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17 janvier 2010 7 17 /01 /janvier /2010 23:26


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A C cemac

Cémac : un Equato Guinéen nommé chef de la BEAC poste désormais rotatif

BANGUI – (AFP) 17 janvier 2010 19h14Le 10e sommet de la Communauté économique et monétaire des Etats de l'Afrique centrale (Cémac) a nommé dimanche l'Equato-Guinéen Lucas Abaga Nchama gouverneur de la banque régionale BEAC, poste qui devient désormais rotatif.

Le sommet, tenu samedi et dimanche à Bangui, "a décidé de nommer au poste de gouverneur de la BEAC (Banque des Etats de l'Afrique centrale) Lucas Abaga Nchama", selon son communiqué final lu par le président de la Commission de la Cémac, Antoine Ntsimi.

M. Abaga Nchama succède au Gabonais Philibert Andzembé, qui était en poste depuis juillet 2007 et que le sommet a décidé de "relever de (ses) fonctions" en même temps que le vice-gouverneur, Rigobert Roger Andely et une autre responsable de l'institution.

L'Equato-Guinéen était directeur général chargé de l'Exploitation à la BEAC depuis juin 2008, selon un responsable régional. D'après les statuts de la BDEAC adoptés en 2007, le gouverneur est nommé pour un mandat de sept ans non renouvelable.

La gestion de Philibert Andzembé a été marquée par plusieurs scandales et la perte, pour la Banque, d'importantes sommes d'argent.

En octobre, le Gabon avait décidé de le rappeler "en vue de son remplacement", après la révélation de détournements d'ampleur à la Banque quelques mois après celle de placements à risques ayant mal tourné.

Le sommet de Bangui a aussi décidé de rendre rotatif le poste de gouverneur de la BEAC, mettant fin à un privilège accordé depuis 1973 au Gabon.

Il a adopté le "principe de la rotation par ordre alphabétique des Etats membres au niveau de toutes les institutions, organes et institutions spécialisées de la Communauté", d'après le communiqué final, soulignant que cette décision met "fin au contentieux de Fort-Lamy" (actuelle N'Djamena), du nom de l'accord signé en 1973 sur la répartition des postes au sein de la BEAC.

Au terme de cet accord, le poste de gouverneur était détenu par le Gabon. Le même mécanisme accordait le poste de vice-gouverneur au Congo, celui de secrétaire général au Tchad et le siège central de la BEAC au Cameroun.

Lors d'un bref point de presse, le chef de l'Etat centrafricain et ex-président en exercice de la Cémac, François Bozizé, a précisé que pour la BEAC, cette rotation commencerait "par la Guinée équatoriale".

"Le principe de la rotation par ordre alphabétique (...) a été retenu. Mais on va commencer par la Guinée équatoriale. A partir de là, la rotation va suivre", a dit M. Bozizé, qui a passé le témoin à son homologue congolais Denis Sassou Nguesso pour la présidence en exercice de la Cémac.

La Cémac regroupe le Cameroun, la Centrafrique, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale et le Tchad. Elle a été créée en 1994, en remplacement de l'Union douanière et économique de l'Afrique centrale (UDEAC) qui avait été lancée en 1964 par cinq pays de la région, rejoints 20 ans plus tard par la Guinée équatoriale.

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La Cémac veut son passeport régional courant "premier trimestre 2010"

BANGUI – (AFP) 17 janvier 2010 20h30) - Le 10e sommet de la Communauté économique et monétaire des Etats de l'Afrique centrale (Cémac) a demandé dimanche à Bangui aux six pays membres de l'organisation d'émettre "au cours du 1er trimestre 2010" un passeport commun qui abolira le visa dans la région.

"A propos du passeport Cémac", le sommet tenu samedi et dimanche "a pris connaissance des avancées enregistrées dans le cadre de la libre circulation", est-il affirmé dans le communiqué final lu devant la presse par le président de la Commission de la Cémac, Antoine Ntsimi.

Le sommet "a pris acte des engagements pris par les Etats d'émettre au cours du 1er trimestre 2010 un passeport biométrique Cémac aux normes de l'OACI (Organisation de l'aviation civile internationale, NDLR) permettant à leurs détenteurs de circuler sans visa dans l'espace communautaire".

Il "a invité la Commission et les Etats membres au respect des modalités convenues pour la mise en circulation du passeport Cémac biométrique".

L'idée du document de voyage a été lancée en 2001. De nombreux habitants de la région font état de lourdeurs et tracasseries pour circuler d'un pays à l'autre de la Cémac (Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée équatoriale et Tchad).

Il a également été décidé d'installer à Brazzaville le siège de la compagnie aérienne communautaire, Air Cémac, en projet depuis 2002. Selon un délégué, Brazzaville était en lice avec N'Djamena.

"Les Etats qui ont voulu réaliser cette compagnie ont libéré leur capital. Il restait à fixer le siège, ce qui est fait", a commenté lors d'un bref point de presse le chef d'Etat congolais Denis Sassou Nguesso, nouveau président en exercice de la Cémac.

"Je crois qu'à partir de là, les responsables de la Commission de la Cémac vont travailler avec les partenaires stratégiques. Et cette année, nous allons procéder au démarrage de la compagnie. En tout cas, il n'y a pas de doute, la compagnie va être lancée cette année", a assuré M. Sassou Nguesso.

En 2009, la Cémac avait indiqué que la South African Airways (SAA) s'était engagée à acquérir 40% du capital du transporteur régional. SAA en serait le premier actionnaire devant les six Etats membres disposant ensemble de 30%, d'après la presse gabonaise.

La Cémac a par ailleurs nommé le Gabonais Michael Adonde gouverneur de la Banque de développement des Etats de l'Afrique centrale (BDEAC). Il remplace le Centrafricain Anicet Georges Dologuélé, qui était en poste depuis 2001.

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La Cémac ordonne des audits pour toutes ses institutions (sommet)

AFP 17.01.10 | 20h21

La Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (Cémac), secouée récemment par des scandales financiers, a décidé d'ordonner "des audits sur l'ensemble" de ses institutions et organes, selon le communiqué final de son sommet tenu samedi et dimanche à Bangui. Les dirigeants des six pays membres de l'organisation ont décidé "d'effectuer des audits sur l'ensemble des institutions, organes et institutions spécialisées de la Cémac sous la supervision du président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo", indique ce texte lu devant la presse.

Ils ont examiné les conclusions et rapports d'audits commandés après la révélation de malversations à la Banque des Etats de l'Afrique centrale (BEAC), institut d'émission monétaire de la Cémac qui regroupe le Cameroun, la Centrafrique, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale et le Tchad. En septembre, l'hebdomadaire Jeune Afrique avait révélé des détournements au Bureau extérieur de Paris (BEP), succursale de la BEAC dans la capitale française.

Ces détournements ont été confirmés par un rapport interne d'enquête de la BEAC, publié fin octobre, selon lequel 25 millions d'euros normalement dédiés au fonctionnement du BEP et au règlement de factures de la BEAC avaient été détournés par des employés entre 2004 et 2009. Le sommet de Bangui "a apprécié la pertinence des recommandations" faites par les auditeurs "et les a adoptées dans leur intégralité".

Il a décidé de "poursuivre en justice toutes les personnes impliquées dans les détournements au niveau du Bureau extérieur de Paris", lit-on dans le communiqué, sans plus de détails. Le scandale des détournements avait éclaté quelques mois après la révélation de placements hasardeux qui, avec la crise financière internationale, avaient fait perdre d'importantes sommes à la BEAC.

Lors d'un sommet extraordinaire en janvier 2009 à Libreville, les dirigeants de la Cémac avaient décidé la suspension des placements par la Banque. Ils avaient aussi commandé un audit général de la BEAC et des audits sur ces opérations de placements effectuées auprès d'une banque française.



Sommet de Bangui la Cémac décidée à en finir avec les scandales

Lundi 18 janvier 2010 (AFP)

Nouveaux dirigeants pour ses banques, institution de postes tournants, audits généralisés, poursuites judiciaires: la Communauté économique et monétaire des Etats de l'Afrique centrale (Cémac) a décidé d'en finir avec les scandales lors de son 10e sommet à Bangui.

Les présidents du Cameroun, de Centrafrique, du Congo, du Gabon, de Guinée équatoriale et du Tchad ont dû passer deux jours -au lieu de la seule journée de samedi- pour épuiser les points à l'ordre du jour de leur sommet, avec pour mission de "restaurer la crédibilité" de l'organisation mise à mal récemment par la révélation de malversations.

Parmi les décisions fortes prises: le limogeage du Gabonais Philibert Andzembé, qui était depuis juillet 2007 gouverneur de la Banque des Etats de l'Afrique centrale (BEAC), institut d'émission monétaire de la Cémac.

Le sommet a décidé de le "relever de (ses) fonctions", en même temps que deux hauts responsables de la BEAC, dont des employés ont détourné 25 millions d'euros entre 2004 et 2009, selon un rapport d'enquête interne publié fin octobre.

Ces malversations ont été révélées après des placements hasardeux de la BEAC qui ont provoqué des pertes de quelque 22 millions d'euros, de l'aveu même de M. Andzembé.

Pour le remplacer, l'Equato-Guinéen Lucas Abaga Nchama, un des directeurs généraux de la Banque depuis juin 2008, a été nommé.

Cette nomination met fin à un privilège accordé depuis 1973 au Gabon, au terme d'un accord dit de "Fort-Lamy" (actuelle N'Djamena) sur la répartition des postes au sein de la BEAC, contesté par certains pays dont la Guinée équatoriale.

Pour évacuer le "contentieux de Fort-Lamy", selon le communiqué, les dirigeants ont adopté le "principe de la rotation par ordre alphabétique des Etats membres au niveau de toutes les institutions, organes et institutions spécialisées" de la Cémac.

Le chef d'Etat centrafricain François Bozizé a précisé aux journalistes que pour la BEAC, cette rotation commencerait "par la Guinée équatoriale".

"A partir de là, la rotation va suivre", a dit M. Bozizé, qui a passé le témoin de président en exercice de la Cémac à son homologue congolais Denis Sassou Nguesso.

La Cémac a aussi nommé un nouveau gouverneur de la Banque de développement des Etats de l'Afrique centrale (BDEAC) : le Gabonais Michael Andonde remplace ainsi le Centrafricain Anicet Georges Dologuélé, en poste depuis 2001.

Le sommet de Bangui a par ailleurs décidé de poursuivre un ménage entamé après la révélation des scandales, en ordonnant "des audits sur l'ensemble" de ses institutions et démembrements. Ces enquêtes seront placées "sous la supervision" du président équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema.

Il s'est engagé à "poursuivre en justice toutes les personnes impliquées dans les détournements" effectués à la succursale de la BEAC à Paris.

Pour améliorer la circulation intra-régionale, confrontée à de nombreux obstacles, il a été demandé aux six pays membres d'émettre "au cours du 1er trimestre 2010" un passeport commun.

Le passeport Cémac, dont l'idée a été lancée en 2001, sera "biométrique", répondra "aux normes de l'OACI (Organisation de l'aviation civile internationale, NDLR)" et permettra à ses détenteurs "de circuler sans visa dans l'espace communautaire".

La compagnie aérienne communautaire, Air Cémac, en projet depuis 2002, devrait démarrer en 2010, a assuré le Congolais Denis Sassou Nguesso. Le sommet a décidé d'installer le siège du transporteur régional à Brazzaville.

 

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