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16 décembre 2009 3 16 /12 /décembre /2009 23:07


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AFP 16/12/2009 à 17:08 - mis à jour le 16/12/2009 à 17:39

PARIS - Nicolas Sarkozy a reçu mercredi à déjeuner à l'Elysée les dirigeants des pays africains du bassin du Congo pour les enrôler dans sa croisade en faveur d'un accord ambitieux à la conférence de Copenhague sur le climat, qui doit s'achever vendredi.

"La chose est claire, nous voulons aider les pays du bassin du Congo, qui représentent la 2e forêt du monde. Il s'agit d'un patrimoine de l'humanité (...) la façon la plus efficace et la plus économe de limiter les émissions de carbone, c'est de lutter contre la déforestation", a répété M. Sarkozy à la presse à l'issue du déjeuner.

"Ces pays ne peuvent pas seuls entretenir une forêt qui est le patrimoine de l'humanité. Toute l'idée, c'est qu'à Copenhague nous mobilisions des moyens extrêmement importants pour les aider", a poursuivi le chef de l'Etat.

"C'est l'intérêt de l'Afrique, mais c'est aussi notre intérêt à nous Européens (...) Qui peut penser que le désastre de l'Afrique n'aurait pas des conséquences catastrophiques pour l'Europe ?", a-t-il lancé.

Devant les chefs d'Etat, de gouvernement et ministres des onze pays du bassin du Congo, le président français s'est réjoui qu'il existe une "position commune entre l'Afrique et l'Europe" sur la nécessité de mettre en place un financement immédiat (dit "fast start") de 10 milliards de dollars par an de 2010 à 2012 pour aider les pays émergents à lutter contre le réchauffement.

"S'il y a des efforts dans le court terme, il faut bien plus de lisibilité au-delà de 2012", a fait remarquer le président congolais Denis Sassou Nguesso. "Souvent, on a dit que l'Afrique, c'est le problème (...) mais nous avons dit que cette fois, l'Afrique peut être considérée comme la solution", a-t-il ajouté.

Son collègue tchadien, Idriss Deby Itno, a mis en garde contre "une catastrophe écologique et humanitaire si nous ne faisons rien pour sauver le lac Tchad", menacé par la progression du désert. "Les solutions sont là, mais c'est cher", a-t-il dit.

Evoquant la position de la Chine, devenue l'un des principaux investisseurs en Afrique mais qui rechigne à s'engager à Copenhague, M. Sassou Nguesso a assuré que les pays africains allaient "discuter, discuter ouvertement" avec eux "pour obtenir qu'ils avancent dans la bonne direction".

Nicolas Sarkozy a également promis aux pays du bassin du Congo (Angola, Burundi, Cameroun, Centrafrique, Congo, République démocratique du Congo, Gabon, Guinée équatoriale, Sao Tomé et Principe et Tchad) d'accroître l'aide française pour "gérer la forêt" et de soutenir financièrement le Tchad "dans son juste combat pour sauver le lac Tchad".

"L'Europe et l'Afrique, c'est la même famille", a-t-il dit, "il nous faut tourner la page du débat sur la colonisation (...) Ce qui compte c'est le développement, la protection de l'environnement et une stratégie commune".

Avec 200 millions d'hectares, les forêts d'Afrique centrale constituent le deuxième "poumon vert" de la planète derrière l'Amazonie. La déforestation contribue à hauteur de 20% aux émissions mondiales de gaz à effet de serre.

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