notamment la crise libyenne, où l’ONU et la communauté occidentale est en première ligne, comme il y a quelques mois en Côte d’Ivoire. Pour Teodoro Obiang Nguema, les interventions militaires étrangères causent d’énormes souffrances en Afrique, et les pays du continent devraient être les seuls à décider de la poursuite ou non de telles interventions.

"L’Afrique désire que les pays et organisations extra africaines qui ont le pouvoir d’utiliser la force n’interviennent pas dans la solution des affaires africaines sans le consentement préalable de l’Afrique", a martelé le président en exercice de l’Union africaine, rejoignant ainsi la gronde qui monte de plus en plus au sein de l’organisation africaine, très critiquée par la diaspora ou sur le continent, pour toujours s’aligner sur les desiderata de la communauté occidentale.

Toutefois, Teodoro Obiang Nguema a reconnu que l’étranger intervenait en Afrique parce que le continent et notamment l’UA, avaient échoué dans la résolution de plusieurs conflits. Pour le président équato-guinéen, l’UA doit commencer par s’affranchir économiquement, afin de faire entendre sa voix sur le plan politique, car pour lui, "L’Union africaine ne peut être financée par des agents extra africains" ou attendre toujours que des nations étrangères viennent financer son budget de fonctionnement, car ainsi, elle met sa liberté en péril.

Contestation de plus en plus flagrante de l’ingérence occidentale dans les crises africaines ?

Mercredi 29 juin, à la veille de l’ouverture du 17e sommet de l’UA, c’est le Gabonais Jean Ping, président de la Commission de l’UA, qui est monté au créneau sur la BBC pour fustiger en particulier la France, et l’aide armée qu’elle a apporté à des populations rebelles.

En effet, la France a reconnu avoir livré début juin des armes et munitions par parachutage aux aux tribus berbères vivant dans les montagnes au sud de Tripoli, dans la région du djebel Nefoussa.

Pour Jean Ping qui s’exprimait depuis Malabo, en parachutant des armes aux rebelles, la France expose la région à une guerre civile, une véritable "somalisation" qui risque d’avoir de graves conséquences sur l’intégrité territoriale de la Libye, mais aussi sur de nombreux pays alentour.

© Copyright Culture Femme

 

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