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23 août 2011 2 23 /08 /août /2011 02:31

 

 

 

Mazoungou-Sylvie.jpg

 

 

Sylvie Mazoungou, l’actuelle ministre du tourisme est vraiment la nouvelle coqueluche nationale du KNK. Son rêve n’est pas seulement d’évincer Solange Pagonendji Ndakala alias arome Maggi mais tout simplement de prendre la place de Monique Bozizé. En effet, pour parvenir à son poste de ministre, elle tisse les liens les plus utiles. Lors de son voyage en juin 2010 à Paris, Bozizé avait clairement laissé entendre à ses camarades du KNK qu’après sa victoire, pour Paris il n’y aura qu’une seule place dans le prochain gouvernement. Au départ, il y avait trois postulants :

· Francis Kopaye (dont le virtuel chef de cabinet était Guinon),

· Sylvie Mazoungou

· Alphonse Pelofe

Au départ, M. Pelofe avait toutes les chances de figurer au bataillon des ministres du gouvernement Touadera 3. Mais juste à quelques jours des grandes décisions, il a eu un souci de santé et a aussi perdu sa fille. Il n’était donc pas dans les dispositions requises pour descendre à Bangui.

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Francis Kopaye qui venait de se séparer de sa femme blanche, française et mère de ses deux enfants pour s’installer officiellement avec Géraldine Kéléfio (condition exigée par Gouandjia son protecteur pour l’appuyer) a rapidement vu ses ambitions s’éroder car les tenants du gbayapower voyaient dans son union avec leur fille une union d’intérêt.

sylvie-mazoungou-au-congres-des-femmes-knk-en-janvier-2010-.jpg

Sylvie Mazoungou elle, avait un avantage. Lors de son séjour à Bangui pour participer au 1er congrès des femmes du KNK en janvier 2010 (du 21 au 22), elle avait déjà pris attache avec le colonel Thierry Lengbe le patron à l’époque de la sécurité présidentielle. Elle était devenue sa « parisienne » comme cela se dit ici dans le milieu, c’est-à-dire sa maîtresse de France. Lengbe plaidait donc sa cause auprès du boss.

Avec l’élimination familiale de Kopaye et disqualification de Pelofe pour raisons de santé, Sylvie Mazoungou voulant mettre toutes les chances de son côté monte une fictive agence immobilière et touristique en France et à Bangui. Elle profite de l’investiture du Président et prend attache avec Christian Guenebem (un autre gbaya boy), Directeur de Cabinet de Ndoutingaï, Président National des Jeunes du KNK et Président du CNJ (conseil national de la jeunesse). Par le canal de ce dernier, elle entre en contact avec Ndoutingaï qui la met tout de suite à son tableau de chasse. Dès lors, elle se retrouve au centre du jeu.

 Mazoungou-a-Landjia.jpg

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Mazoungou-en-pleine-exhibition-a-Landjia.jpg

Le 14 mars 2011 alors que toute la République est mobilisée pour les festivités du 15 mars 2011, Sylvie Mazoungou organise avec la diaspora du KNK présente à Bangui pour l’investiture : Salet Tocky, Alain Mbaya, Salomon Kotro, Bobby Nzabakomada Yakoma une garden Party à Landjia auquel tout ce que le KNK compte de bling bling man et de self made men est présent. Au programme, beuverie, mangeaille, danse. Fascinée par les déhanchements de Mazoungou, il la prend sous sa coupe. Ainsi, les ténors du parti au pouvoir qui se partagent les faveurs de Mazoungou plaident sa cause auprès de Bozizé. Résultat, elle se retrouve au gouvernement. Une fois dans la place, elle ignore Ndoutingaï et fait les yeux doux à Bozizé qui succombe.

Sylvie-Mazoungou-a-Landjia.jpg

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Elle est donc en ce moment en lutte intense pour prendre d’abord la place de Renée Madeleine Bafatoro dont l’étoile a commencé à s’éteindre  auprès de Bozizé, ce dernier ayant découvert qu’elle avait un amant parmi les éléments chargés de sa sécurité. Il s’agit du sergent Namséné-Danoué  Elie Vercel qui croupirait depuis deux mois à la prison spéciale de Bozizé de Bossembele. Donc la lutte est ouverte pour prendre la place de Mlle Renée Madeleine Bafatoro. Mazoungou est donc bien placée et ensuite pourra se lancer à l’assaut de celle de Monique.

  Rédaction C.A.P

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique