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28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 19:16

 

 

 

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On apprend à l’instant que désormais certaines personnes sont au-dessus de la loi et par la force de leurs relations et du canon peuvent dicter leur conduite à la justice et s’asseoir sur des décisions rendues exécutoires.

Qu’on en juge :

La société SCD est une société qui exerce ses activités dans la Lobaye, sous la direction du sulfureux italien Bagarella. Ce Bagarella a exercé en Côte d’Ivoire, avant de prendre la poudre d’escampette et de laisser une ardoise estimée à des milliards de FCFA, avec des familles laissées sur le chemin.

Après avoir bourlingué en Sierre Leone et au Ghana, avec la même pratique, il atterrit en RCA  et se met en tête de refaire la même chose.

Il réussit à convaincre une société de droit américain, World Wide International de lui avancer des fonds pour l’achat des équipements nécessaires au lancement des activités. Très convaincant, avec un bagou irrésistible comme savent l’avoir les bons truands, les dirigeants de la société World Wide lui avancent la coquète somme de 1 200 000 euros, à charge pour lui de procéder au remboursement.

La société Word Wide  entre également à hauteur de 22% dans le capital de la société. Nous sommes en 2007.

Les mêmes faits placés dans les mêmes conditions produisant les mêmes effets, Bagarella travaille, ne rembourse pas ses dettes. Au contraire, il vire l’argent sur un compte logé à la Chabi du Maroc, Avenue Kleber à Paris.

Tant et si bien que, de guerre lasse après plusieurs tentatives infructueuses, la société World Wide décide une première fois de saisir la justice et de désigner enfin ses administrateurs dans la SCD.

Machiavélique, Bagarella donne l’impression d’entendre raison et de payer. Il rembourse jusqu’à un certain montant, reste 350 000 000 FCFA.  Las, le naturel reprend le dessus. Il saisit le tribunal de commerce de Bangui en 2010, pour que le Tribunal efface 100 000 000 F CFA de la créance de la société World Wide. Du jamais vu ! Mais non ! Nous sommes en Centrafrique. Le tribunal accorde cette faveur, d’autant plus que la société World Wide n’est pas au courant.

Après avoir vainement attendu, la société World Wide décide de saisir la justice et recontacte un Avocat. Lequel découvre l’étendue des dégâts. Mais en bon praticien, réussi,  malgré les tentatives de corruption et d’intimidation, à obtenir une décision, confirmée en appel et demandant à la société SCD de payer 351 000 000 F CFA à la société World Wide.

Une saisie est pratiquée, et fidèle à ses habitudes, Bagarella prend la poudre d’escampette. 

Sur ces entrefaites survient un certain Fadoul, propriétaire de Renault, société basée à Bangui. Lequel a été contacté par Bagarella. Ce Fadoul possède également des sociétés dans le bois en Côte d’Ivoire, et est actionnaire dans une société de bois à Bangui, SCAF, laquelle est actuellement en saisie pour des pratiques douteuses.

Le dénommé Fadoul envoie son bras droit à Bangui du nom de Wissam, lequel roule des mécaniques, se promène avec aide de camp.

Wissam, à l’entendre parler, a décidé avec son patron Fadoul de sauver la RCA et de lui amener des investisseurs. Il a décidé de sauver cette société par pure philanthropie. D’ailleurs, la société World Wide est dirigée par quelqu’un qui est dans la mafia, qui a abusivement utilisé à son insu le nom d’un fils du Chef de l’Etat. Et il considère que la loi n’a pas été dite, il faut refaire ce procès pour que lui puisse accepter cette décision. Rien que ça !

Il décide d’aller voir le Procureur de la République, Alain Tolmo, spécialiste des accusations de coup d’Etat avec 200 euros, pour l’impressionner et lui remettre un soi-disant document qui prouve que la société World Wide est dans la mafia.

Pour se faire entendre, il enrôle un certain « Colonel » Dazoumi, lequel reçoit un véhicule bleu de marque Mitsubishi pick-up, vendu par la société de Monsieur Fadoul.

Dazoumiappelle Tolmo et l’instruit afin de donner une suite favorable à la demande de ce bienfaiteur. Tolmo appelle l’huissier de justice Apatio, le menace et lui demande de tout arrêter immédiatement.

Entre temps, d’autres pressions sont exercées sur d’autres magistrats, pour leur demander de suspendre l’arrêt de la cour d’appel devenu pourtant exécutoire ! En toute illégalité, parce qu’en la matière, c’est désormais la Cour Commune de Justice d’Abidjan qui est compétente. L’actuel Ministre de la justice le sait, il a été Vice-Président de cette cour.

Aujourd’hui, la question est celle de savoir si des Libanais peuvent venir faire leurs lois, déculotter les magistrats, leur donner des miettes, les humilier, se prétendre du pouvoir.

Contacté, l’avocat de la société victime de ses agissements, Maître Crépin Mboli-Goumba, dit mener un combat de principe pour le triomphe du droit et déterminé à aller jusqu’à Abidjan s’il le faut.

 

La rédaction

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