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4 janvier 2013 5 04 /01 /janvier /2013 03:09

 

 

 

armée française

 

FOMAC Tchadiens à damara

 

convoi FOMAC àn Damara

 

 

Bozizé Bangui M'poko

 

Jeudi, 03 Janvier 2013 14:36   Écrit par David Nouwou   

 

Les chefs d’Etat d’Afrique centrale qui vont envoyer les troupes contrer les rebelles centrafricains, redoutent le même sort.


Depuis que  des combattants descendus du Soudan et regroupés autour de la coalition Séléka ont décidé il y a un mois  de  marcher sur  Bangui, la capitale de la République centrafricaine, rien ne semblait jusque-là arrêter leur progression. Surtout qu’aux cris de détresse de François Bozizé vers la France et les Etats unis, le français, François Hollande,  a répondu sèchement à celui qui s’était imposé par les armes, que l’ancienne puissance coloniale ne se mêlera point des problèmes internes à ce pays de l’Afrique centrale. Parce que ces vielles pratiques de la Françafrique relèvent  désormais  du passé.  Un message qui est partie tout droit dans les oreilles des autres chefs d’Etats qui croyaient encore qu’ils peuvent toujours compter sur l’ancienne métropole, au nom des accords usés que l’on de plus en plus du mal à appliquer aujourd’hui. 


L’américain, Barack Obama, a simplement réagi en fermant son ambassade à Bangui. Un autre message fort.  Des réactions qui ont manifestement rassuré les rebelles quant à la vulnérabilité de l’ancien putschiste qui, depuis une dizaine d’années, donne l’illusion de se vêtir du manteau  de démocrate. Mais c’était sans compter avec la réaction des présidents de la Communauté économique des Etats  d’Afrique centrale (Ceeac). Le parrain et protecteur de toujours, Idriss Deby Itno du Tchad, avait tôt fait  d’expédier à Bangui, dès les premiers bruits de bottes, quelques centaines de ses hommes pour assister son ami Bozizé, comme par le passé. Un effectif qui s’est rapidement avéré insuffisant devant la puissance de feu des assaillants.


Il y a quelques jours, c’est Denis  Sassou Nguesso du Congo qui y a envoyé un peu plus d’une centaine de ses hommes. Des informations de sources concordantes indiquent que Paul Biya, le Camerounais, a décidé lui aussi de fournir un contingent de quelques 120 éléments du Bataillon d’intervention rapide (Bir), une unité d’élite de l’armée camerounaise bien entrainée au combat et  lourdement équipé. Ils sont déjà sur le terrain en République centrafricaine.  Ali  Bongo  du Gabon a promis de se joindre à la coalition.  Dans la sou-région Afrique centrale, seul Teodoro Obiang Nguema Basogo de la Guinée équatoriale, ne s’est pas encore prononcé. Il ne semble pas apparemment avoir les mêmes préoccupations que ses autres pairs de la Ceeac.  Pour l’instant.


«Cette mobilisation des chefs d’Etat d’Afrique centrale n’est point innocente. Ils jouent la carte de leur propre survie politique dans leurs pays respectifs. Ils savent  que les rebelles de Bozizé, en s’installant à Bangui, peuvent ouvrir la voie d’entrée dans les pays voisins», explique un  spécialiste.  Ces hommes qui descendent du Soudan, selon des sources, comptent dans leurs rangs des mercenaires venus d’horizons divers, dont des pays de l’Afrique centrale. Et il n’est pas exclu que ceux qui  pourront aider à prendre Bangui pourront solliciter, après la victoire, selon des accords, que les Camarades d’armes les aident  aussi à prendre le pouvoir dans leurs  pays. Suivez le regard.


On se rappelle que Museveni avait  renversé le pouvoir de Kampala avec l’aide des Laurent Désiré Kabila de l’ex-Zaïre et de Paul Kagame du Rwanda. Par la suite, c’est la même coalition qui a  lancé la conquête de Kigali au Rwanda avec le Front patriotique rwandais de Paul Kagame. Puis ils se sont tournés vers l’Ex- Zaïre avec une colonne qui a déraciné le régime du vieux maréchal Mobutu. Cette image a de quoi hanter les chefs d’Etat d’Afrique centrale qui partagent d’ailleurs en commun un profond déficit de légitimité, en  s’étant vissés à la tête de leurs  pays depuis des décennies à la suite d’élections truquées et vivement contestées par l’opposition.


Dans cette perspective, pour eux, sauver, même provisoirement le régime de Bozizé, c’est surtout se prémunir contre d’éventuelles surprises qui viendraient des inconnus installés à Bangui.




Source : http://www.lanouvelleexpression.info/actu/10434.html

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