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27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 01:46

 

 

JOseph-Nestor-Ouamba-Patas.jpg

 


Nombreux sont ceux qui choisissent la politique comme carrière d’activité. Etre politique. Aspirer à devenir homme d’Etat. ‘‘C’est passionnant de pratiquer la politique, mais seulement dans une Démocratie’’ disait Joseph-Zobel Ouamba. Penser et défendre des idées ; réfléchir et formuler des propositions pour anticiper les éventuelles crises ; préserver les intérêts communs de la nation ; agir et rechercher le bien du peuple.  Défendre l’autre, car l’autre c’est soi-même. C’est vrai, dans une Démocratie, les citoyens participent à l’édification et la consolidation de la chose publique. Ils jouissent d’une parfaite liberté.

 

La Démocratie les rend responsables et comptables. Ils sont impliqués dans tout le processus des décisions politiques. Constatez-vous-mêmes : « L’Exécutif et le Parlement sont l’émanation du peuple. Et la Justice est rendue au nom du peuple ». Les politiques agissent pour le bien de la nation afin de permettre son développement. Les citoyens savent exactement ce qu’ils veulent et ce qu’ils attendent des politiques. La Démocratie permet aux citoyens d’être exigeants envers les politiques. En agissant ainsi, les citoyens peuvent contrôler ses élites.

 

D’ailleurs ici, là et partout dans le monde, les démocrates sont imprégnés de ces idées. En Centrafrique, les politiques, les élites et les citoyens les ignorent. Les politiques ne savent pas ce qu’ils veulent pour le pays. L’intérêt commun est enterré. Il est écarté de la pensée politique. Les citoyens sont incapables de discerner le bien du mal. Les politiques sont des bornes, entraînant ainsi les citoyens à devenir des aveugles. Les politiques centrafricains ne sont pas intellectuellement autonomes. Ils agissent comme des  ‘‘colonisés’’. Ils ont un ‘‘état d’esprit politique des colonisés’’. Il leur est difficile de concevoir de nouvelles idées politiques pour transformer la Centrafrique, améliorant ainsi le niveau de vie des citoyens.

 

L’état actuel de la Centrafrique corrobore cet argument. C’est dire que, les politiques et les élites doivent se décoloniser l’état d’esprit. Partant, c’est la seule voie qui peut les mener à connaître clairement ce qu’ils veulent pour la Centrafrique. Exercer la politique, c’est proposer des idées. Et la politique exige des idées. Aussi longtemps que les politiques manquent d’idées ou jouissent d’une carence criante d’idées, la Centrafrique ne pourra jamais se développer. Elle ne pourra pas connaître la prospérité économique et la stabilité politique et sociale.

 

En effet, la Centrafrique a besoin  des réformes dans tous les domaines. Ici, il y a lieu de souligner le cas du système de la santé. Depuis les indépendances, jusqu’aujourd’hui, la Centrafrique ne dispose pas d’équipement pour la dialyse. Les patients souffrant de cancer ne peuvent pas se faire traiter dans ce pays pour faute d’équipement. Et la plupart des patients, souvent des généraux, des politiques ou élites sont transférés à l’étranger pour bénéficier des soins appropriés.

 

Alors, il se pose la question de savoir quel est le sort réservé à ceux qui ne font pas partie des généraux, des politiques et des élites ? Les politiques doivent répondre à cette question. Le système de santé doit subir une réforme pour permettre à tous les citoyens de bénéficier des soins médicaux. C’est le devoir des politiques de pallier les carences du système de santé. Pourquoi la Centrafrique ne se dote-t-elle pas des équipements traitant de la dialyse et du cancer ? Est-ce un problème lié au manque de personnel qualifié dans ces domaines ? Pour ce faire, les politiques doivent être courageux, audacieux, diligents et actifs.

 

C’est-à-dire, ils doivent savoir ce qu’ils veulent pour le bien du peuple. En sachant ce qu’ils veulent ils aideront la Centrafrique à dompter les défis. Ils doivent prendre des initiatives pour trouver des solutions idoines à cette crise. Le système de la santé doit attirer leur attention à plus d’un titre. C’est un sujet très important. Les politiques sont obligés de considérer le système de santé et le système éducatif comme étant une priorité nationale. Combien de personnes meurent chaque jour en Centrafrique pour faute d’équipement de dialyse ? Combien de personnes meurent chaque jour pour faute d’équipement pour le diagnostic de cancer ? …

 

La liste de ces questions peut s’allonger indéfiniment, parce que le cas de la Centrafrique est gravissime. Il est important que les médecins s’adaptent à l’évolution de la médicine en général. Les politiques doivent imposer et la réforme du système de santé et la réforme du système éducatif, s’ils veulent engager la Centrafrique dans la prospérité et le développement. La coopération avec des pays étrangers est la bienvenue, mais insuffisante. La vraie solution à cette crise de la santé et de l’éducation réside dans la capacité des politiques à penser et proposer des idées appropriées pour endiguer cette situation fâcheuse. Le succès en politique réside dans la formulation des idées pertinentes ; c’est-à-dire les politiques doivent savoir ce qu’ils veulent pour le bien de la nation. Est-ce le cas en Centrafrique ? Eh bien !!! Répondez-vous-mêmes.

 

Joseph-Nestor Ouamba-Patas (Strasbourg)

 

 

 

Democracy gives opportunities to citizens to assert what they can do for their country in all scope of activities. It reinforces political institutions. Freedom in Democracy is unfettered, making citizens accountable and responsible for their involvement in political decisions. In Democracy, all political decisions belong to the people. Government and Parliament emanate from people. Justice is done in the name of people. Politicians are doing what is good for the country in order to secure its development. Citizens know accurately what they want and expect from politicians, policy-makers and lawmakers. Democracy requires from citizens to be exacting towards its politicians. Doing so helps them to control its elites. Here and over there or everywhere in the world, democrats are filled with these ideas. In the light of this assertion, it seems that elites, politicians and people in Central African Republic ignore them. 

 

Politicians do not know what they want for the country. Common interest is swept out in their political way of thinking. Citizens lack capacity to discern between good and evil. Politicians are blind in one eye so entailing the people to become blind. Many politicians in Central African Republic or perhaps all are not intellectually autonomous. They act like colonized men. Their political mind is colonized. It is difficult for them to conceive new political ideas to transform Central African Republic, improving the citizens’ standard of living.  The state of Central African Republic to-day testifies this argument. Politicians, lawmakers, policy makers and elites have to decolonize their mind. This is the way for them to know what they want for this country. Policy requires ideas. As politicians lack ideas, this country could never be developed. It could not enjoy prosperity and stability. Nevertheless, Central African Republic needs to be reformed from all of aspects. Here, it is to mention the case of Health System.

 

From independence to now, Central African Republic has not yet at its disposal dialysis equipment. Cancer patients cannot be treated in this country because there is no equipment. Many patients often high officials in Government travel abroad to be treated. This arouses questions about the condition of those who are not officials in Government or in Army. What about the people? Politicians in Central African Republic should response to these questions. Health System must be reformed in order to bring medical care to the people. It is a duty to politicians to implement this reform. To be true, it is a shame to see many officials and citizens dying in pitiful condition because of a lack of medical equipment. So to speak, politicians must know what they want for the good of Central African Republic, and citizens deserve good. Knowing exactly what they want for the country could help them to overcome these challenges. For that, politicians should be courageous, bold, diligent and active. It means that, they must take initiative to find solution to difficulties the country faces.  

 

Health System must attract their attention. This issue is more important, as politicians are obliged to consider Health System and Education system, both as a national priority. It also depends on physicians in Central African Republic to ask politicians on the state of Health  System. They must adapt themselves. How many times Central African Republic must yet wait to adopting reform in its Health System. Politicians should press on, if they want to engage the country in the sustaining development and prosperity. No one can do it in their place. Co-operation with foreign countries can help but not enough to solve this situation. Solutions reside in the capacity of politicians to think and propose suitable ideas to cope with this predicament. In fact, the key of success in politics is in the ability to propose relevant ideas to tackle the crises – political, economical and social – which tested a society. Politicians have to demonstrate politically and clearly: “what they want for the good of country”.

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion