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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 01:23

 

 

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Sénégal - présidentielle : Youssou Ndour se dit menacé

DAKAR AFP / 29 janvier 2012 00h12- Le chanteur sénégalais Youssou Ndour a fait état samedi à Dakar de menaces contre sa personne physique, après que, selon un de ses porte-parole, il a été malmené par des policiers en tentant d'aller soutenir un responsable de la société civile arrêté.

Ceux à qui on demande de respecter la loi et de faire en sorte que la loi soit respectée par tout le monde n'y parviennent plus, a déclaré M. Ndour lors d'un point de presse après le dépôt de son recours contre le rejet par le Conseil constitutionnel de sa candidature à l'élection présidentielle du 26 février.

Il y a des menaces qu'on entend aujourd'hui pour attaquer ma personne physiquement, a-t-il dit, sans autres détails.

Auparavant, un de ses porte-parole, Doudou Sarr, avait affirmé que M. Ndour a été malmené par des policiers samedi après-midi alors qu'il se rendait à la Division des investigations criminelles (DIC, police judiciaire) pour soutenir Alioune Tine, une des figures de la société civile et le coordonnateur du Mouvement du 23 juin (M23).

Le M23 regroupe plusieurs partis d'opposition, des organisations de la société civile et des personnalités indépendantes, dont Youssou Ndour, opposés à la candidature du chef de l'Etat Abdoulaye Wade à la présidentielle.

Vendredi, le Conseil constitutionnel a rejeté la candidature de M. Ndour, arguant qu'il a produit une liste d'électeurs dont seuls 8.911 ont pu être identifiés et leurs signatures validées, contre 10.000 requis par la loi.

Pour le chanteur, ce rejet est une décision politique à l'instigation des responsables du pouvoir du président Wade auxquels, selon lui, sa candidature fait peur.

Ils ont tellement la trouille - et je pèse bien mes mots, parce que les Sénégalais sont témoins de toutes ces attaques, de toutes ces choses qui se sont passées depuis l'annonce de ma candidature, ce qui prouve qu'ils ont peur - ils ont peur de moi dans la mesure où ce Sénégal qu'ils endormaient, je l'ai réveillé. Ce Sénégal citoyen est maintenant une réalité, a-t-il déclaré lors du point de presse.

Les Sénégalais qui sont avec moi (...) sont déterminés à ne pas se faire confisquer le pouvoir, ils sont prêts s'il le faut à marcher, manifester car normalement, on a cette liberté. Ce qu'on sent maintenant, c'est un Etat policier, qui écoute les téléphones et qui menace les gens, a-t-il dit.

Je n'ai jamais appelé à la violence, mais je vous dis, je ne contrôle plus mes militants, a-t-il mis en garde.

Un de ses avocats, Me Mbaye Jacques Ndiaye, a expliqué à l'AFP avoir déposé au Conseil constitutionnel samedi après-midi une requête aux fins de réclamation tendant à la validation de la candidature de Youssou Ndour à l'élection présidentielle.

Dans son dossier déposé le 25 janvier figuraient 13.087 signatures ayant toutes préalablement été vérifiées et validées par un organe gouvernemental compétent, mais curieusement, lorsque le Conseil constitutionnel a remis sa décision hier (vendredi), il n'a fait état que de 12.936 signatures déposées et sur ce total, 8.911 étaient validées, a affirmé Me Ndiaye.

Dans son recours, il a demandé au Conseil d'expliquer la différence entre les signatures déposées et mentionnées, et les motifs de la non-validation des 4.025 signatures invalidées rejetées.

A la question de savoir ce qu'il comptait faire en cas de rejet de la requête, Me Ndiaye a répondu: Nous ne pouvons user que des voies de droit jusqu'à épuisement. Pour le reste, nous considérons que ces sages (membres du Conseil) doivent être laissés avec leur propre conscience.


(©)

Sénégal: Alioune Tine, responsable de la société civile et du M23, à la police


DAKAR AFP / 29 janvier 2012 00h56 - Alioune Tine, figure de la société civile sénégalaise et coordonnateur du Mouvement du 23 juin (M23, opposition et société civile), a été conduit samedi dans les locaux de la police à Dakar pour un motif non communiqué, selon le mouvement, un de ses avocats et son ONG.

Nous venons d'apprendre qu'Alioune Tine est à la DIC, la Division des investigations criminelles (police judiciaire), a déclaré devant la presse Amath Dansokho, chef d'un parti d'opposition et un des responsables du M23.

Nous exigeons sa libération immédiate, a ajouté M. Dansokho, sans préciser comment M. Tine s'était retrouvé à la DIC, s'il était simplement entendu ou arrêtée et pour quel motif.

Un des avocats de M. Tine, Me Boucounta Diallo, a confirmé à l'AFP sa présence à la DIC, indiquant l'y avoir lui-même déposé samedi après-midi.

Dans un communiqué transmis à l'AFP, la Rencontre africaine pour la Défense des droits de l'Homme (Raddho), ONG que préside Alioune Tine, a dénoncé l'arrestation de son dirigeant samedi en début d'après-midi, alors qu'il était en réunion chez Me Boucounta Diallo.

Cinq éléments de la DIC sont venus le chercher sans mandat d'amener. Présentement, il est en interrogatoire, depuis 17H30 (locales et GMT) dans les locaux de la Sûreté nationale avec un impressionnant cordon sécuritaire, affirme la Raddho, pour qui cette arrestation fait suite à une série de déclarations et de menaces fermes proférées par les plus hautes autorités de l'Etat depuis le mois de juin 2011 à l'encontre de M. Tine.

L'ONG dénonce l'intimidation et les tentatives de musèlement d'Alioune Tine, dont elle exige la libération sans conditions.

Samedi après-midi, les axes conduisant aux locaux de la police où se trouvait Alioune Tine étaient interdits d'accès au public par un dispositif de la police anti-émeutes. Des dirigeants du M23 ont tenté de s'y rendre, mais n'y ont pas été autorisés, selon un photographe de l'AFP.

Devant la presse, Amath Dansokho a aussi fait état d'autres arrestations, sans préciser leur nombre: Nous avons appris qu'il y a à travers le Sénégal aujourd'hui des dizaines de citoyens arrêtés à la suite de la protestation contre la validation par le Conseil constitutionnel de la candidature du président Abdoulaye Wade pour l'élection présidentielle du 26 février.

Macky Sall, autre leader membre du M23 et candidat à la présidentielle, a confirmé les arrestations, sans non plus fournir de chiffres.

Nous n'avons pas encore exactement le nombre (de personnes) arrêtées puisque c'est dans tout le pays. Nous sommes en train de l'évaluer, puisque partout il y a eu des manifestations, jusqu'à 04H00 ou 05H00 du matin (locales et GMT) dans certaines localités, a déclaré M. Sall à la presse.

Ce matin encore, ces manifestations ont repris. Il y a des arrestations dont nous sommes au courant, il y en a d'autres que le M23 ignorait jusqu'au moment de la rencontre des leaders du M23 avec la presse, a-t-il affirmé.


(©)

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