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6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 14:15

 

 

 

Tchad - Centrafrique

 

 

 

départ au tchad babalade

 

 

Baba-Laade-N-djamena.jpg

 

 


Tchad : retour "sans condition" du chef rebelle Baba Laddé à N'Djamena 

 

06/09/2012 à 10h:03 Par Jeune Afrique


Baba Laddé, chef du Front populaire pour le redressement (FPR), rébellion tchadienne très active au nord de la Centrafrique, est rentré à N’Djamena le 5 septembre. Il discute avec les autorités ce jeudi 6 septembre des conditions du retour de ses troupes au Tchad.

 

C’est à bord d’un petit avion estampillé UN (Nations unies) que le chef rebelle, trois de ses compagnons, des officiels centrafricains (dont Jean Francis Bozizé, fils du président centrafricain, ministre de la Défense et médiateur de la République) et de l’Onu sont arrivés mercredi après-midi à N’Djamena. Baba Laddé, tout de noir vêtu, canne à la main, a été accueilli par le ministre tchadien de la Sécurité publique, Ahmat Mahamat Bâchir.

 

Baba Laddé a affirmé avoir décidé de son retour au pays « sans aucune condition ». «Je n’ai aucune revendication politique » a ajouté l’ancien officier de la gendarmerie tchadienne. Le FPR avait connu un sérieux revers au début de l’année 2012 lors de l’attaque héliportée et terrestre, puis la destruction de ses bases opérationnelles par les forces coalisées tchado-centrafricaines. Baba Laddé avait ensuite disparu pendant quelques mois. Alors qu’on le disait mort, ou en fuite au Soudan du Sud, il est réapparu pour la première fois le 2 septembre pour appeler à ce qui s’apparente à une reddition.

 

Relancer l’accord de Bangui

 

À N’Djaména, on semble avoir été pris de court par la nouvelle tombée lundi matin. À l’issue d’une réunion de crise, le Premier ministre a décidé de confier la gestion du « colis » au ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, en l’absence du médiateur national, signataire de l’accord de Bangui en juin 2011 avec le mouvement de Baba Laddé. Un choix qui n’est pas dû au hasard : le ministre connaît bien la Centrafrique et parle même le sango.

 

Au cours de la réunion prévue le 6 septembre, Ahmat Mahamat Bâchir aura pour mission de relancer l’accord qui tient en cinq points. Le point 5 de l’accord indique que les parties devront se mettre d’accord sur les conditions de regroupement des éléments du mouvement rebelle qui a déstabilisé le nord de la Centrafrique pendant près de trois ans.

 

Madjiasra Nako à N’Djamena



Baba Laddé de retour à N'Djamena


N'DJAMENA (Xinhua) - Abdelkader Baba Laddé, chef du Front populaire pour le redressement (FPR), un mouvement politico-militaire tchadien qui écumait dans le centre-nord de la République centrafricaine, est rentré mercredi dans la capitale tchadienne, pour faire la paix avec le pouvoir en place.

 

Accompagné de Paulin Popodimo et Francis Bozizé, respectivement médiateur et ministre de la Défense de la République centrafricaine, M. Baba Laddé a été accueilli, à sa descente d'avion, par Ahmat Mahamat Bâchir, ministre tchadien de la Sécurité publique et de l'immigration.

 

"Notre mouvement a décidé de regagner la légalité, de revenir au pays et de résoudre les problèmes que nous avons inter- tchadiens. Ma présence à N'Djaména prouve déjà que le accord signé à Bangui le 13 juin 2011 est respecté. Cette volonté montre que le reste ira sans problème", a déclaré M. Baba Laddé à la presse à l'aéroport Hassan Djamouss de N'Djaména.

 

Le chef rebelle a affirmé être venu de lui-même de Bangui, sans condition. "Nous n'avons aucune revendication politique. Dès aujourd'hui, notre souhait, c'est d'abord la sécurité et la paix au Tchad et dans la sous-région", a-t-il précisé.


Le pouvoir à N'Djaména a toujours refusé de qualifier Baba Laddé et ses hommes de "rebelles", estimant qu'ils sont plutôt " des voleurs de bétail, des racketteurs, des bandits de grands chemins qui n'ont aucune représentativité politique, qui pillent et tuent les pauvres populations".


Fin janvier 2012, les armées centrafricaines et tchadiennes ont lancé une offensive contre les troupes du FPR, qui a duré plusieurs semaines sans que le mystérieux général autoproclamé ne soit appréhendé.

 

 

 

 

NDLR : Qu’est-ce qui a pu se passer pour que ce chef de bande de « voleurs de bétail » ait décidé sa reddition « sans conditions » et déclaré n’ « avoir aucune revendication politique ». C’est un peu fort de café pour quelqu’un qui, il n’y a pas encore longtemps, prétendait défendre la cause des peuhls et vouloir œuvrer pour la chute de Bozizé et Idriss Déby Itno. A-t-il vraiment subitement pris conscience qu’il était engagé dans une voie sans issue ou lui a-t-on miroité quelque chose en échange de sa reddition pure et simple ?

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