Sommaire

Recherche

Liens

19 mai 2012 6 19 /05 /mai /2012 03:22

 

 

 

 

 

« Si j’annonce l’Évangile… » (1 Corinthiens 9 : 16)

*   *   *

Cephas-Mabada-Mabaye-copie-1.JPG

 

q TEXTES FONDAMENTAUX DE MON MINISTÈRE

§  « 20 J’ai été crucifié avec Christ ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi ; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui–même pour moi. » (Galates 2 : 20)

 

§  « 16 Je n’ai pas à me vanter d’annoncer la Bonne Nouvelle. C’est en effet une obligation qui m’est imposée, et malheur à moi si je n’annonce pas la Bonne Nouvelle. » (1 Corinthiens 9 : 16)

 

§  « 10 Et maintenant, est–ce la faveur des hommes que je désire, ou celle de Dieu ? Est–ce que je cherche à plaire aux hommes ? Si je plaisais encore aux hommes, je ne serais pas serviteur de Christ » (Galates 1 : 10)

À la requête, bien comprise, de nombreux lecteurs de mes articles gracieusement publiés par Centrafrique-Presse, que je remercie encore vivement, ici, qui souhaitent savoir à qui ils ont affaire, voici les grandes lignes de mon témoignage personnel en tant que chrétien, d’une part, et serviteur de Dieu, de l’autre.

q QUI SUIS-JE, ET D’OÙ VIENS-JE ?

Je suis né en plein milieu du 20ème siècle, au temps de l’Oubangui-Chari, lorsque mon père assurait son premier poste de pasteur à l’Église Baptist Mid-Missions de YALINGA, en Haute-Kotto. À sept (7) ans, le récit de l’utilisation atroce de bombes destructrices de vies par les Allemands contre la France et l’Angleterre, durant la Seconde Guerre Mondiale, récit fait un soir à mon père par mon instituteur en visite à la maison, me convainquit de croire immédiatement en Jésus-Christ, le Fils de Dieu, si je voulais être sauvé… au cas où une bombe venait à être lancée sur notre… village, ce qui fut fait dès le dimanche suivant cet affreux récit. Deux (2) années plus tard, je poussais mon engagement plus loin en me faisant baptiser. Dès lors, je ne cessais de braver mes copains de classe : « Les Allemands peuvent désormais jeter leurs bombes ! Moi, je suis sau-vé ! »

Trois (3) années plus tard j’entrai en 6ème au Lycée Barthélémy BOGANDA de BANGUI et m’attachai à l’Église Baptiste de Ngouciment, jusqu’à mon départ en France, en Octobre 1979, en vue de préparer une maîtrise d’Anglais à l’Université de BORDEAUX III. Entretemps, j’ai été formé au métier d’enseignant de langues à l’École Normale Supérieure d’Afrique Centrale (E.N.S.A.C.) de BRAZZAVILLE, puis ai enseigné au Lycée Moderne de BOSSANGOA (1971 – 1972), au Lycée Barthélémy BOGANDA de BANGUI (1974 – 1975), puis de 1976 à 1979, après un séjour de formation linguistique et pédagogique à l’Université de CAPE-COAST, au GHANA (1975 - 1976).

Aujourd’hui, je vis toujours en France, à BORDEAUX, dans la Commune de CENON, où j’exerce toujours mon métier d’enseignant du secondaire tout en servant le Seigneur, notre Dieu, selon l’appel reçu de Lui, dont j’étais loin, alors très loin, de m’en douter quand en 1979, juste après la chute de BOKASSA, je prenais l’avion d’Air Afrique, avec d’autres collègues de l’Éducation Nationale également mis en position de stage, comme moi, en direction de Paris.

q LA FRANCE : MON PAYS D’APPEL

Quand je récapitule, de temps à autre, le sens des évènements personnels, familiaux, administratifs et spirituels intervenus dans ma vie en France, je suis convaincu d’une seule vérité, non, de deux, cardinales :

1)     Quand on s’engage formellement pour Dieu, Il nous prend au mot et nous conduit, soit d’une manière, soit d’une autre, vers l’accomplissement irrémédiable de l’engagement formellement pris à Son égard. Mais comprend-on qu’alors, notre vie ne nous appartient plus jamais, mais à Dieu seul ?

 

2)     En toute souveraineté divine, Il sait dire à Ses enfants : « Toi : viens ici ! », ou « Toi : va là-bas : » En effet, Sa moisson est si vaste (le monde entier à évangéliser), et il y a si peu d’ouvriers…

Mon père et moi avons découvert cette première vérité quand en 1995, il confessa lui-même avoir non seulement rêvé, mais fidèlement prié pour que son fils aîné que je suis, à qui il a donné de manière prémonitoire le prénom de « Céphas » (« Pierre »), devînt un jour serviteur accompli et consacré de Dieu, d’où mes nombreuses années de séjour involontaire à l’étranger, qu’il considérait, lui, comme un « lâchage familial »…

Et moi, qui avais fait l’expérience de la conviction du péché (dur moment de vifs regrets amers et de larmes pour tous les péchés commis par le passé) le 1erJanvier 1976 au Ghana, et dont le dossier d’entrée à la Faculté de Théologie de Bangui (FATEB) avait été rejeté pour des questions de conflits inter-dénominationnels, et donc doctrinaux, j’avais cru bon endosser de manière définitive mon costume de prédicateur laïque et de m’y complaire, à ma guise, quoi qu’il arrive, et où que je sois. C’est à ce titre que je devins « ancien » à l’Église Action Biblique de Bordeaux, de 1990 à 1998, avant de rejoindre une église baptiste (Mid-Missions) plus proche de notre domicile et cela, de 1998 à 2006.

Entretemps, le Seigneur a largement pris le temps de me gaver de « Ses coups de massue paternels » visant à me faire comprendre qu’Il m’appelait à Le servir en France et cela, conformément à deux vœux personnels consciemment prononcés en 1975, à BANGUI, de Le servir toute ma vie, s’Il pouvait me délivrer de mes esclavages avérés de l’époque qu’étaient l’alcool et le sexe. Vous l’avez compris : la conviction de péché intervenue quelques mois plus tard au Ghana fut Sa réponse toute-puissante et profondément libératrice à ma requête.

Les « coups paternels » reçus en conséquence de mes vœux de service consacré furent les suivants :

§  Radiation injuste de la Fonction Publique Centrafricaine sous le prétexte fallacieux de refus de retour au pays à l’issue d’un stage de formation : en réalité, nous nous étions constitués en groupe de pression, avons rédigé, signé et envoyé en lettre recommandée avec accusé de réception une pétition collective exigeant de l’État centrafricain notre rapatriement légal à l’issue de nos différents stages de formation, officiellement initiés par lui par des textes légaux de mise en position de stage ;

 

§  Recherche, au départ désespérante, de travail, finalement fructueuse pour ce qui me concerne, avec l’obtention d’un poste de maître auxiliaire auprès du Rectorat de l’Académie de Bordeaux (Février 1984) et cela, par pure grâce de la part de mon Dieu (les factures s’amoncelaient et les huissiers…) ;

 

§  Perte de santé, ou d’emploi, ou les deux à la fois, quand la nostalgie du Centrafrique m’envahissait au point de me faire regretter, amèrement, le fait d’avoir, naïvement, pris l’avion d’Air Afrique en 1979…

 

§  Perte de ma première fille lors d’un accouchement difficile, ainsi que celle de mon fils aîné, tous restés au pays…

C’est en 1995, quand j’étais parti enterrer mon fils, que mon père et moi avions fini par faire le point sur l’action de Dieu dans nos vies respectives, de part et d’autre : ensemble, nous avions alors compris qu’un vœu sciemment prononcé reste un vœu, devant l’Éternel des cieux, et doit par conséquent être strictement tenu, conformément aux Écritures :

« 21 Si tu fais un vœu à l’Eternel, ton Dieu, tu ne tarderas point à l’accomplir, car l’Eternel, ton Dieu, t’en demanderait compte, et tu te chargerais d’un péché. 22 Si tu t’abstiens de faire un vœu, tu ne commettras pas un péché. 23 Mais tu observeras et tu accompliras ce qui sortira de tes lèvres, par conséquent les vœux que tu feras volontairement à l’Eternel, ton Dieu, et que ta bouche aura prononcés. » (Deutéronome 23 : 21 – 23).

