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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 12:53

 

 

 

Florian Bédaya Ndjadder buste

Florian Ndjadder Bédaya 

 


Libreville (Gabon)2013-01-10 10:09:23 (APA) - Les rebelles centrafricains de la Séléka ont conditionné l’obtention d’un cessez-le-feu au départ du pouvoir du président, François Bozizé, au terme de houleuses négociations menées par le comité de suivi de l’accord global de paix de 2008 qui se sont achevées tard dans la nuit de mercredi.

 


''Il est l'unique, l'unique mal centrafricain, François Bozizé. Le départ de François Bozizé rien que le départ de Bozizé car il est le mal de la Centrafrique et de la sous-région'', a martelé le porte-parole de la Séléka, Florian Ndjadder Bédaya, au sortir des discussions.

 


Dans la matinée, la Séléka avait déclaré qu'elle accepterait un cessez-le-feu si et seulement si François Bozizé était traduit devant la Cour pénale internationale (CPI).

 


Les rebelles ont, dans un mémorandum distribué à la presse, accusé François Bozizé d'être l'auteur de nombreux meurtres perpétrés pendant son règne en Centrafrique.

 


Cette position est également celle de l'opposition démocratique qui a également conditionné la signature d'un accord de cessez-le-feu au départ du pouvoir du président Bozizé.



Pour sa part, le ministre d'Etat centrafricain, Cyriaque Gonda, a indiqué que le chef de l'Etat a été démocratiquement élu et qu'il compte rester au pouvoir jusqu'à la fin de son mandat qui court jusqu'en 2016.

 


Face à ce dialogue des sourds, le ministre congolais des Affaires étrangères qui présidait les négociations a suspendu celles-ci dans la perspective de leurs reprises très tôt ce jeudi avant la tenue du Sommet des chefs d'Etat des pays membres de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC) prévu le même jour dans la capitale gabonaise.

 

 

NDLR : Bozizé n’a jamais été démocratiquement élu. Il a volé les élections de 2011 comme tout le monde le sait. Ce n’est pas en martelant « démocratiquement élu » à foison que ses partisans en feront un démocratiquement élu. Si la dissolution de l’assemblée nationale, celle du gouvernement et le départ de Bozizé sont exigés, c’est justement en raison de ce que ces trois institutions sont issues d’élections massivement frauduleuses et donc n’ont aucune légitimité. L’actuelle chambre parlementaire est peuplée des enfants, neveux, cousins, femmes et maîtresses du seul Bozizé. Aujourd’hui, Séléka compte reprendre les négociations pour un accord de cessez-le-feu avec l’exigence du démantèlement de la prison spéciale du « Guantanamo de Bossembélé » et la libération de tous les nombreux prisonniers politiques ainsi que de la dissolution de l’assemblée nationale. 

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