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14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 00:44

 

 

 

Deby-et-Boz-a-N-djamena.jpg


(ATP 13/10/2011)

 La visite d’amitié et de travail effectuée à N’Djaména ce samedi midi par le Président centrafricain, malgré sa brièveté et son huis clos, traduit bien le degré de confiance entre deux hommes d’Etat (Idriss Deby Itno et François Bozizé) mais aussi et surtout la nature privilégiée des relations qui unissent les peuples tchadien et centrafricain.

Point n’est donc besoin de dire que le Tchad et la Centrafrique sont des pays voisins. Point n’est également besoin d’affirmer que les liens entre les deux pays sont historiques, culturels, économiques et politiques. Le Tchad et la Centrafrique, par-delà des frontières héritées de la colonisation, sont deux peuples frères, deux pays frères.

 Allez à Bangui, à Bossangoa ou à Berberati. Demandez à rencontrer un Tchadien. Ils sortiront des milliers. Venez à Sarh, Moundou ou N’Djaména. Posez la même question. Des milliers de Centrafricains répondront présents. Pour tout dire, Tchadiens et Centrafricains savent que leurs intérêts sont liés, entrelacés. Par conséquent, ils ne sont pas prêts à les brader, quelles que soient les difficultés du moment.

La plus récente de ces difficultés remonte à quelques semaines. Des Tchadiens vivant à Bangui sont accusés, à tort ou à raison, par leurs frères centrafricains, d’être à l’origine de la mort suspecte de deux jeunes centrafricains. Sans attendre la vérification de ces accusations, près d’une dizaine de Tchadiens ont été tués en représailles. Une forte délégation tchadienne conduite par le ministre de la défense à séjourné à Bangui à cet effet. Elle a eu plusieurs séances de travail avec les autorités centrafricaines. La délégation tchadienne a été reçue par le Président Bozizé en personne.

Ce qui traduit la gravité du problème, et les autorités centrafricaines ont promis indemniser les familles des personnes tuées. Les observateurs de la scène politique tchado-centrafricaine estiment que le Président centrafricain pourrait bien profiter de sa visite d’amitié et de travail pour informer les autorités tchadiennes de ce qui est en train d’être fait, non seulement pour indemniser les familles tchadiennes, mais surtout réinstaurer un climat de paix, de confiance mutuelle et de cohabitation pacifique entre les frères tchadien et centrafricain à Bangui et dans les autres villes centrafricaines.

Un autre phénomène menace constamment les bons rapports entre le Tchad et la République centrafricaine : l’insécurité transfrontalière, avec ses corollaires de trafic d’arme, de banditisme, de braconnage. Les deux gouvernements ont besoin de se concerter en permanence sur les mesures appropriées à prendre contre ces dangers qui non seulement alimentent l’insécurité, mais constituent un frein au développement socio-économique des deux pays. Récemment, le Tchad et la Centrafrique ont élargi le cadre de concertation en y incluant le Soudan, pays avec lequel ils partagent une longue frontière commune.

 En dehors de ces préoccupations ci-dessus mentionnées, il y a bien sûr le Sud Soudan qui, sauf difficulté de dernière heure, accédera à l’indépendance en Juillet prochain. Un nouvel Etat qui va faire son apparition dans la sous-région, aux confins des frontières tchado-centrafricaines.

Quoi que brève et à huis clos, la visite d’amitié et de travail du Président François Bozizé à N ’Djaména aurait permis aux deux délégations, tchadienne et centrafricaine, d’aborder des problèmes cruciaux pour la quiétude de leurs populations respectives et pour la stabilité des deux pays frères.

Mbairé Bessingar

© Copyright ATP

 

NDLR : Ce déplacement de Bozizé est intervenu à un moment où Durant ce week-end en question, les rumeurs les plus folles ont circulé à Bangui et continuent encore sur son sort. Sans présumer du contenu des entretiens qu’il a eus avec son parrain Idriss Déby Itno, on ne peut pas imaginer que la question du FPR de Baba Laddé dont la présence des troupes sur le sol centrafricain pose un vrai problème pour la RCA mais inquiète aussi le Tchad, n’ait pas été évoquée par les deux personnalités. On se souvient qu’il y a quelques semaines, quarante véhicules 4 x 4 montés d’armes lourdes avaient été expédiés à Bangui par le président tchadien et parqués au Palais de la Renaissance.  

 

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