Nous convînmes par conséquent de nous séparer dans la paix et de servir le Seigneur, notre Dieu, là où Il nous veut, et en nous donnant formellement rendez-vous au ciel, dans la gloire du Seigneur, si jamais Il ne nous permettait plus de nous revoir sur cette terre des vivants.

Mon père s’en est allé dans la gloire en 2002 et moi, je retrousse activement les manches pour exhorter, en France, au sein de notre église de maison, multiraciale, comportant une vingtaine de personnes : adultes, enfants et ados, à s’attacher formellement au Seigneur et à Le servir de tout cœur jusqu’à ce qu’Il revienne.

Quant au Centrafrique, mon pays de toujours, je ne peux qu’adopter à son égard, en raison de tout ce qu’il m’a donné, et me donne encore, aujourd’hui, l’attitude d’un certain Néhémie, déporté Juif à Babylone qui, en son temps, a su plaider la cause de Jérusalem, horriblement saccagé par les Babyloniens, et de ses habitants, pauvres parmi les pauvres, au seul endroit qui vaille la peine, c’est-à-dire, au pied du trône de la grâce du Dieu vivant :

« 1 Récit de Néhémie, fils de Hakalia. La vingtième année du règne d’Artaxerxès, au cours du mois de Kisleu, alors que moi, Néhémie, je résidais dans la ville forte de Suse, 2 un de mes frères, Hanani, arriva de la province de Juda, accompagné de quelques hommes. Je leur posai des questions au sujet des Juifs revenus d’exil, et au sujet de Jérusalem. 3 Ils me répondirent : Les anciens exilés sont installés dans la province de Juda, mais se trouvent dans une grande misère et dans une situation humiliante. Quant à Jérusalem, ses murailles ont des brèches et ses portes ont été incendiées.

4 Lorsque j’entendis ces nouvelles, je m’assis pour pleurer ; durant plusieurs jours je restai dans l’affliction, en jeûnant. Je me mis à prier le Dieu du ciel 5 et lui dis : Ah, Seigneur, Dieu du ciel, Dieu grand et redoutable ! Tu maintiens ton alliance avec ceux qui obéissent à tes commandements, tu restes fidèle envers ceux qui t’aiment. 6 Tourne ton regard vers moi, sois attentif, écoute maintenant la prière que je t’adresse, moi, ton serviteur. Jour et nuit je te prie pour nous, les Israélites, tes serviteurs ; je te demande de pardonner les fautes que nous avons commises. Oui, moi–même et mes ancêtres nous avons péché ; 7 nous t’avons offensé en désobéissant aux commandements, aux lois et aux règles que tu nous avais communiqués par ton serviteur Moïse. 8 Souviens–toi cependant de la parole que Moïse nous a adressée de ta part : Si vous ne me restez pas fidèles, je vous disperserai parmi les nations étrangères. 9 Mais si, par la suite, vous revenez à moi et prenez bien soin de mettre en pratique mes commandements, j’irai vous chercher et je vous ramènerai à l’endroit que j’ai choisi pour y manifester ma présence, même si vous êtes alors en exil aux extrémités de la terre.

10 Seigneur, nous sommes tes serviteurs, nous sommes ton peuple ! C’est nous que tu as délivrés grâce à ta force, à ta puissance irrésistible. 11 Je t’en supplie, Seigneur, sois attentif à la prière que je t’adresse et que t’adressent aussi tes autres fidèles, qui trouvent leur joie à t’honorer. Fais réussir les démarches que je vais entreprendre et permets que le roi y réponde avec bienveillance. J’étais à cette époque échanson du roi. » (Néhémie 1)

D’un autre côté, j’ai à l’égard de mon pays la pleine conviction qu’il se relèvera un jour de sa souffrance indicible, pourvu que ses dirigeants ainsi que le peuple tout entier s’humilient devant l’Éternel des cieux en se détournant radicalement, chacun pour ce qui le concerne, de tout le mal qu’il fait à l’autre, sciemment, sans aucune compassion.

Dernier engagement, formel devant l’Éternel des cieux : je continuerai à prier et à exhorter au bien, sans relâche, jusqu’à mon dernier souffle et c’est cela, le ministère d’avertissement formellement reçu de la part de mon Dieu, dès 1983, à l’égard de tous, grands et petits, ici et là-bas.

C. MABADA-MABAYE – Pasteur

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
Partager cette page Facebook Twitter Google+ Pinterest
Suivre ce blog