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12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 01:20

 

 

 

Bokassa-et-son-aide-de-camp-Bozize-place-Tien-An-Men.JPG

 

Bokassa en Chine ici avec sa canne et son aide de camp derrière, un certain capitaine François Bozizé

 


jeudi 11 octobre 2012   L'intelligent d'Abidjan

 

Jean-Bedel Bokassa 1er était l’empereur centrafricain déchu de tous ses symboles en 1979. Il était déclaré persona non grata partout : Gabon, Togo, Zaïre, Sénégal. En France, il était aussi indésirable, renvoyé par Valéry Giscard d’Estaing, quatrième président français, de la cinquième République. Aucun chef d’Etat d’Afrique ne voulait de Jean-Bedel Bokassa. Ils accusaient l’Empereur Centrafricain d’avoir ridiculisé l’Afrique. Seul, l’ivoirien Félix Houphouët-Boigny avait mis fin à la “tragédie“ de l’ancien empereur Centrafricain, accueilli à Abidjan, après plusieurs jours d’errance. Jean Bedel Bokassa résidait dans la villa à trois étages de Félix Houphouët-Boigny dominant la lagune de Cocody.


 L’ancien dictateur Centrafricain n’avait droit à aucune déclaration à la presse. Félix Houphouët- Boigny, le sage de l’Afrique, savait que c’est la France qui avait créé de toutes pièces « Bokassa 1er de Centrafrique ». C’est la même France qui l’a détrôné du palais de Berengo. Pendant quatre ans d’exil en Côte d’Ivoire, il avait ressassé l’ingratitude de la France et de ses amis, le Zaïrois Mobutu Sese Seko, le Gabonais Omar Bongo. L’empereur centrafricain parlait peu de la Francophonie qu’il avait qualifiée d’un simple “mouvement de petits commis africains“, soumis à l’influence française. Dans sa retraite ivoirienne, Jean Bedel-Bokassa en voulait terriblement à Valéry Giscard d’Estaing.


L’ancien empereur racontait à qui veut l’entendre, qu’il lui avait offert des plaquettes d’or et de diamants. Jusqu’à sa mort, Jean- Bedel Bokassa n’a pas digéré la perte de sa nationalité française et ses 22 ans de carrière militaire dans l’armée française. Seuls le journaliste Roger Delpey, et l’avocat Roland Dumas étaient restés les amis français…préférés de “Bokassa 1er de Centrafrique’’.


Ben Ismaël

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