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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 01:03

 

 

Ferdinand Samba

Radio Ndéké Luka Samedi, 28 Janvier 2012 13:51

L’ONG internationale Reporters Sans Frontières (RSF) vient de demander ce 28 janvier la libération pure et simple de Ferdinand Samba, Directeur de publication du journal « Le Démocrate ». Il s’agit d’une réaction suite à la condamnation vendredi dernier par  la Cour d’Appel, de Ferdinand Samba pour diffamation par voie de presse à l’endroit du ministre d’Etat aux Finances Sylvain Ndoutingaye.

Cette ONG internationale de Défense des professionnels des médias s’est dite « consternée » par  la condamnation à 10 mois de prison ferme, 1 million de francs CFA d’amende à payer à l’Etat centrafricain, 10 millions de dommages et intérêts à payer à la partie civile (le ministre d’Etat aux Finances Sylvain Ndoutingaye) ainsi que la fermeture pour un an de son organe.

RSF pose la question sur « Comment est-il possible qu’un journaliste soit condamné à de la prison ferme en République Centrafricaine alors que la Loi de 2005 sur les médias dépénalise les délits de presse ?  Pour elle, cette décision est incompréhensible et déplore une ’justice au service des puissants ».

Selon Reporters Sans Frontières, « Ces décisions de justice endommagent sérieusement la liberté de la presse dans le pays. Non seulement un journaliste est envoyé en prison pour ses écrits, mais les autorités privent également la population centrafricaine d’un titre pendant un an ».

Ferdinand Samba a été arrêté lundi 15 janvier 2012 à Bangui à la suite d'une plainte pour diffamation déposée contre lui par le ministre d’Etat aux Finances, Sylvain Ndoutingaye. L'affaire avait été repoussée à trois reprises à la demande du journaliste et celle de sa défense qui voulait prendre connaissance des pièces du dossier. Mais le président du tribunal avait finalement délivré un mandat d'amener contre le journaliste et celui-ci a été arrêté. Il lui est reproché d'avoir publié plusieurs articles depuis octobre 2011 à caractère diffamatoire, injurieux et incitant à la haine, visant précisément le ministre d’Etat aux Finances.

Rappelons que l’autre condamnation concerne Patrick Agoundou, directeur de publication du quotidien La Plume, poursuivi pour les mêmes accusations et considéré en fuite. Il a été jugé par contumace et condamné à un an de prison ferme. Un mandat d’arrêt international a été lancé contre lui.

 

NDLR : Dans cette affaire, on ne peut qu’être effaré par la curieuse initiative des responsables du GEPPIC consistant à s’adresser aux juges du tribunal peu avant le prononcé du verdict pour implorer leur clémence et à leur demander pardon au nom du prétendu « fautif » Ferdinand Samba qui aurait écrit et publié « des articles de nature à salir l’honneur du ministre d’Etat Ndoutingaï ». Ce faisant, le GEPPIC tourne le dos aux principes mêmes qui font sa raison d’être. C’est étrange !

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