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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 11:58

 

 

 

Alain Lamessi

 


Après tout, il n’est pas interdit de rêvasser,  de se mettre dans la posture on ne peut plus illusoire du chef de l’Etat d’un pays comme la république centrafricaine.


Dans la situation particulière que traverse notre pays, la république centrafricaine :


En tant que chrétien je chercherais tout d’abord la volonté de Dieu et me demanderais que ferait Jésus-Christ à ma place ? Aime-t-il la paix ou la guerre ? l’unité nationale ou la division ? l’amour ou la haine ? la joie ou la tristesse ?


Je n’irais jamais à contre-courant de l’histoire et j’appliquerais la loi de la « Non résistance ».

Je donnerais la chance à la paix en appliquant scrupuleusement les accords de Libreville.


Je nommerais Maître Nicolas TIANGAYE, comme Premier Ministre de transition étant donné que la rébellion Séléka et l’opposition démocratique l’ont ainsi voulu et validé par le médiateur.


Je discuterais avec lui sur la manière la plus réaliste de gouverner à deux pour que le pays en sorte grandi et que personne ne soit humiliée.


J’éviterais de faire ce que me conseille certaine illuminés de mon entourage de nommer un autre premier ministre car quel spectacle donnerait la République centrafricaine avec un gouvernement de transition où ne siégeraient ni le Séléka, ni l’opposition démocratique et qui ne serait pas adoubé par le Médiateur, la CEMAC et la communauté internationale ?


Je me méfierais surtout de tous ceux qui ont tellement des choses à se reprocher et qui font aujourd’hui acte de candidature pour être premier ministre car c’est bien suspect cet opportunisme de mauvais goût.

Je publierais rapidement la liste du gouvernement car notre pays déjà moribond ne peut se permettre le luxe de vivre encre sans gouvernement.


Je constaterais que la République centrafricaine est divisée et que la rébellion contrôle encore la grande partie du territoire national et que le risque de la guerre civile n’est pas encore écarté.


Je ne braverais pas la communauté internationale (ONU, UE, UA, Russie, etc.) et surtout n’humilierais pas le médiateur de la CEMAC le Président Denis Sassou Nguessou et les autres Chefs d’état de la CEMAC, le Président Idiss DEBY en tête, qui se sont impliqués personnellement et depuis des années pour rechercher la paix en République centrafricaine.


Je serais très conscient que la CEMAC dispose des militaires sur place à Bangui et que ceux-ci ne me défendraient pas en cas de besoin. Bien au contraire !


Je tirerais la leçon de la jurisprudence GBAGBO et qu’un coup d’Etat ou un assassinat est vite arrivé. Je me dirais surtout qu’à tout moment je pourrais être traduit au CPI si telle est la volonté de la communauté internationale parce que le procès BEMBA court toujours.


Je ne donnerais pas l’impression qu’il y a des centrafricains avec qui je veux travailler et d’autres avec qui je ne veux pas travailleur. Comme père de la nation et garant de l’unité nationale, je rassemblerais tout le monde y compris ceux que je considère peut-être à tord comme mes ennemis.


Je ne donnerais pas l’impression que la République centrafricaine est un bien personnel que je veux garder pour moi tout seul parce que cela s’appelle de l’égoïsme.

Je ne donnerais pas non plus ’impression que j’ai commis des actes tellement abominables que je n’ai pas envie que cela ne soit découvert.


Je préparerais ma sortie pour que je parte avec honneur à la fin de la transition après avoir négocié au préalable mon immunité et celle de ma famille. Et que si je voudrais revenir un jour au pouvoir que je revienne.


Je ne suis pas président de la République centrafricaine et loin de le devenir. A moins que Dieu en décide autrement. Mais j’ai seulement rêvé convaincu que « rien de grand ne peut se faire sans rêve ». Dans ce moment de déchaînement de basses passions, puisse la raison triomphée.


Que Dieu bénisse la République centrafricaine.

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion