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25 mars 2012 7 25 /03 /mars /2012 23:21

 

 

 

 

Macky

 

 

Slate.fr

 

Le coup de téléphone tant attendu. Abdoulaye Wade a reconnu sa défaite et a appelé Macky Sall pour le féliciter. Macky Sall, 51 ans, est le nouveau président de la République. Le Sénégal vient de réaliser sa seconde alternance générationnelle.

 

Selon les premiers résultats publiés non officiels, Macky Sall est donné favori. Le candidat de Benno Bok Yakaar (Unissons-nous pour l'espoir) passe largement devant Abdoulaye Wade, président sortant. Macky Sall obtiendrait 69,16% des suffrages contre 30,84% pour Wade, selon Dakar actu. Cris de joie, coups de klaxons: partout à travers le pays, on note des scènes de joie.

 

Le baobab est tombé

 

Les Sénégalais sont sortis en masse dans les rues pour festoyer à l'annonce des premiers résultats du scrutin. Les militants de Macky Sall ont pris d'assaut le quartier général sis au quartier de Liberté VI pour crier victoire aussi. Idem au Plateau, situé dans le centre ville à quelques jets de pierre du palais présidentiel.

 

Les résultats continuent de tomber. Et la tendance se confirme de plus en plus. Macky Sall a même réussi à détrôner Wade dans les zones où il avait pourtant gagné au premier tour. Partout, le candidat de l'opposition a obtenu des scores plus que favorables. Et tout porte à croire, qu'il dépassera la barre des 70 % pour ce second tour.

 

Une sortie peu honorable pour un opposant historique

 

Sur les réseaux sociaux, les internautes laissent exploser leur joie. «Le baobab est tombé », «Je suis fier de mon peuple», «Bravo le Sénégal», sont entre autres messages postés.

 

Après 26 ans passés dans l'opposition, 12 années à la tête de la magistrature suprême, Abdoulaye Wade quitte le pouvoir à 86 ans. Entre ombre et lumière, son règne a été autant marqué par un développement sur le plan des infrastructures que par des scandales financiers. Déterminé à briguer un troisième mandat contre l'avis de tous, Abdoulaye Wade a été bouté hors du pouvoir par une forte coalition de partis et citoyens. Une sortie peu honorable pour cet opposant historique.

 

Ancien faucon de Wade

 

Il est rare, même très rare de voir son visage s’éclairer d'un simple sourire. Macky Sall n’est pas du genre à rire ou à s’enthousiasmer. Il est du genre introverti avec une mine toujours sévère. Ce qui lui a valu d’être surnommé par la presse locale Niangal Sall (sévère en wolof).

 

Homme politique sénégalais né le 11 décembre 1961 dans la région de Fatick, localité située au centre du pays, Macky Sall est un ingénieur et géophysicien de formation. Issu d’une famille très modeste de quatre enfants, de père ouvrier dans la fonction publique et d’une mère vendeuse de cacahuètes, Macky Sall passe une enfance tranquille dans la campagne entre la région de Fatick et le Fouta. Le baccalauréat en poche, il s’envole pour l’université de Dakar où il fait la rencontre de Landing Savané, leader d’And jëf, dont il intègre le mouvement. Quelques temps après, il se sépare de ce dernier, et rejoint le camp libéral. En 1983, débute son compagnonnage avec Wade. Malgré toutes les péripéties que rencontrent le PDS, avec l’emprisonnement de l’opposant Wade et le départ de certains des leurs, Macky Sall reste aux côtés de son mentor, jusqu’en 2000, qui porte Abdoulaye Wade à la magistrature suprême du pays.

 

La montée en puissance

 

Après avoir pris une part active à la victoire des libéraux, Wade ne lui confie, pas pour autant, de portefeuille ministériel. De décembre 2000 à juillet 2001, il est nommé directeur général de la Société des pétroles du Sénégal (Petrosen). Ensuite, il devient conseiller spécial du président de la République chargé de l’Energie et des Mines, d’avril 2000 à mai 2001. Avant d’être bombardé ministre des Mines, de l’Energie et de l’Hydraulique. Ensuite de novembre 2002 à août 2003, il détient en sus de son portefeuille ministériel celui de ministre d’Etat. D'août 2003 à avril 2004, il est affecté au poste de ministre d'État, ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales, porte-parole du gouvernement dont Idrissa Seck est le Premier ministre. Et, parallèlement, il est nommé vice-président du comité directeur du Parti Démocratique Sénégalais (PDS) en avril 2004.

 

C'est en avril 2004 qu'il obtient la consécration. Il est nommé Premier ministre, poste qu’il occupera jusqu’en juin 2007. Cette année-là, il devient président de l’Assemblée nationale. C’est de là que commence ces bisbilles avec son pygmalion.

 

Le 16 novembre 2007, le comité directeur du PDS décide de supprimer le poste de numéro deux du parti et de réduire le mandat du président de l’Assemblée nationale, de 5 à un an. Une sanction qui en vérité n’est destinée qu’à faire payer «la lourde faute politique», selon les termes utilisés par les libéraux, de Macky, coupable d’avoir convoqué, Karim Wade, fils du président, pour l’auditionner dans le cadre des travaux de l’Agence nationale pour l’organisation de la conférence islamique (Anoci). Acculé et bousculé par ses «frères», il démissionne du parti et de son poste le 9 novembre 2008. Et crée son propre parti, Alliance pour la République (Apr/Yakaar). Il commence dès lors à régler ses comptes avec le clan Wade.

 

C’est du Macky(llage)

 

Pour beaucoup d’observateurs, l’humiliation de Macky Sall au sein du Parti démocratique n’est en fait que la résultante de ses basses œuvres au sein de la formation. «Macky Sall n’est pas un ange», témoigne d’emblée un journaliste sous couvert de l’anonymat. Alors directeur de campagne de Wade à l’élection présidentielle de 2007, Macky Sall arrive dans son bureau de vote sans présenter de pièce d’identité et défie l’autorité du président en place pour accomplir son acte citoyen, en lui lançant un simple «je suis le Premier ministre». 

 

Un geste, qui selon ce journaliste, n’est rien d’autre qu’un acte de despote. Pour celui-ci, il ne faudrait pas oublier non plus, que le probable futur président du Sénégal a joué un rôle majeur dans l’emprisonnement  d’Idrissa Seck —ancien Premier ministre de 2002 à 2004 et candidat à la présidentielle—, pendant huit mois, dans le cadre de  l’affaire des chantiers de Thiès. En retour, Idrissa Seck l’a ouvertement accusé de détournement de deniers publics qui s’élèvent à 7 milliards de francs CFA, soit plus de dix millions d'euros. La prouesse de l'actuel challenger de Wade, c'est d'avoir réussi à faire oublier ses années de compagnonnage avec celui qu'il n'hésitait pas à comparer à Napoléon.

 

Tout cela est aujourd'hui de l'histoire ancienne. Depuis sa disgrâce, il est resté cohérent dans son engagement à lutter contre le pouvoir du président, Abdoulaye Wade. Pour beaucoup de Sénégalais, il apparaît comme l'homme qui a subi une injustice après avoir tenté de freiner la dévolution monarchique du pouvoir.

 

Même son attitude controversée au sein du M23 (Rassemblement de l'opposition), Macky Sall n'ayant pas brillé par une dénonciation appuyée de la candidature de Wade, a porté ses fruits. Et tout porte à croire que ce sera bien lui qui sera le futur locataire du palais de l'avenue Léopold sédar Senghor.

 

Lala Ndiaye

 

 

Sénégal / présidentielle : Wade reconnaît sa défaite, félicite Sall

 

DAKAR AFP / 26 mars 2012 00h03- Le président sénégalais sortant Abdoulaye Wade a reconnu dimanche soir sa défaite à la présidentielle et félicité son rival et ex-Premier ministre Macky Sall, a annoncé la télévision publique sénégalaise (RTS).

Le président Wade a appelé dimanche à 21h30 (locales et GMT) son rival Macky Sall (...) pour le féliciter après les premières tendances qui le donnent vainqueur du second tour de la présidentielle, selon la RTS reprise par l'Agence de presse sénégalaise (APS, publique).

Cette information a été confirmée par Moussa Diop, un proche conseiller de Macky Sall qui a déclaré: La victoire est officielle, Wade a reconnu sa défaite.

Les premiers résultats officiels ne sont pas attendus avant mardi ou mercredi, mais les chiffres bureau par bureau égrenés depuis la fermeture des bureaux de vote à 18H00 (locales et GMT) par les médias sénégalais, dont l'agence de presse publique APS, donnaient M. Sall, 50 ans, en tête dans la plupart d'entre eux.

Avant même l'annonce de victoire, des milliers de personnes se sont rassemblées dimanche soir devant le siège de campagne à Dakar de Macky Sall.

Aux cris de Macky président, Cette fois ça y est! ou On a gagné, ces partisans dansaient au son d'une musique rythmée poussée à fond par une puissante sonorisation.

Des scènes de liesse similaires avaient lieu dans plusieurs quartiers de Dakar, y compris au coeur de la ville, Place de l'Indépendance, proche du palais présidentiel.


(©)

Liesse devant le siège de campagne de Macky Sall

DAKAR AFP / 25 mars 2012 23h49 - Des milliers de personnes étaient rassemblées dimanche soir devant le siège de campagne à Dakar de l'ex-Premier ministre Macky Sall, convaincues de sa victoire à la présidentielle face au chef de l'Etat sortant Abdoulaye Wade, a constaté un journaliste de l'AFP.

M. Wade a reconnu sa défaite et félicité Macky Sall, a annoncé la télévision publique.

Des scènes de liesse similaires avaient lieu dans plusieurs quartiers de Dakar, y compris au coeur de la ville, Place de l'Indépendance, proche du palais présidentiel.

Par contraste, l'atmosphère était nettement moins festive au siège du Parti démocratique sénégalais (PDS) du président Wade, où une centaine de personnes étaient rassemblées et où des responsables du parti estimaient qu'il était beaucoup trop tôt pour tirer des conclusions, a constaté l'AFP.

Les premiers résultats officiels ne sont pas attendus avant mardi ou mercredi, mais les chiffres bureau par bureau égrenés depuis la fermeture des bureaux de vote à 18H00 (locales et GMT) par les médias sénégalais, dont l'agence de presse publique APS, donnaient Macky Sall, 50 ans, en tête dans la plupart d'entre eux.

Le président Wade, 85 ans, au pouvoir depuis 2000, a été largement battu dans son propre bureau de vote à Dakar, selon l'APS.

Hormis l'action d'hommes armés qui ont perturbé le vote dans quelques bureaux en Casamance (sud), région en proie à une rébellion indépendantiste depuis trente ans, aucun incident grave n'a été signalé dimanche lors du second tour de la présidentielle.


(©)

 

 

Wade battu dans son bureau de vote

 

AFP Publié le 25/03/2012 à 22:13

 

Le président sénégalais Abdoulaye Wade, candidat à sa réélection face à l'opposant et ex-Premier ministre Macky Sall, a été largement battu dans son propre bureau de vote à Dakar, a annoncé ce soir l'Agence de presse sénégalaise (APS, publique).

 

"Le candidat Macky Sall a gagné le bureau du centre Fadilou Mbacké de Dakar, avec 417 voix contre 120 pour Abdoulaye Wade, provoquant des manifestations de joie des militants de l'opposition", rapporte l'APS.

 

Le président Wade et ses proches ont voté en fin de matinée dans ce bureau de vote du quartier "point E", où ils votent habituellement à chaque consultation électorale.

 

Lors du premier tour de la présidentielle le 26 février, il avait été copieusement hué et sifflé par les électeurs présents.

 

Toujours selon l'APS, "Macky Sall est sorti en tête" du bureau de vote à Fatick (centre) où il a voté ce matin, "totalisant 457 voix contre 58 pour M. Wade".

 

Selon les premiers résultats, égrenés en début de soirée par les correspondants de l'APS, des radios privées et des sites sénégalais d'information en ligne, Macky Sall arrivait en tête dans la plupart des bureaux de vote.

 

Dès la nuit tombée, quelques partisans du candidat de l'opposition manifestaient déjà leur joie à grands coups de klaxon dans le centre-ville de la capitale.

 

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