Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 01:10

 

 

 

Hollande-Sarko.jpg

 

L'élection présidentielle vient à peine de donner son verdict et de pourvoir la FRANCE d'un nouveau chef de l'État. Après une campagne âpre, dont la fin n'a pas manqué de donner à l'un et à l'autre des deux candidats finalistes de la course au fauteuil présidentiel l'occasion de faire feu de tout bois pour convaincre le peuple Français de la nécessité de faire le bon choix, ces deux protagonistes n'ont pas manqué de se livrer une bataille sans merci pour mettre à nu les faiblesses de l'adversaire. En témoigne, entre autres joutes verbales, l'unique débat télévisé qui a vu les deux hommes faire étalage de leurs compétences dans la maîtrise des sujets d'ordre économique,  sécuritaire, social ou international. En dépit des contradictions et parfois du ton péremptoire qu'on pouvait relever de part et d'autre, le débat s'est déroulé avec une dignité dont seuls peuvent faire preuve les grands hommes.

 

La cérémonie du 8 MAI, fête de l'armistice de la deuxième guerre mondiale, est venue couronner cette qualité propre aux grands hommes, celle de vite oublier pour ne tenir compte que de l'essentiel, l'intérêt primordial de la NATION.

 

Ainsi, en invitant son adversaire d'hier à célébrer au même titre que lui la cérémonie du 8 MAI, le Président NICOLAS SARKOZY a fait preuve, à cette occasion, d'une magnanimité et d'une hauteur d'esprit qu'on ne retrouve que chez les grands hommes. Il faut aussi reconnaître que FRANCOIS HOLLANDE, le nouveau chef de l'état, qui n'a pas encore pris ses fonctions, aurait bien pu décliner, avec beaucoup d'habileté, l'invitation de participer côte à côte à la cérémonie, en compagnie de celui qui, quelques heures plus tôt, fut son plus farouche adversaire. Le geste est lui aussi digne d'éloges.

 

Cette capacité à dépasser les sentiments personnels enrobés dans un égoïsme assassin des intérêts de l'État et des populations qu'on est censé protéger et faire évoluer, a été perçue dernièrement au SENEGAL, avec la reconnaissance rapide de sa défaite par le Président sortant ABDOULAYE WADE, et la mise en place d'une coalition permettant à MACKY SALL de gagner l'élection présidentielle dans son pays. Tout le monde salue encore cette alternance pacifique.

 

L'image de NICOLAS SARKOZY et FRANCOIS HOLLANDE déposant ensemble la gerbe de fleurs à la mémoire du soldat inconnu, a surpris et même fait couler plus d'une larme à beaucoup d'africains qui l'ont vue et plus particulièrement à beaucoup de centrafricains qui ont eu l'occasion de la percevoir.

 

Que l'adversaire d'hier devienne très vite le frère, le compagnon de l'heure parce que l'intérêt majeur de la NATION le commande, est une leçon qui doit s'incruster dans la réflexion des dirigeants centrafricains « responsables », et des hommes politiques de ce pays, pour être la boussole de leurs actions et de leur comportement.  Ces hommes doivent grandir dans leur tête et dans leur cœur, pour mieux appréhender les problèmes qui se posent à leur nation, afin de se hisser à la hauteur des différents enjeux. La mesquinerie et la médiocrité n'ont jamais rien produit de louable, pas plus que l'esprit de division et de clan ne peut avoir le dessus sur la solidarité de la communauté tout entière.

 

Seules les actions désintéressées ont porté leurs auteurs au firmament de la célébrité et de la mémoire de leurs congénères.

 

Les hommes politiques de CENTRAFRIQUE n'ont qu'à regarder avec un œil plus critique les images de la cérémonie du8 MAI 2012 à PARIS, pour les confronter avec les images des centrafricains et des centrafricaines du sud-est du pays, déplacés de leurs villages par esprit de survie pour chercher à trouver refuge dans la nature, sans la moindre garantie de survie. Ils n'ont qu'à confronter ces images pour comprendre l'urgence d'un changement de comportement qui ne sera pas seulement vital pour le peuple, mais un changement de comportement qui leur évitera aussi de ressentir tous les remords qu'ils ne ressentent volontairement pas aujourd'hui,  et qui demain, pourraient les envahir et les accabler.

 

C'est dire que si l'on souhaite un mieux-être pour les centrafricains, ce qui est loin d'être le cas actuellement, il faut se prémunir d'un esprit démocratique, un esprit d'ouverture, qui demande le dépassement de soi,  l'amour  et la compréhension de l'autre et des autres.

 

Le changement de Président en FRANCE ne peut pas être le lit sur lequel les centrafricains doivent se coucher pour attendre un changement en CENTRAFRIQUE. Ce lit, ils doivent le fabriquer eux-mêmes, à travers une bonne prise de conscience des problèmes actuels, une bonne analyse des solutions et un changement évident et urgent de leur comportement. La tâche peut s'annoncer difficile, mais elle est à portée de main, pourvu qu'on le veuille.

 

La FRANCE est grande parce qu'elle est gouvernée par de grands hommes. La REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE sera grande quand elle sera gouvernée par des hommes aussi « grands ».

 

Zo na kodro ti lo.

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com - dans Opinion