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27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 19:36

 

 

 

Ntsimi et Boz 

 

 

Il faudrait peut-être naturellement comme professionnel, donner raison au confrère camerounais Éric Essono Tsimi dans son article intitulé : Antoine Ntsimi accule au ridicule François Bozizé  paru dans Afrik.com et repris par centrafrique-presse.com le jeudi 23 février 2012 dans sa rubrique Lu pour vous. En fait, tout se passe comme si les coquilles qui profitent autour de Bozizé pour vivre un temps soit peu tout comme Bozizé lui-même, pensent que ce sont les mêmes communications qu’ils tiennent à Benzambé sous les applaudissements des pauvres paysans si ce n’est pas à la Radio Centrafrique qui peuvent passer sans commentaires sous d’autres cieux.

Le cas échéant est le fait que Bozizé est devenu, devant le pauvre Antoine Ntsimi, président de la Commission de la Communauté des Etats de l’Afrique Centrale (CEMAC), la risée dans le monde entier parmi ses paires d’Afrique Centrale lorsque qu’il va jusqu’à prendre position face à petit président d’une institution nourri et entretenu par les cotisations des Etats membres. Même si l’auteur de cet article prétend que la République Centrafricaine ne verse pas les siennes, mais cette institution est tout de même l’émanation des six Etats membres de la sous-région de l’Afrique Centrale. Malheureusement « le ridicule ne tue, mais il n’engraisse que son auteur » comme l’on dit couramment.

Ce que notre confrère camerounais ignore et il faut que l’on lui précise, est que Bozizé a reflété sur les ondes de « Vox Africa » la classe politique et d’intellectuels qui constitue son palais impérial de Bangui. On dirait qu’elle est dépassée de l’ampleur de sa mission au tour de Bozizé qui semble revendiquer sa présence ou son existence au milieu des Chefs de notre sous-région. Tout ce que l’on sait est que Bozizé n’est pas un bavard ; il brille dans un mutisme naturel en lui pour ne pas dire un silence, qui fait de lui un homme moins éloquent. Quel type de personnage Bozizé voudrait aujourd’hui imiter à son âge ? Ah ! S’il était resté naturel ! Nous sommes surpris que depuis un certain moment ses conseillers l’excitent à faire des sorties médiatiques encore plus sur les ondes et chaînes internationales afin de le rendre ridicule sur la scène internationale et se tourner tranquillement les pouces pour avoir bien joué leur jeu. Ceux-là même qui se livrent déjà en pâture médiatique dès qu’un micro leur est tendu. C’est peut-être à dessein qu’ils le poussent à divaguer afin de devenir un bouffon, clown populaire.

Tout se passe comme si c’est sur les ondes que Bozizé compte régler ses problèmes avec ses pairs présidents de la République. Je me pose la question de savoir si son entourage ne l’a jamais briefé sur l’importance des « huit clos » des assises des Chefs d’Etat de la Communauté des Etats de l’Afrique Centrale (CEMAC). Là où ils devraient traiter ce genre de question. D’ailleurs, Bozizé devrait laisser cette guerre de succession à certains centrafricains du même acabit qu’Antoine Ntsimi puisque la République Centrafricaine en regorge et notre pays a des dossiers qui urgent dans tous les sens. Aveuglé par le cancer de l’ethnie qui le ronge jusqu’aux os et pressé de placer ses proches qui l’aurait certainement poussé, il n’a pas pu maîtriser sa langue et s’est livré gratuitement comme sur un plat doré à l’opinion.

Par ailleurs, dans le fonds, Éric Essono Tsimi, peut-être « gombo » aidant, par imprudence a édifié l’opinion sur les difficultés liées au processus d’intégration de la sous-région. Il affiche un chauvinisme soutenu dans un espace où l’intégration devrait être le leitmotiv de tous discours. Son article prouve à suffisance que l’intégration sous-régionale aura toujours du plomb dans l’aile puisque l’opinion camerounaise applaudit les positions soutenues dans son article par un silence complice. Ce que Éric Essono Tsimi oublie est qu’aujourd’hui aucun problème national ne peut passer inaperçu des autres pays de la sous-région. Le concept d’intégration vient consacrer l’ingérence réciproque des Etats dans des affaires intérieures des Etats distincts les uns des autres. 

On dirait que c’est la mondialisation réduite au niveau sous-régional. Éric Essono Tsimi et Antoine Ntsimi affiche une haine publique au nom du Cameroun vis-à-vis du peuple centrafricain tout en oubliant qu’ils se situent dans un espace sous-régional pour tenir ces propos. Ces prises de positions confirment l’esprit patriotique qui guidait Antoine Ntsimi dans la gestion du patrimoine sous-régional comme un patrimoine camerounais et l’on se demanderait si c’est toujours avec ce penchant chauviniste qu’Antoine Ntsimi soutenu par ses journalistes prétend briguer encore un autre mandat. Il s’agit d’une institution et d’un espace inter Etat s’il vous plaît messieurs et mesdames les camerounais et camerounaises que j’appelle avec beaucoup de respect puisque nous constituons une famille sous-régionale et partageons une histoire et une terre commune à rehausser le débat que de le voir dans la personne de Bozizé et ses thuriféraires et politicards parvenus qui n’honore pas la Centrafrique et la CEMAC.

Éric Essono Tsimi et Antoine Ntsimi ont oublié que c’est au nom de l’intégration et non du Cameroun qu’ils se sont permis d’exprimer leur opinion. Il n’y a pas de tribu, d’ethnie dans le processus de l’intégration, de la mondialisation. Il faut, encore une fois, élever le niveau du débat. Qu’est-ce que l’ethnie d’Antoine Ntsimi vient chercher dans la sous-région. Il s’agit d’une question des Nations et non des tribus. C’est réduire la CEMAC à un club des ressortissants d’une tribu camerounaise ou je ne sais quoi encore. Nous n’allons pas enlever les frontières par la haine et le manque de solidarité entre les peuples. Malheureusement Éric Essono Tsimi et Antoine Ntsimi se sont rendus plus ridicules que Bozizé en voulant le tourner en dérision. Que diront-ils des autres Etats membres de la CEMAC entre autres le Gabon, la Centrafrique, la Guinée-Equatoriale et le Congo qui peut passer sans réaction? Éric Essono Tsimi confirme que le Cameroun profite de la CEMAC pour les fonctions et non dans un souci commun d’intégration sous-régionale à l’avantage de tous les Etats de la CEMAC. On attendrait un autre argument que celui d’une guerre de succession qui ne fait que divertir et nous ferait passer à côté de l’essentiel. Qu’Antoine Ntsimi cesse de plaisanter en salissant le Cameroun…   

 

Olivier Bantsimba     

 

 

 

 

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