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26 février 2010 5 26 /02 /février /2010 01:35


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N'DJAMENA - Le chef du département de maintien de la paix de l'ONU, Alain Le Roy, est arrivé mercredi soir à N'Djamena, pour discuter avec les autorités de leur demande d'un retrait rapide du Tchad de la mission de l'ONU Minurcat, a-t-on appris jeudi auprès de cette mission.

M. Le Roy, qui se trouve au Tchad jusqu'à lundi, "va faire un aller-retour dimanche à Abéché", dans l'est du Tchad, a affirmé à l'AFP sous couvert d'anonymat un responsable de la Minurcat (Mission des Nations unies en République centrafricaine et au Tchad).

Durant son séjour, il s'entretiendra avec plusieurs dirigeants tchadiens et rencontrera aussi "éventuellement" le président Idriss Deby Itno, a-t-on ajouté de même source.

Le 17 février, Alain Le Roy et son collègue de l'ONU chargé des Affaires humanitaires, John Holmes, avaient annoncé que l'ONU et le gouvernement tchadien négociaient pour trouver un accord sur l'avenir de la Minurcat, dont le mandat expire le 15 mars.

Le président Deby a qualifié d'"échec" cette force, dont dépend la sécurité de près de 500.000 civils - des réfugiés soudanais, centrafricains et des déplacés tchadiens - dans l'est du Tchad et le nord-est de la Centrafrique, deux pays affectés par la guerre au Darfour (ouest du Soudan).

La Minurcat, créée par une résolution de l'ONU en 2007, est aussi chargée de favoriser le retour volontaire des réfugiés et de faciliter l'aide humanitaire. Le Conseil de sécurité lui a exprimé son soutien et a encouragé la poursuite de négociations avec N'Djamena sur son avenir.

Dans un rapport publié jeudi, l'Institut d'études sur les conflits et l'action humanitaire (Iecah), basé à Madrid, estime que ne pas renouveler le mandat de la Minurcat reviendrait à laisser les réfugiés et déplacés "sans protection dans un environnement d'insécurité et d'anarchie comme l'est du Tchad".

"La communauté internationale, et particulièrement les membres du Conseil de sécurité, ne doivent pas laisser un demi-million de personnes abandonnées" à leur sort, déclare Jesús Nuñez Villaverde, chef de l'Iecah et auteur de ce rapport intitulé "Minurcat: réalisations, déceptions et un futur fragile".

L'Iecah exhorte Alain Le Roy à convaincre le président Deby de maintenir la force onusienne "jusqu'à ce que le gouvernement tchadien soit prêt à garantir la protection des civils" dans l'est du pays, protection qui devrait être "une priorité".

Toutefois, souligne-t-il, "la Minurcat n'est pas la panacée pour tous les problèmes structuraux du Tchad et ne résoudra pas le (problème) global de l'insécurité et de l'impunité sans appui national et international véritable".

Selon l'institut, à mi-février 2010, quelque 3.500 des 5.200 soldats prévus (67%) de la Minurcat étaient déployés.

(©AFP / 25 février 2010 23h19)



NDLR : On le voit clairement, la République centrafricaine qui permet de justifier l’appellation MINURCAT ne compte en réalité pour pas grand chose. Les Nations unies discutent la raison d’être de cette mission seulement avec le Tchad. Dans ce débat, que pensent les autorités de Bangui ? On n’en sait trop rien jusqu’à présent alors qu’au 15 mars prochain, il est question du départ de la MINURCAT. Bangui a-t-il les mêmes moyens de défense que N’djaména ?

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales