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30 octobre 2011 7 30 /10 /octobre /2011 22:44

 

 

Boz ballon

 

Bon, allez, pour une fois, on va juste rire un peu. Commençons par une petite histoire parisienne vécue par un compatriote de la sous-région. « Il y a des farfelus frimeurs, qui s’affublent tout seuls de noms et prénoms qu’ils admirent et parviennent à faire figurer sur leurs passeports en graissant la patte d’un fonctionnaire complice, comme ce jeune d’Afrique centrale (forcément !) qui a décidé du jour au lendemain de s’appeler Christian Dior, et a eu beaucoup de mal à convaincre un policier tatillon de Roissy qu’il s’agissait bien de son identité. Bon, cela dit, pouvoir se permettre autant de fantaisie et de liberté autour de son moi officiel est plutôt sympathique. Et si l’on résiste aux railleries en tout genre, ça prouve que l’on est pourvu d’une sacrée personnalité. Bravo donc à ceux qui assument. » Raconte une consœur de Afrique Magazine, Dame Emmanuelle Pontié, dans une de ses notes parues en 2011.

Depuis le long du trimestre dernier, celui en cours et au fil des périples dans le monde, force est de reconnaître que les médias internationaux et nationaux donnent des mêmes noms en boucle qui font actualités des mêmes. C’est aussi cela l’information au quotidien. Pour élaborer un bon papier, une rédaction d’une presse privée, il nous avait donné comme principe d’écriture journalistique, un classique simple « Qui fait quoi ? Ou ? À quel moment ? Dans quel but ? Avec quels moyens ? Pour quelle cible ? … » Des Qui font quoi ? Suivez le regard.

L’actualité dans le monde, proprement dite, est faite d’acronymes, de patronymes, patronymes, des organisations, des événements, des manifestations qui ont en commun l’Homme, dans tout son état, comme principal acteur-clé  ou la nature en elle-même. L’exemple le plus proche dans le temps, pour ce qui est de l’Homme est tout contigu du souvenir, des yeux et des oreilles : le pseudo viole à l’hôtel Hilton dans une des villes des USA nous avait longtemps bourré le quotidien et avait partiellement divisé l’Afrique et la France des Etats-Unis (sans faire référence au peuple américains) mais à la justice laquelle n’a pas dit le Droit en faveur de Mademoiselle Nafissatou Diallo victime des caprices masculins du plus virile des mâles, Dominique Strauss-Khan. Ce dernier, bien que revenu dans sa France natale vient d’être cité dans une affaire de proxénétisme, a-t-on appris sur Radio France Internationale ce début de semaine. Tel est le destin des hommes.

 LITANIE D’ACTEURS AU QUOTIDIEN

Des acronymes, prénoms et des patronymes l’habitude créée par les médias a donné des plus dominants des personnalités politiques internationales pour ne se limiter que là, même si, entre autres cas, la défunte militante et environnementaliste kenyane Wangari Mathadi, Stève Jobs le défunt père fondateur de la marque Apple venaient à faire exception.

Mohamad Kadhafi (paix à son âme), Barack Ousseini Obama, Ni John Fru Ndi, François Bozizé, Laurent Gbagbo, Désiré Kabila, Paul Biya, Nicolas Sarkozy, Sylvio Berlusconi, Ellen Johnson Sirleaf, Aïcha Kadhafi, Saïf-El-Islam, la liste est bien longue, très longue même. Des acronymes, la dominante reste des sigles politiques ou encore des organisations internationales à but politique et diplomatique. Ceci renvoie à RDR, FPI en Côte d’Ivoire, KNK, MLPC, FARE 2011 en Centrafrique, RDPC, SDF au Cameroun, UMP, PS en France, CNT en Libye, ONU, OTAN aux Etats-Unis, etc. Mais ce dont je m’en moque un peu tient en deux (2) interrogations :

Primo. Quels sentiments éprouvent-ont, gouvernés et cibles des médias, à entendre à la radio, regarder à la télévision et lire dans les presses des noms tristement célèbres des politiques et autres leaders d’opinions et d’actions ?

Sécundo. . Les politiques qui influencent tant la scène politique nationale et internationale ont-ils une réelle place dans le cœur de la population planétaire, sinon africaine au point d’influencer le choix des prénoms des chérubins ?

 La seconde préoccupation m’intéresse tant la réserve et le choix d’un prénom de référence à une personnalité internationale et nationale passionnée ne doivent pas être bénin. Ce dont appelle Emmanuelle Pontié qualifiait dans une de ses notes « la joyeuse foire aux prénoms ! » qui pour elle est d’une fantaisie particulière de voir des géniteurs attribuer des noms et prénoms qui sortent d’où on ne sait à leurs rejetons à la naissance. J’épingle la question en exposant ma confusion sur les quelques prénoms retrouvés, un temps en Centrafrique où il était très facile dans les années 1980-90 de retrouver des prénoms comme « Janvier, Dimanche, Samedi, Jeudi, … », pour revenir sur des noms de jeunes d’Afrique Centrale baptisés pêle-mêle Jordan, Wéa, Et’oo, Zidane, Ronaldo, Barthez, Ribéry, etc. au lendemain des grandes messes sportives internationales. Référence ici faite aux prestations des superstars sportives mondialement célèbres qui amènent les géniteurs à baptiser leurs nouveau-nés de ces noms accrocheurs pour offrir une même destinée à leurs derniers.

ORIGINE MAL ASSIMILEE DES PRENOMS

De notre mémoire, les missionnaires catholiques et évangéliques envoyés en Afrique sont soucieux d’honorer des saints un peu négligés par les parents occidentaux ont bourré les parents fidèles des noms des bienheureux, des saints hommes d’églises. D’année en année ces prénoms qui exportent à la colonisation de l’Afrique dans les années x, (l’on retrouve encore sur le calendrier romain personnifié en 2011), florissent des Parfait, Désiré, Barnabé pour les garçons, Blanche, Rose ou Olive pour les filles. Et dès qu’un petit bébé né au fin fond d’une brousse pointe le bout de son crâne au-dessus des fonts baptismaux, paf ! un prêtre l’affuble immédiatement, après avoir bien bourré le crâne aux parents, d’un prénom sorti des oubliettes. Localement, tout le monde trouve ça en mode et normal.

LES ERREURS FATALES DE LECTURE DU CALENDRIER

Le classique mode de consultation du calendrier pour baptiser un nouveau-né n’est plus du goût des jeunes adolescents qui se préfèrent avec des prénoms crées des initiales du père et de mère géniteurs comme Francis/Estelle qui donne Franelle. Charmant non ? Sinon des prénoms types Marwane, Bryan, Shaq, Franelle, Chloé, Gym, Steefer, etc. des prénoms des personnages cinématographiques de l’heure.

En Centrafrique de nos jours, par exemple, le leadership politique national présente que des prénoms type attribués par référence au calendriers romains et qui sont malheureusement, pour ce qui concerne ce billet, attachés à des actes de vandalisme, de violation des droits humains, des tricheurs, de faussaires, des bandits, des rebelles, des fichistes et toutes sortes de malaises sociaux.

« Évidemment, c’est plus problématique quand le petit voyage dans des pays où ce genre de prénoms fait vraiment super désuet (et alerte)…». Disait Emmanuel Pontié dans sa note.

En un prénom comme en cent, des plus célèbres des personnalités politico-sociales, les parents centrafricains doivent peut-être redoubler de vigilance, et réfléchir à deux fois avant de choisir un prénom pour leur chérubin qui fera non seulement ricaner les douaniers de certains aéroports, les camarades de classe, les amis et autres connaissances et pourra causer des traumatismes sans retour hors des zones où les François, Abacar, Aurélien, Célestin, Papy, Elie, Jean, Simplice, Christian, Mahamat, Parfait, Socrate, Ange, André, Fidèle, Martin, Nicolas, Thierry,  Guillaume, Abdoulaye, Sylvain, où les Solange, Béatrice, Gina, Marie, et autres sont des classiques, moins encore renvoient à des personnalités locales qui ont brillé dans des pratiques sulfureuses. Là, même si l’on peut supposer que chacun de ces vocables a une histoire, c’est quand même un peu dur à porter.

Avis aux parents : Take care au prénom des chérubins ! Comme dit l’autre. Certains prénoms n’y arriveront pas forcément et d’autres en souffriront peut-être un peu inutilement…

Iritimbi Gioko

 

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