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18 février 2010 4 18 /02 /février /2010 00:42


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NEW YORK (Nations unies) - Le Conseil de sécurité a exprimé mercredi son soutien à la force de paix de l'ONU au Tchad, dont le gouvernement demande le retrait, et encouragé la poursuite de négociations avec N'Djamena sur l'avenir de cette force.

Les membres du Conseil "ont exprimé un plein soutien à la Minurcat (Mission de l'ONU au Tchad et en Centrafrique, ndlr) et ont encouragé la poursuite de consultations sur l'avenir de cette force", a déclaré à la presse l'ambassadeur de France, Gérard Araud, au nom du Conseil qu'il préside en février.

Il sortait d'une réunion à huis clos du Conseil, lors de laquelle deux hauts responsables de l'ONU ont mis en garde contre les conséquences négatives qu'aurait un retrait rapide de la Minurcat sur les populations qu'elle est chargée de protéger.

Après leur intervention, le chef du département de maintien de la paix de l'ONU, Alain Le Roy, et son collègue chargé des affaires humanitaires John Holmes, ont indiqué à la presse que l'ONU et le gouvernement de N'Djamena négociaient pour trouver un accord sur l'avenir de la force, dont le mandat expire le 15 mars.

M. Le Roy a précisé qu'il se rendrait dans ce but au Tchad la semaine prochaine.

Selon lui, les membres du Conseil souhaitent que celle-ci "maintienne sa présence au Tchad". "C'est aussi l'avis du Secrétariat (de l'ONU) mais nous devons prendre en compte le point de vue des autorités du Tchad, pays hôte", a-t-il dit.

M. Holmes a déclaré vouloir que la Minurcat reste "avec toutes ses composantes", estimant que c'est essentiel pour la sécurité et la poursuite des opérations humanitaires. "Nous sommes très préoccupés par la perspective d'un retrait", a-t-il dit.

L'ambassadeur du Tchad à l'ONU, Ahmad Allam-Mi, avait déclaré peu auparavant que N'Djamena accepterait le maintien de la composante civile de la Minurcat mais pas de sa composante militaire. Il avait affirmé que les forces tchadiennes étaient en mesure d'assurer elles-mêmes la sécurité des camps et attiré l'attention sur la situation nouvelle née du récent accord de paix entre son pays et le Soudan voisin.

Selon M. Le Roy, une telle formule n'est pas viable. "Ce n'est pas une option envisageable car nous ne pouvons pas maintenir les civils sans les militaires pour les protéger", a-t-il dit.

Pour M. Holmes, il est "actuellement difficile d'imaginer" le Tchad en mesure d'assurer la protection des civils. Selon lui, le Détachement intégré de sécurité tchadien, que la Minurcat est en train de former, a "encore beaucoup à faire avant d'être autonome".

M. Holmes a estimé à 500.000 personnes le nombre de civils dépendant de la Minurcat pour leur sécurité, soit environ 250.000 réfugiés du Darfour, 170.000 Tchadiens déplacés et 70.000 réfugiés centrafricains, auxquels s'ajoutent les populations locales, qui sont également "extrêmement vulnérables".



NDLR : Comme à l'accoutumée, les autorités de Bangui sont étrangement silencieuses sur ce dossier pourtant préoccupant au regard des gros problèmes humanitaires et sécuritaires qu'il recouvre.

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Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire