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12 juillet 2011 2 12 /07 /juillet /2011 02:17


 

)Wade et son fils

 

Par RFI lundi 11 juillet 2011

Dans un nouvel entretien publié lundi 11 juillet dans l’hebdomadaire L’Express, Robert Bourgi, le conseiller officieux de Nicolas Sarkozy, se livre à une attaque en règle contre le pouvoir sénégalais. Ses critiques n’épargnent ni Abdoulaye Wade ni son fils Karim, signe que la rupture est totale entre la famille du président du Sénégal et l’avocat franco-sénégalais.

« Je suis catégoriquement opposé à la candidature d'Abdoulaye Wade aux présidentielles de 2012. Je pense qu'à 87 ans, il ne peut plus prétendre représenter l'avenir d'un pays doté d'une population aussi jeune que celle du Sénégal ». Ces propos de Robert Bourgi dans un entretien à L'Express confirment que le divorce est désormais consommé entre Robert Bourgi et la famille Wade.

Interrogé sur la lettre ouverte que Karim Wade a adressée aux Sénégalais dans laquelle il nie toute velléité de dévolution monarchique du pouvoir, Robert Bourgi répond : « Sincèrement, je l'ai trouvée pathétique pour ne pas dire pitoyable (…) Dans cette lettre, il préfère se victimiser au lieu de s'expliquer sur les coupures d'électricité ce qui n'est pas digne d'un homme politique, et encore moins d'un homme d'État ».

Si Robert Bourgi se dit opposé à la candidature d'Abdoulaye Wade à la présidentielle de 2012, son opinion est également tranchée à propos de son fils : « Je connais bien Karim, et j'estime qu'il n'a rien à faire en politique. Il a été candidat aux élections municipales de mars 2009 sur la liste du PDS qui, du coup, a perdu la mairie de Dakar. Je ne comprends pas l'insistance de son père à vouloir, pour lui, coûte que coûte un mandat car il est sans doute plus doué pour les affaires. Or, comme chacun sait, les affaires et la politique ne font pas bon ménage. »

«Je le mets au défi » de prouver ce qu'il avance

Dans cette interview à nos confrères de L’Express, le conseiller occulte de l'Elysée revient également sur l'affaire qui l'oppose au fils du président. « Je confirme que Karim Wade m'a bien téléphoné dans la nuit du 27 au 28 juin à 2h40 exactement. Il m'a demandé de saisir les plus hautes autorités françaises afin d'obtenir l'intervention de l'armée française ». « Je le mets au défi » de prouver que c'est moi qui lui ai suggéré par sms d'obtenir l'intervention des forces françaises, « en montrant ce prétendu texto ». C'est donc désormais parole contre parole.

Karim Wade affirme qu'il a été harcelé toute la journée du 27 juin par des coups de fil de Robert Bourgi. Mais il ne l'a pas pris au téléphone. C'est ensuite qu'il a été inondé de sms. A 2h40 du matin, quand les deux hommes finissent par se parler, la situation est déjà redevenue calme à Dakar.

Pourquoi donc aurait-il, à cette heure-là, demandé l'intervention des forces françaises alors qu'il existe des canaux officiels pour cela... et qu'il n'est ni ministre de la Défense ni le chef de l'Etat ? Joint par RFI, Karim Wade assure que le contenu de ces fameux sms sera rendu public par la Sonatel, la société nationale sénégalaise des télécoms.

 

NDLR : Le cas sénégalais devrait inspirer aussi les Centrafricains dans le combat qu’ils doivent commencer dès maintenant à livrer contre les mêmes projets de succession dynastique que caresse aussi François Bozizé en Centrafrique, lui qui prépare également son rejeton Francis pour le cas échéant. Or ce Francis commence déjà à envoyer arbitrairement des journalistes en prison pour crime de lèse-majesté.

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