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25 mars 2011 5 25 /03 /mars /2011 01:19

 

 

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L'histoire n'établit jamais les faits pour rien. Le vent de la liberté qui avait explosé le mur de Berlin en 1989 pour permettre l'unification de l'Allemagne, a poussé son souffle jusqu'en Afrique et brisé les chaînes d'un système politique assis sur la puissance des armes et sur l'étouffement des populations. En Afrique en général, la parodie de démocratie, que certains pays ont mise en place, n'a permis qu'à une poignée de dictateurs en puissance, avec des mains de fer gantées de velours, de contourner royalement les règles démocratiques, en organisant des élections factices pour légitimer leur pouvoir.

 

Le Centrafrique n'échappe pas à cet habile et malhonnête contournement du système d'administration d'un pays du peuple, pour le peuple et par le peuple. Manoeuvre qui consiste à mettre en place un système honteux et épouvantable, dont le seul but est de tenir le peuple en laisse sinon en esclavage. Ce qui s'y passe aujourd'hui dépasse l'entendement. Comment admettre qu'un pays si peu peuplé arrive à une telle dérive ? Organiser des élections, les gagner partiellement « sans bavure » et parachuter ensuite ses parents dans des régions pour leur permettre de gagner à leur tour et « sans bavure » leur siège à l'Assemblée Familiale, afin de mieux gonfler leur Majorité « Royale », et saupoudrer les yeux des centrafricains en leur payant des arriérés de salaires « anticipés » pour leur permettre de bien boire pour bien dormir et dormir longtemps, voilà la coupe de la honte que ce peuple centrafricain doit « descendre » jusqu'à la lie, car les donneurs d'alcool et de sommeil s'imaginent que ce brave peuple de Centrafrique est aussi naïf et aussi ivre qu'ils le croient.

 

On ne soigne pas les malades, tant pis pour les morts. L'école est délabrée, bon vent jeunesse et adieu les âmes ambitieuses. Qu'on ne voie rien de ce qui se passe à côté, c'est normal : un magnétoscope ne voit rien. Seule une télévision reconnue comme telle permet de voyager sans bouger, de connaître sa propre réalité vivante en comparaison d'autres réalités voisines ou lointaines.

 

Ce qui se passe aujourd'hui non loin de Centrafrique et qui ébranle par ailleurs la Syrie, est un phénomène qui n'exclue pas de sa liste le Centrafrique. On a beau être aveugle et sourd, mais il y a des lumières et des bruits qui donnent des sensations à l'aveugle, réveillent le malentendant. Le Centrafrique ne doit pas rester cloué sur le quai de la gare de l'épanouissement. Et prendre le train de l'épanouissement aujourd'hui, c'est dire non à la médication anesthésique imposée au peuple centrafricain, c'est organiser une résistance responsable, solidaire, forte et crédible pour rassembler toutes les énergies disponibles afin de porter un coup d'arrêt à ce système qui fait la honte des pays de la sous-région et colle au Centrafrique l'étiquette de «  la R.C.A., n'en parlons pas ».

 

Pour ceux qui aiment ce pays, aidez-le à s'en sortir. Il en a les moyens, il le mérite.

 

Un enfant du pays.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion