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26 mars 2012 1 26 /03 /mars /2012 16:36

 

 

 

wade sall 0

 

 

Décidément l'Afrique n'aura pas fini d'étonner le monde. Seulement quelques jours après un coup d'État ahurissant au Mali, voilà que l'Afrique surprend le monde une fois de plus, à travers le deuxième tour de l'élection présidentielle organisé au Sénégal.

Si dans le cas du Mali, le scoop rejoint le cortège des mauvaises nouvelles qui font la renommée de l'Afrique, à travers sa pratique de la gestion de la chose publique, ce qui n'étonne presque plus personne, le scrutin organisé de main de maître par le Sénégal pour se doter d'un nouveau chef de l'État est un exemple de procédure de choix politique qui honore l'Afrique et fait oublier un instant le cortège d'élections truquées qui sillonnent la plupart de ses capitales.

Le peuple sénégalais, à travers sa maturité politique, son sens de l'unité et sa clairvoyance, a montré aux yeux du monde que les africains sont capables de se surpasser, quand ils le veulent, et lorsqu'ils décident de ne pas se laisser tomber dans les pièges tendus sur leur parcours.

La maturité politique des sénégalais surprend. Elle surprend car, là où beaucoup de pays africains auraient plongé leurs populations dans des affrontement fratricides et des « guerres gratuites » où périraient des milliers d'innocents, les sénégalais ne se sont pas trompés de combat, tout comme ils ne se sont pas trompés d'adversaires.

Si cette maturité politique a permis l'organisation « presque » sans faille de l'élection présidentielle, il faut cependant relever que toute la coordination ne se serait pas passée comme dans le meilleur des mondes possible, sans la solidité et le charisme des différents leaders politiques impliqués dans la compétition présidentielle, sans la neutralité des forces publiques (armée, gendarmerie et police) et sans la détermination de la jeunesse dans son ensemble.

Il fallait avoir une classe politique de haut niveau pour éviter de tomber dans le traquenard provoqué par l'entêtement du Président sortant et candidat, Me Adoulaye Wade, à vouloir se lancer dans un troisième mandat, une candidature qui n'en était pas moins que de trop.

Dans ce traquenard, qui portait en lui tout ce qu'il y avait d'interprétations de la constitution, toutes les manœuvres étaient possibles, qui auraient pu perturber, dans beaucoup d'autres pays africains, le peuple, la jeunesse et les forces armées, engendrer des confrontations qui auraient anéanti pas mal de vies humaines. Il fallait une classe politique responsable, intègre, forte dans ses convictions et solidaire dans ses accords, pour éviter les pièges de la trahison, de la division, de l'éclatement et de la dissolution.

Il fallait une classe politique responsable et crédible, avec un électorat convaincu et loyal, aveugle au miroitement de quelques promesses fallacieuses et parfois de quelques coupures flabant neuves.

La jeunesse, dans son ensemble, a réagi comme il fallait, sans être tentée par l'esprit de destruction qui pousse d'autres ailleurs, à casser les bâtiments publics, à saccager les magasins et autres endroits susceptibles de cacher quelques biens. Ce faisant, sans tomber dans les excès qui sont légion presque partout en Afrique, cette jeunesse  a fait preuve de nationalisme, consciente du fait qu'elle-même représente l'avenir de son pays.

Les forces publiques, quant à elles, ont bien observé cette neutralité qui caractérise le comportement des forces armées dans les pays avancés, neutralité qu'il convient de saluer et qui a été possible grâce à la qualité des hommes qui les composent, des hommes qui connaissent la place qu'ils tiennent dans leur société, et qui n'ignorent pas les missions dont ils ont la charge.

Bien qu'il soit à l'origine de ce qui aurait plongé le Sénégal dans un état de détresse fort regrettable, le Président Abdoulaye Wade a eu un dernier geste,  haut, magnanime, un geste digne des grands hommes, en prenant les devants pour reconnaître sa défaite et féliciter son futur successeur, épargnant à la commission électorale et aux autres institutions, la lourde charge d'annoncer les résultats « provisoires », qui sont une source inépuisable de manipulations de scrutin. Chapeau, Me Wade !

Et enfin, sans parler des responsables des différents bureaux de vote, qui ont eux aussi joué un rôle déterminant, il faut saluer la télévision sénégalaise à travers ses journalistes. Des professionnels qui,  en rapportant en direct les décomptes évolutifs des résultats obtenus par chacun des deux candidats, ont donné une véritable leçon de transparence du dépouillement d'un scrutin, aussi bien à l'Afrique qu'au reste du monde.

Bravo Sénégal ! Tu es dans la bonne Voie,

l'Afrique doit te suivre.

 

Adolphe PAKOUA, docteur en Etudes Nord-Américaines et des Pays Anglophones.

Ecrivain.

 

 

 

Sénégal : Macky Sall met fin à 12 ans de pouvoir de Wade

 

L'ex-premier ministre Macky Sall est devenu dimanche le nouveau président du Sénégal. Ce politicien de 50 ans a battu au second tour de l'élection présidentielle son rival Abdoulaye Wade, au pouvoir depuis douze ans. Le scrutin s'est déroulé de manière pacifique.

 

Prévisible, la victoire de Macky Sall et sa reconnaissance quasi-immédiate par son ancien "maître" Abdoulaye Wade, 85 ans, a représenté un immense soulagement au Sénégal après des violences meurtrières en février liées à la nouvelle candidature du président sortant.

 

Cette reconnaissance par le président sortant de sa défaite, avant même la publication des premiers résultats officiels, a surpris: elle ne fait qu'illustrer son ampleur, les premières estimations officieuses donnant environ 70% des voix à M. Sall.

 

Liesse dans les rues

 

La victoire a été célébrée comme il se doit dans la nuit par des milliers de Dakarois. Ils étaient en liesse, criant leur joie, dansant et chantant au son des djembés (tam-tam) et du mbalax, la musique la plus populaire du Sénégal.

 

Elle a été saluée à l'étranger, en particulier en France, ex-puissance coloniale et principal partenaire économique du pays, par le président Nicolas Sarkozy. Il a parlé d'une "très bonne nouvelle pour l'Afrique en général et pour le Sénégal en particulier".

 

M. Sall, plusieurs fois ministre, puis premier ministre de M. Wade, avait indiqué samedi avoir "plusieurs urgences". Parmi elles: la "situation dramatique des finances publiques" et "le règlement de la situation alimentaire préoccupante de plus de 800'000 Sénégalais" menacés de famine dans le nord du pays à cause de la sécheresse.

 


(ats / 26.03.2012 17h05)

 

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