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29 septembre 2012 6 29 /09 /septembre /2012 17:08

 

 

 

 

Antoine Gambi

 

 


United Nations (New York) 27Septembre 2012

 

Le Ministre des affaires étrangères de la République centrafricaine, Antoine Gambi, a déclaré mercredi à l'Assemblée générale de l'ONU que la persistance des foyers de tensions et la recrudescence des conflits qui continuent de sévir au Mali, en République démocratique du Congo, au Soudan et au Soudan du Sud, ou encore en Côte d'Ivoire démontrait la nécessité de garantir l'état de droit tant au niveau national qu'au niveau international.

 

« Le Gouvernement centrafricain avait réalisé d'énormes efforts pour soutenir les activités visant à promouvoir l'état de droit, la justice et la transparence dans la gestion des capacités nationales pour faire respecter les droits de l'homme », a assuré M. Gambi.


« Cela s'est, notamment, traduit par une adhésion entière à plusieurs instruments internationaux relatifs à la promotion des droits de l'homme et par l'adoption, en décembre 2004, d'une nouvelle Constitution qui consacre les principes de la bonne gouvernance, le respect des droits de l'homme ou l'élargissement du champ des libertés individuelles et collectives, » a-t-il ajouté.

 

À présent, et afin d'éviter des crises postélectorales, le Gouvernement centrafricain, les partis politiques, le syndicat et la société civile sont en train de réviser le Code électoral afin de corriger les dysfonctionnements qui ont été relevés lors des échéances électorales groupées de janvier 2011, a-t-il précisé.

 

 

 

NDLR : Ces propos du ministre centrafricain sonnent comme un hommage du vice à la vertu. Il a fallu qu’il aille à la tribune des Nations unies pour retrouver un peu de lucidité et reconnaître la nécessité de d’éviter les crises postélectorales en « garantissant l’état de droit » comme moyen de conjurer durablement les conflits en Afrique. Or dans son propre pays, lorsque le capitaine Eugène Ngaikoisset par exemple se comporte comme s’il était dans la jungle, on n’entend pas la voix de ce ministre ni celle de son premier ministre même pas celle de leur patron Bozizé. S’agissant des dernières élections, il reconnaît bien maintenant qu’il y a eu des dysfonctionnements qu’il convient de corriger mais on aurait aimé l’entendre aussi se prononcer sur les intentions qu’on prête à Bozizé de modifier la constitution pour se présenter indéfiniment à l’élection présidentielle car cette volonté de demeurer ad vitam aeternam au pouvoir de l’actuel général est aussi porteuse de tension susceptible de générer de graves troubles dans le pays. 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique