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1 juin 2012 5 01 /06 /juin /2012 01:06

 

 

 

 

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SOLUTIONS DE SORTIE DE CRISE EN CENTRAFRIQUE

 

 

Coup d’œil dans le rétroviseur : Le Centrafrique champion toutes catégories de la médiocrité démontre une fois de plus aux yeux du monde qu’il reste égale à lui-même : le pays de l’immaturité, l’insouciance, l’incompétence et  de l’éternel recommencement.

 

Toutes les fins de règne en RCA se ressemblent. Le pays est asphyxié, rien ne marche et les règnes des despotes se terminent dans le chaos, car le mécontentement généralisé vient toujours à bout des dictateurs.       

 

Le Centrafrique l’un des premiers pays francophones à  accéder à la souveraineté internationale, le 13 août 1960 est devenu la terre de prédilection des chefs d’Etat-major putschistes et d’aventuriers politiques :

-          29 mars 1959, mort tragique du Père de l’indépendance B. BOGANDA  dans un accident d’avion.

 

-          30 avril 1959, le Président David DACKO par népotisme ouvre le ban des coups d’Etat par le putsch pygmée pour empêcher le Président intérimaire Abel GOUMBA de succéder à Feu B. BOGANDA.

 

-          01 janvier 1966, le Colonel Jean Bedel BOKASSA, Chef d’Etat-major des forces armées centrafricaines renverse dans le sang, le président David DACKO devenu impopulaire.

-          20 septembre 1979, le Président David DACKO prend sa revanche grâce à l’opération Barracuda conçue et exécutée depuis Paris par le Président Giscard D’ESTAING pour éjecter l’empereur BOKASSA 1er  en visite chez KADHAFI en Libye. Un pillage monstrueux a détruit l’économie.

 

-          01 septembre 1981, après des troubles politiques à caractère insurrectionnel suite à son élection truquée et contestée, le Président David DACKO empêché par l’opposition (MLPC) de gouverner remet le pouvoir à son Chef d’Etat-major, le Général André KOLINGBA.

-          03 mars 1982, le Général BOZIZE, Ministre de la communication ayant échoué lamentablement dans sa tentative de renverser le Général KOLINGBA crée la première rébellion en terre centrafricaine.

 

-          19 septembre 1993, suite à des élections libres et transparentes, le Président Ange Félix PATASSE est élu à la magistrature suprême de l’Etat au second tour face au Président du FPP Abel GOUMBA.

 

-          16 avril, 16 mai et 27 septembre 1996, la RCA est secouée par une série de mutineries des proches du Général André KOLINGBA : 80% de l’armée est constituée de Yakoma, alors qu’ils ne représentent que 2 % de la population. Cette ‘ethnisation’ à outrance de l’armée et le népotisme érigés en système de gouvernement seront inversés successivement par Ange Félix PATASSE aux profits des Gbaya, Kaba, Dagba, Mbum, Mandja et maintenant des Gbayas de l’Ouham seuls avec BOZIZE.

-           

-          Le putsch manqué de KOLINGBA, le 28 mai 2001 et la rébellion de BOZIZE le 03 novembre 2001 ont permis le 15 mars 2003 à Idris DEBY de venir à bout du régime de PATASSE élu démocratiquement en 1993 et réélu en 1999 suite à des élections contestées pour mettre à sa place  son ex Chef d’Etat-major rebelle, le Général François BOZIZE alors qu’il se trouvait au Niger.

-           

Aujourd’hui, le régime sanguinaire et despotique du Général président François BOZIZE, ministre de la défense, gourou, trésorier payeur général et gérant des sociétés d’Etat n’échappant pas à la règle se trouve dans une situation inextricable d’insécurité généralisée, de faillite de l’Etat, de déficit alimentaire et blocage politique. La suspension des aides bilatérales et multilatérales à la RCA augure au peuple, un avenir sombre. 

 

Pour sauver la RCA et la remettre sur les rails, il faut des mesures radicales. Cette césarienne politique permettra à notre pays d’éviter sa somalitisation et à BOZIZE de finir son mandat sans courir le risque de se faire renverser comme PATASSE, Mamadou TANJA, Dadis CAMARA, TOUMANI TOURE etc. La révolution de palais manquée de sylvain NDOUNTINGAYE vient de sonner le glas du règne de BOZIZE. 

 

Comme l’hirondelle ne fait pas le printemps : des élections truquées, achetées et gagnées à coups de menaces, corruption, mobilisation des finances, du personnel et des moyens de l’Etat par le dictateur BOZIZE ne font pas la démocratie. La France, les USA, l’ONU, l’UA et l’UE doivent comprendre que le régime de BOZIZE issu du putsch du 15 mars 2003 puis légitimé par deux élections frauduleuses en 2005 et 2011 reste illégitime et antidémocratique car un tronc d’arbre dans une rivière ne se transformera jamais en crocodile.

   

Soit BOZIZE démissionne ou il accepte la cohabitation si non, il fera courir au pays le risque d’un coup d’Etat ou d’une guerre civile généralisée. La caution des amis de la RCA au régime BOZIZE doit cesser.     

 

Mesures d’Urgence pour Sauver le Centrafrique (MUSC)

 

 

1 – Constitution : INTOUCHABLE                                                                                                                  1 

 

 

 

2 – Président : INTOUCHABLE

 

3 – Assemblée Nationale : DISSOLUTION

 

4 – Gouvernement : DISSOLUTION

 

5 – Cour Constitutionnelle : DISSOLUTION

 

6 – Conseil Economique et Social : DISSOLUTION

7 - Haut Conseil de Communication : DISSOLUTION

 

MISE EN PLACE

 

a)      Assemblée Nationale de transition : 50 MEMBRES (BOZIZE 15, OPPOSITION 15 SOCIETE CIVILE 15, SYNDICATS 5),

 

b)      Gouvernement de compétences dirigé par l’opposition (durée fin mandat BOZIZE) : 19 MEMBRES (BOZIZIE 5, OPPOSITION 5, SYNDICATS 1, COMPETENCES NATIONALES – DIASPORA 8 + PREMIER MINISTRE ISSU DE L’OPPOSITION),

 

c)      Cour Constitutionnelle de Transition (8 membres avec le Président) : BOZIZE 3, OPPOSITION 3, Syndicat 1 et SOCIETE CIVILE 1. Sa mission prend fin à la prestation de serment du nouveau Président de la République élu.

 

d)      Conseil Economique et Social de transition : BOZIZE 10, OPPOSITION 10, SOCIETE CIVILE 3, SYNDICAT 2 (Bangui 8, Provinces 16 + Président = 25)

 

e)      Haut Conseil de Communication de Transition : Huit (8) membres.

 

f)       Commission Vérité, Justice et Réconciliation : BOZIZE 3, OPPOSITION 3, SOCIETE CIVILE 1 ET SYNDICATS 1 (8 membres avec le Président).

 

g)       

 

ELECTIONS

 

 

NOUVEAU CODE ELECTORAL : 2012

 

 

LISTE ELECTORALE BIOMETRIQUE :2012 / 2013

 

 

ELECTIONS LEGISLATIVES - CONSEIL ECONOMIQUE ET SOCIAL : Octobre 2013

 

 

ELECTIONS MUNICIPALES : Octobre 2014

 

 

ELECTIONS PRESIDENTIELLE ET SENATORIALE : Février 2016

 

 

DISSOLUTION DE FACTO DE TOUTES LES INSTITUTIONS DE LA TRANSITION :

 

 Fin de la transition avec la prestation de serment du nouveau Président de la République élu.

 

 

COUR CONSTITUTIONNELLE : Désignation des membres décembre 2016.

 

 

HAUT CONSEIL DE COMMUNICATION : Désignation des membres décembre 2016. 

 

 

Tout schéma de sortie de crise consistant à mettre de la poudre aux yeux des Centrafricains et de la communauté internationale en débauchant les cadres des partis politiques de l’opposition pour former un gouvernement d’union national ne fera qu’enfoncer le pays au fond du gouffre et exposera le Général président, ministre de la défense, gourou de la secte christianisme céleste, député, trésorier payeur général François BOZIZE aux affres d’un soulèvement populaire ou d’aventures putschistes comme au Niger, Guinée, Mali etc. Mieux vaut pour BOZIZE, l’humiliation d’une cohabitation avec l’opposition que les affres d’un soulèvement populaire ou d’un putsch que le MDREC condamnera.

 

Après bientôt 10 ans de pouvoir dictatorial et sanglant caractérisé par la destruction généralisée de tout le tissu économique par les Tchadiens, la prédation, l’incompétence, le pillage des finances de l’Etat, le népotisme, la gabegie et le tribalisme : BOZIZE doit tirer sa révérence en démissionnant s’il refuse le schéma de sortie de crise proposé par le MDREC. BOZIZE, Kaméla a fa kumé.

 

Les partis politiques de l’opposition qui s’aliéneront avec BOZIZE pour constituer un gouvernement d’union nationale assumeront les conséquences avec lui devant la communauté nationale et internationale. 

 

Les 3/4 de la RCA sont occupés par la LRA et BABA LADDE. Les Centrafricains ne peuvent plus aller et venir librement. Ils tirent le diable par la queue et ne mangent plus à leur faim. Ils meurent dans les hôpitaux comme des mouches. La gestion des recettes des hôpitaux par BOZIZE va jusqu’à priver de réactifs les laboratoires. La faim chasse le loup de la forêt. Les Centrafricains viendront tôt ou tard à bout de la dictature de BOZIZE, s’il ne change pas d’épaule son fusil de tirailleur.

 

 

Fait à Bangui, le 31 mai 2012

 

Le Président du MDREC

 

 

J Bendounga

 

                                                                Démocrate Joseph BENDOUNGA                                                            

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